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Louis Roy
Gauguin 1889 Le Peintre Roy.jpg
Paul Gauguin : Le Peintre Roy, huile sur toile, collection particulière.
Naissance
Décès
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Nationalité
Activités

Louis Georges Eléonor Roy dit Louis Roy (1862-1907) est un artiste peintre et graveur français, lié au courant impressionniste et synthétiste du groupe de l'école de Pont-Aven[1].

BiographieModifier

Originaire du Jura, Louis Roy devient professeur de dessin au lycée Michelet de Vannes. Par le biais de son collègue, le peintre Émile Schuffenecker, il rencontre Paul Gauguin qui exécute son portrait en 1889, Le Peintre Roy[2]. Durant l'été, Louis Roy expose à Paris, au café des Arts, au sein du groupe des impressionnistes et synthétistes : l'exposition Volpini présente, en marge de l'exposition universelle, sept œuvres de Roy, à côté de celles de Gauguin, Schuffenecker, Charles Laval, Léon Fauché, Louis Anquetin, Monfreid et Émile Bernard. Cette manifestation est un échec sur le plan des ventes. Il expose ensuite régulièrement au Salon des Indépendants de 1891 à 1897, dont il devient membre[3].

En 1891, il rejoint ses amis en Bretagne comme en atteste la toile Bretons exposée dans la galerie de Le Barc de Boutteville et le tableau Le Moulin à marée. La facture impressionniste de ses premières toiles, critiquée par Émile Bernard, a disparu au profit d'une écriture picturale qui se rapproche de celle de Gauguin et de ses amis, caractérisée par la simplification des formes et les couleurs posées en aplats.

Il épouse Florence Lokofsky en avril 1891 ; son témoin est le docteur Charlopin, mystérieux inventeur et collectionneur[4].

Entre le printemps et l'été 1894, Gauguin charge son ami de réaliser une édition de vingt-cinq à trente exemplaires de chaque bois gravé, ce qui devait constituer le tirage de tête de Noa Noa[5]. Il participe ensuite aux 7e et 8e expositions des « Peintres impressionnistes et symbolistes » chez Le Barc de Boutteville. Dans le catalogue de l'exposition de 1894, le critique René Barjean face à ses tableaux, écrit : « Une impression de beauté calme se dégage également des paysages de Roy. Les curieux de la technique d'art constateront la science des valeurs, les rapports de lignes et de couleurs amoureusement poursuivis. Cette exposition comptera dans la carrière de l'artiste »[6]. Cette même année, il enseigne au lycée Buffon à Paris puis au lycée Voltaire à partir de 1895.

En tant que graveur, il collabore à la revue L'Ymagier animée par Remy de Gourmont et Alfred Jarry.

Il écrit en tant que critique d’art dans la revue du Mercure de France où il est le premier à remarquer la singularité de l'œuvre du Douanier Rousseau, et « louera cette courageuse tentative dans le sens du symbole et son étrangeté novatrice »[7].

Il meurt à Paris le [8].

ConservationModifier

  • Femme se promenant et tête d'homme coiffé d'un haut de forme[9], crayon noir sur papier, 1889, musée du Louvre département des Arts graphiques ;
  • La Promenade[10], gouache sur carton, 1889, musée du Louvre département des Arts graphiques ;
  • Nature morte au vase de Quimper et Scène d'intérieur [11], huile sur toile, 1890, musée des beaux-arts de Brest ;
  • Grande Percée, paysage de Poligny[12], 1895, musée d'Orsay ;
  • Femme nue, debout, levant le bras droit[13], crayon noir, pastel et sanguine, s.d., musée du Louvre département des Arts graphiques.

RéférencesModifier

  1. Louis Roy (1862-1907), sur pontaven.fr.
  2. Le peintre Roy, 1889, huile sur toile, 40,5 x 32,5 cm, non signée, collection privée (n° 317 bis du Catalogue raisonné établi par Georges Wildenstein, Paris, 1964).
  3. « Roy, Jules », dans Jean Monneret, Catalogue raisonné du Salon des Indépendants 1884-2000 : les Indépendants dans l'histoire de l'art, Paris, 2000.
  4. Jean-Luc Coatalem, Sur les traces de Paul Gauguin, Paris, Grasset, 2017, chapitre 10.
  5. Barbara Stern Shapiro, « Des formes et des harmonies d'un autre monde », dans Gauguin, Tahiti, l'atelier des tropiques, Paris, Réunion des Musées Nationaux, 2003.
  6. « Louis Roy, Paysage à la moisson (1891) », notice du catalogue de la vente Art moderne I chez Artcurial, 2 avril 2007, sur auction.fr.
  7. « Le Douanier Rousseau. L'innocence archaïque » (2015), sur musee-orsay.fr.
  8. « Acte de décès no 3157 (vue 5/31) du registre des décès du 10e arrondissement de Paris », sur Archives de Paris, (consulté le 28 mars 2019) - Note. Acte rédigé le 23 juin 1907 et il est décédé le 22 juin 1907.
  9. Notice no 50350228215, base Joconde, ministère français de la Culture
  10. Notice no 50350230001, base Joconde, ministère français de la Culture
  11. Notice no 01970003894, base Joconde, ministère français de la Culture
  12. Notice no 000PE018585, base Joconde, ministère français de la Culture
  13. Notice no 50350228217, base Joconde, ministère français de la Culture

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