Mélanie Traversier

historienne, universitaire et comédienne française

Mélanie Traversier, née en , est une historienne et comédienne française.

BiographieModifier

Mélanie Traversier, née en 1975, effectue ses études à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et à l'IEP de Paris[1]. Elle obtient l'agrégation d'histoire ainsi que le doctorat en histoire moderne[2]. Elle enseigne à l'université de Grenoble et à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint Cloud, avant d'occuper un poste de chercheuse au sein de l'ANR-DFG « Musici » à l'École française de Rome[1]. Elle devient maîtresse de conférences en histoire moderne à l'université de Lille 3 en 2011[1].

Elle est secrétaire générale de la Société française d'histoire urbaine, membre du conseil d'administration de l'association Mnémosyne[1] et membre de l'Institut universitaire de France[3].

« Ses travaux portent notamment sur l'histoire sociale de la musique à l'époque moderne, mais aussi sur l'histoire du genre »[1]. « Spécialiste de la diffusion de l’opéra italien et de la circulation des musiciens en Europe, elle s’intéresse particulièrement aux singularités des carrières des chanteuses d’opéra au XVIIIe siècle. Les pratiques et formes de la mélomanie féminine font également l’objet de plusieurs de ses enquêtes, qu’il s’agisse du mécénat ou de l’éducation musicale donnée aux filles de la haute noblesse européenne. »[1]

Elle s'attache à expliciter « les processus d'invisibilisation qui ont marqué les œuvres et les trajectoires des musiciennes et des compositrices »[4].

Elle est mariée à l'historien Patrick Boucheron[5].

PublicationsModifier

OuvragesModifier

ArticlesModifier

  • « Musique virile et airs futiles. Génie national et genre musical au miroir de la rivalité entre deux capitales lyriques, Paris et Naples, vers 1750-vers 1815 », dans Anticléricalisme, minorités religieuses et échanges culturels entre la France et l’Italie. De l’Antiquité au XXe siècle, Paris, L’Harmattan, 2006, p. 219–249.
  • « Chronique d’un royal ennui. Le journal de Marie-Caroline de Naples », dans Michel Cassan (dir.), Écritures de familles, écritures de soi (France-Italie, XVIe–XIXe siècles), Limoges, PULIM, 2011, p. 127–153.
  • Les castrats au péril des Lumières : paradoxes d’une masculinité mutilée, dans Anne-Marie Sohn (dir.), Une Histoire sans les hommes est-elle possible ? Histoire des masculinités, Actes du colloque organisé à l’École Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines, Lyon, 18–, Lyon, ENS Éditions, 2013, p. 135–145.
  • Le chant de la Sirène. Politique de grandeur et circulation des musiciens et des musiciennes, dans Camillo Faverzani (éd./cur.), PART[h]Enope. Naples et les arts / Napoli e le arti, /Bern, Peter Lang, 2013, p. 51–69.
  • Les chanteuses à la barre. Rivalités professionnelles et amours scandaleuses des chanteuses d’opéra devant les tribunaux de la Naples des Lumières, dans Musique et Justice, numéro thématique, Criminocorpus, revue en ligne, . [lire en ligne] sur OpenEdition.
  • Techniques et techniciens du spectaculaire, XVe–XVIIIe siècles dans la Revue d'Histoire du Théâtre n° 278, trimestre 3, 2018 : Mécanique de la représentation. Machines et effets spéciaux sur les scènes européennes, XVe-XVIIIe siècles[30] [lire en ligne]

Activité théâtraleModifier

Mélanie Traversier s'est produite sur scène en français et en italien, notamment dans le cadre des Petites fêtes de Dionysos (Arbois 2010) et du Banquet du Livre (Lagrasse, 2009-2013). Elle y a joué le monologue Lampedusa beach de Lina Prosa (Lagrasse 2013, Cherbourg 2014)[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Sylvie Granger, « Mélanie Traversier », sur creim.fr, (consulté le 15 février 2019)
  2. « Gouverner l'opéra : le pouvoir royal et les théâtres lyriques à Naples : 1767-1815 », sur theses.fr
  3. « Voyage en Italie : Naples et l’opéra au XVIIIe siècle, une histoire politique, par Mélanie Traversier », sur francemusique.fr, (consulté le 9 avril 2019)
  4. « Femmes artistes (1/4) : Musiciennes et compositrices : une histoire en mode mineur ? », sur franceculture.fr
  5. Dominique Perrin, « Patrick Boucheron, l'homme qui défie les apôtres du déclin », Le Monde, .
  6. « Mélodies urbaines. La musique dans les villes d'Europe, XVIe-XIXe siècle », L'Histoire, no 334,‎ (lire en ligne)
  7. François-Joseph Ruggiu, « Laure Gauthier et Mélanie Traversier (dir.), Mélodies urbaines. La musique dans les villes d’Europe (XVIe-XIXe siècle), Paris, Presses de l’Université de Paris-Sorbonne », sur Hypothèses.org, (consulté le 23 février 2019)
  8. Morgane Leray, « Villes-partitions : quand la musique orchestre la polyphonie urbaine », sur Acta Fabula, (consulté le 28 mars 2019)
  9. Jean-Marc Warszawski, « Mélodies urbaines : La musique dans les villes d'Europe (XVIe-XIXe siècles) », sur musicologie.org, (consulté le 8 avril 2019)
  10. École française de Rome, « Gouverner l'Opéra : une histoire politique de la musique à Naples, 1767-1815 - Traversier, Mélanie »
  11. Étienne Jardin, Mélanie Traversier, Gouverner l’opéra. Une histoire politique de la musique à Naples, 1767-1815, revue Transposition, 2012.
  12. Cyril Triolaire, « Mélanie Traversier, Gouverner l’opéra. Une histoire politique de la musique à Naples, 1767‑1815 », Annales historiques de la Révolution française, no 363,‎ , p. 208-211 (lire en ligne)
  13. « Gouverner l'opéra. Une histoire politique de la musique à Naples, 1767-1815 », L'Histoire, no 353,‎ (lire en ligne)
  14. Françoise Alazard, « Quand Naples se donnait de grands airs », sur laviedesidees.fr (Collège de France), (consulté le 23 février 2019)
  15. Simon Sarlin, « Une histoire politique de l’opéra. Pouvoir & musique à Naples des Lumières aux révolutions », sur Acta Fabula, (consulté le 28 mars 2019)
  16. J-Y.G., « Vittorio Alfieri Ma Vie », sur libération.fr,
  17. Yannick Ripa, « Critique : Marie-Caroline de Naples, couronne de transmission », sur libération.fr,
  18. Antoine de Baecque, « La reine Marie-Caroline sans larmoiements », sur lemonde.fr,
  19. Florence Lotterie, « L'exercice du quotidien : une reine diariste au XVIIIe siècle » [PDF], sur champ-vallon.com,
  20. « Les Lumières (1/4) : Naples au temps des Lumières », sur franceculture.fr,
  21. Annie Duprat, « Mélanie Traversier, Le journal d’une reine. Marie-Caroline de Naples dans l’Italie des Lumières, Ceyzérieu, Champ Vallon », sur Cairn info, Revue d’histoire moderne & contemporaine, 2018/2 (n° 65-2), p. 203-206, (consulté le 28 mars 2019)
  22. Matthieu Lahaye, « La reine qui voulait gouverner », L'Histoire, no 436,‎ (lire en ligne)
  23. Claire-Lise Gaillard, « Parution - Mélanie Traversier, Le journal d’une reine. Marie-Caroline de Naples dans l’Italie des Lumières, Champ Vallon », sur hypotheses.org, (consulté le 8 avril 2019)
  24. « Parenthèse napolitaine », L'Histoire, no 455,‎ (lire en ligne)
  25. « La musique a-t-elle un genre ? », sur France Culture, (consulté le 15 février 2019)
  26. Isabelle Matamoros, « Parution - La musique a-t-elle un genre ? », sur Hypothèses.org, (consulté le 23 février 2019)
  27. « Sous la direction de Mélanie Traversier & Alban Ramaut :"La Musique a-t-elle un genre ?" Éditions La Sorbonne », sur francemusique.org, (consulté le 9 avril 2019)
  28. Mélanie Traversier (dir.), Musiques nomades : objets, réseaux, itinéraires (Europe, XVIIe-XIXe siècles),numéro thématique, Diasporas, n° 26, 2015 sur Fabula.org, 10 avril 2016.
  29. Fabien Paquet, « Voyages musicaux », L'Histoire, no 424,‎ (lire en ligne)
  30. Revue d'Histoire du Théâtre, n° 278 : Mécanique de la représentation. Machines et effets spéciaux sur les scènes européennes, XVe-XVIIIe siècles sur Fabula.org, 13 juin 2018.

Liens externesModifier