Ouvrir le menu principal

Lumiere Technology

entreprise française

Lumiere Technology
Création 1989
Fondateurs Pascal Cotte et Jean Penicaut

Lumiere Technology est une société française fondée en 1989 par Pascal Cotte et Jean Penicaut[1], active dans la photographie multi-spectrale. La société a notamment créé un appareil-photo permettant de prendre une photo de 240 millions de pixels qui a la particularité de décomposer le spectre lumineux non pas en 3 couleurs (RVB) mais en 13 couleurs (dont l'infrarouge). La société est particulièrement active avec les musées et les laboratoires d'histoire de l'art, car cette technique non destructive d'analyse des peintures a permis des découvertes exceptionnelles, mais aussi une révolution dans la manière de procéder pour certains historiens de l'art[2].

Une photo de La Joconde prise avec cet appareil permit de découvrir des facettes non-découvertes ou non-prouvées de La Joconde[3] ; selon Pascal Cotte, sa caméra a permis « de décomposer le spectre de la lumière à trois niveaux de profondeur de la couche picturale, en treize mesures, des UV aux infrarouges ». L'analyse d'un dessin d'auteur inconnu par cet appareil a aussi permis de démontrer que celui-ci était une œuvre jusqu'alors inconnue de Vinci[1]

Cependant, après la parution d'un article du New Yorker, la crédibilité de l'entreprise a été remis en question du fait de sa collaboration avec le faussaire Paul Biro[4].

Découvertes sur la JocondeModifier

Grâce à cette invention, Pascal Cotte et une équipe de chercheurs découvrent dans l'infrarouge la présence de sourcils à La Joconde, mettant ainsi fin à la polémique de leur absence[5]. C'est en observant les sourcils de La Dame à l'hermine que Pascal Cotte s'est rendu compte que Léonard de Vinci peignait bien les sourcils des modèles sur ses peintures, et c'est à ce moment-là qu'il a eu l'idée de chercher les sourcils de La Joconde, qu'il finit par découvrir, non pas dans le spectre visible, mais dans les infrarouges. Il découvre également la présence de dentelles au blanc de plomb au niveau du décolleté de Mona Lisa. La physicienne du CNRS Mady Elias parvient elle à expliquer la technique du sfumato de Léonard de Vinci grâce à l'analyse des pigments permise par la dimension multi-spectrale de l'appareil[6].

C'est aussi grâce à sa caméra qu'il a été possible de reconstituer les couleurs initiales de La Joconde ternies par le temps.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Le treizième portrait de Léonard de Vinci par Sophie Torlotin pour RFI, publié le 28 septembre 2011, consulté le 12 octobre 2011.
  2. Pourquoi le découvreur du De Vinci dérange les musées par Elinor Lalo pour Rue89, publié le 9 novembre 2009, consulté le 12 octobre 2011.
  3. Le mystère du « sfumato » de la Joconde éclairci par Guy Clavel dans Le Point, publié le 22 avril 2008, consulté le 12 octobre 2011.
  4. « The Mark of a Masterpiece The man who keeps finding famous fingerprints on uncelebrated works of art. »
  5. La Joconde avait des cils et des sourcils, dépêche AFP du 24 octobre 2007, consultée le 12 octobre 2011.
  6. La Joconde, une beauté dévoilée, par le Dr Arcier dans Médecine des arts, consulté le 12 octobre 2011.