Lucien D'Onofrio

joueur de football belge

Licio D'Onofrio, dit Lucien D'Onofrio ou encore Luciano D'Onofrio, né le à Castelforte en Italie, est un ancien joueur de football devenu agent de joueurs et dirigeant.

Licio D'Onofrio
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Entre 1998 et 2011, il a notamment été le vice-président du Standard de Liège, club avec lequel il remporte deux titres de champion de Belgique.

Agent de joueurs comme Zinédine Zidane, Didier Deschamps ou Christophe Dugarry[1], il est plusieurs fois condamné, notamment pour des rétrocommissions à l’Olympique de Marseille.

Licio D'Onofrio est le frère de l'ancien directeur technique et entraîneur du Standard de Liège, Dominique D'Onofrio (1953-2016).

Footballeur

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Licio D'Onofrio a été joueur de football et a joué pour le FC Ans (1965-1972), Tilleur (1972-1973), Bas-Oha (1973-1979), Winterslag (1979-1980), Houston Hurricane (NASL, 1980) et Portimonense (Portugal, 1981-1983) où il doit mettre un terme à sa carrière après une triple fracture de la jambe.[réf. nécessaire]

Aux prises de nombreuses fois avec la justice, décrit comme un « personnage à la réputation trouble » mais aussi comme « un des agents européens les plus puissants de l’histoire »[2], il est condamné à de multiples reprises dans l'Affaires du SC Toulon, du PSG, des Girondins de Bordeaux... mais échappe chaque fois à la prison[3].

En 1998, Lucien D'Onofrio parvient à le convaincre son ami Robert Louis-Dreyfus, homme d'affaires suisse devenu président de l'Olympique de Marseille en 1996, d'investir dans le Standard de Liège, alors au bord de la faillite ; plus de 35 millions d'euro sont alors injectés[4]. Condamné avec ce dernier dans le cadre de l'affaire des transferts suspects de l'O.M. en 1997-1998, il se pourvoit en appel puis en cassation mais voit son pourvoi rejeté par la Cour ce qui a pour conséquence que sa condamnation d’ par la Cour d'appel d'Aix-en-Provence pour complicité d'abus de biens sociaux et recel — de deux ans de prison dont 6 mois ferme (18 mois avec sursis), 200 000 euros d'amende, et 2 ans d'interdiction d'activité liée au football en France — est définitive[5].

À la suite de cette condamnation le règlement la FIFA interdit à D'Onofrio d'exercer l'activité d'agent, mais il la poursuit au travers des sociétés offshore[6], à l'instar de sociétés comme Robi Plus Ltd et Danubio Finanzierungsleistungen und Marketing GmbH[3] : l'émission d'enquête Cash Investigation révèle qu'il est par exemple derrière les transferts du joueur français Eliaquim Mangala[7] et du belge Steven Defour au FC Porto[3].

En 2004, la justice belge lui reproche que les sommes injectées dans les caisses du Standard de Liège entre 1999 et 2002 constituent du blanchiment des commissions non déclarées que D'Onofrio a reçu en tant qu'agent de joueurs. Celui-ci se retrouve poursuivi pour blanchiment, faux et usage de faux, le tout dans le cadre d'une organisation criminelle : en juin 2015, il conclut une transaction avec le parquet général de Liège pour un montant de près de 1 600 000  qui lui permet d'échapper à un procès en correctionnelle[3].

En 2018, dans le cadre du « Football Leaks », Der Spiegel révèle que le transfert de Mangala à Manchester City en 2014 a rapporté deux millions d’euros à D’Onofrio via Jorge Mendes[8]. La même année, D'Onofrio crée la SPRL Podium qui investit dans divers fonds de commerce ou immobilier en restauration en région liégeoise[8] ou encore dans le festival Les Ardentes[9]. C'est à travers Podium qu'il dirige depuis 2017 le Royal Antwerp FC[8] dont il est devient vice-président et directeur technique, continuant par ailleurs, d'après le journaliste Romain Molina, à avoir de l’influence sur d’autres championnats[2].

Notes et références

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  1. « Football Leaks : D'Onofrio l'ex-agent de Zidane, condamné et banni, continue de sévir », sur L'Équipe (consulté le )
  2. a et b Interview de Romain Molina par Christophe Reculez, « Lucien D'Onofrio a compris qu'un bon business est un business discret », sur RTBF Sport, (consulté le )
  3. a b c et d David Leloup, « L'"indulgence" à 1,5 million payée par Luciano D'Onofrio », sur Site-LeVif-FR, (consulté le )
  4. David Leloup, « Archives: le réseau opaque de Luciano D'Onofrio », sur Le Soir, (consulté le )
  5. Source : http://www.footgoal.net
  6. Belga, « Combien Luciano D'Onofrio s'est-il mis dans les poches grâce à des sociétés offshore? », sur LaLibre.be, (consulté le )
  7. Imanol Corcostegui, « Course-poursuite, Fédé en panique : le bon « Cash investigation » sur le foot », sur L'Obs, (consulté le )
  8. a b et c Joël Matriche, « Football Leaks : Lucien D’Onofrio, de Mangala à l’horeca », sur Le Soir Plus, (consulté le )
  9. J.-M. D., « Ardentes augmentées », sur Site-LeVif-FR, (consulté le )

Bibliographie

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  • (en) Alex Duff et Tariq Panja, Football's Secret Trade: How the Player Transfer Market was Infiltrated, John Wiley & Sons, (ISBN 978-1-119-14542-4, lire en ligne)