Ouvrir le menu principal

M'hamed Issiakhem

peintre algérien
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir M'Hamed.
M'hamed Issiakhem
Issiakhem 2.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 57 ans)
AlgerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Muḥend IsyaxemVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
signature de M'hamed Issiakhem
signature

M'hamed Issiakhem (en kabyle : Muḥend Isyaxem), né le à Taboudoucht (Aghribs) alors dans le Département de Tizi Ouzou en Algérie et mort le à Alger, est l'un des fondateurs[réf. souhaitée] de la peinture moderne en Algérie.

BiographieModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

M'hamed Issiakhem naît le à Taboudoucht, Tizi-Ouzou (Aït Djennad, Aghribs) en Kabylie. À partir de 1931, il passe son enfance à Relizane. En 1943, il manipule une grenade, volée dans un camp militaire américain, qui explose. Deux de ses sœurs et un neveu meurent. Hospitalisé pendant deux ans, il est amputé du bras gauche. De 1947 à 1951, il est à Alger élève de la Société des beaux-arts, puis de l’École des beaux-arts d'Alger et suit les cours du miniaturiste Omar Racim et ceux de Jean-Eugène Bersier[1]. En 1951, il rencontre Kateb Yacine. De 1953 à 1958, il fréquente l'École des beaux-arts de Paris où il retrouve Kateb Yacine - les deux artistes demeureront inséparables. En 1958, Issiakhem quitte la France pour séjourner en RFA puis résider en RDA.

En 1962, après l'indépendance, il est dessinateur au quotidien Alger républicain. En 1963, il est membre fondateur de l’Union nationale des arts plastiques et participe à l'exposition des « Peintres algériens » organisée à Alger pour les « Fêtes du 1er novembre »[2] et préfacée par Jean Sénac puis en 1964 à celle qui est présentée à Paris au Musée des arts décoratifs. De 1964 à 1966, il est chef d’atelier de peinture à l’École des beaux-arts d'Alger ; parmi ses élèves, il compte Ksenia Milicevic. Ensuite, il est directeur pédagogique de l’École des beaux-arts d’Oran. Il illustre alors plusieurs œuvres de Kateb Yacine. De 1965 à 1982, il crée les maquettes des billets de banque et de nombreux timbres-poste algériens. En 1967, il réalise avec Kateb Yacine un film pour la télévision, Poussières de juillet, en 1968 les décors du film La Voie, de Slim Riad. En 1971, Issiakhem est professeur d’art graphique à l’École polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’Alger et crée les décors pour le film Novembre. Il voyage en 1972 au Viêt Nam et reçoit en 1973 une médaille d’or à la Foire internationale d’Alger pour la décoration du stand du Ministère du travail et des affaires sociales.

De 1973 à 1978, Issiakhem est dessinateur de presse. Il dirige en 1977 la réalisation d’une fresque pour l'Aéroport d'Alger. Le Ministère du travail et des affaires sociales publie à Alger une plaquette dont Kateb Yacine écrit la préface sous le titre Issiakhem, Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l’enfer d’un peintre. En 1978, Issiakhem séjourne quelques mois à Moscou et reçoit en 1980 le Premier Simba d’Or (Lion d’Or) de Rome[3], distinction de l’UNESCO pour l’art africain. Il meurt le .

HommagesModifier

Le 17 juin 2018, le moteur de recherche Google rend hommage à M'hamed Issiakhem et édite un doodle à l’occasion de son 90e anniversaire[4].

Le sculpteur-peintre Bâaziz Hammache qui est son ami a fait en 1985 un portait de lui qui est au Café du Maghreb.

GalerieModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

OuvrageModifier

  • Kateb Yacine, Œil-de-lynx et les américains, trente-cinq années de l'enfer d'un peintre, Alger, Ministère du travail et des affaires sociales

Catalogues d'expositions personnellesModifier

  • Benamar Mediene, « M’hamed Issiakhem et Kateb Yacine, Les jumeaux pathétiques », dans Djazaïr : Une année de l’Algérie en France, Alger, UNESCO, .  
  • Hommage à M'Hamed Issiakhem (1928- 1985), Office Riadh El Feth, 1986, reproductions, textes de Kateb Yacine, Malika Bouabdellah, Benamar Mediene

Catalogues d'expositions collectivesModifier

  • Peintres algériens, préface non signée de Jean Sénac, salle Ibn Khaldoun, Fêtes du 1er novembre, Alger, 1963  
  • Peintres algériens, textes d'Edmond Michelet et Mourad Bourboune, Musée des arts décoratifs de Paris, Paris,
  • Algérie, Expressions multiples : Baya, Issiakhem, Khadda (préfaces de Jean Pélégri, Benamar Mediene et Michel-Georges Bernard), Cahiers de l’ADEIAO n°5, Paris, 1987.  
  • Les effets du voyage, 25 artistes algériens (textes de Fatma Zohra Zamoum, Ramon Tio Bellido, Michel-Georges Bernard et Malika Dorbani Bouabdellah), Palais des Congrès et de la Culture, Le Mans, 1995 (ISBN 2950969801).  

Ouvrages générauxModifier

  • Dalila Mahhamed-Orfali, Chefs d'œuvre du Musée national des beaux-arts d'Alger, Alger, 1999 (reproduction : Les aveugles, n° 73)
  • Tahar Djaout, Une mémoire mise en signes, Écrits sur l'art, textes réunis par Michel-Georges Bernard, préface de Hamid Nacer-Khodja, El Kalima Éditions, Alger, 2013 (p. 25-38; éléments de biographie, p. 170)

Notes et référencesModifier

  1. Malika Dorbani-Bouabdellah, « Les prémices de la peinture de la modernité et contemporaine en Algérie », Horizons Maghrébins - Le droit à la mémoire, n°47, 2002, Musiques d'Algérie : mémoire de la culture maghrébine. Algérie : histoire, société, théâtre, arts plastiques, p. 167
  2. L'exposition réunit des peintures d'Aksouh, Baya, Hacène Benaboura, Benanteur, Bouzid, Guermaz, Issiakhem, Khadda, Azouaou Mammeri, Mesli, Martinez, Mohamed Racim, Bachir Yellès, Zérarti, mais aussi d'Angel Diaz-Ojeda, Jean de Maisonseul, Nallard et René Sintès, ainsi que des dessins d'enfants.
  3. Mansour Abrous, Dictionnaire des artistes algériens: 1917-2006, L'Harmattan, 2006, p. 12
  4. https://www.algeriepatriotique.com/2018/06/17/google-rend-hommage-peintre-algerien-mhamed-issiakhem/

AnnexesModifier