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Louis Lormel

écrivain, poète et marchand d'art français
Louis Lormel
Description de cette image, également commentée ci-après
Portrait (1909) par Émile Bernard.
Nom de naissance Louis Charles Libaude
Naissance
Paris
Décès
Paris
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Louis Lormel (1869-1922) est un écrivain, poète et marchand d'art français.

BiographieModifier

Né de parents originaires d'Abbeville, Louis Charles Libaude fait ses études au collège Sainte-Barbe (Paris), où il a pour condisciple et ami, le futur peintre Émile Bernard[1]. Il fait ensuite son Droit et fréquente le Quartier Latin. Selon Bernard, ce serait le frère aîné de Louis qui aurait fondé et lancé Le Scapin (décembre 1885 - décembre 1886)[1], une revue qui allait devenir l'antichambre des symbolistes. Le mystérieux Émile-Georges Raymond est-il le frère de Louis Charles Libaude ? Nul ne sait. Toujours est-il que sous le nom de plume de Louis Lormel, le jeune Libaude décide de lancer L'Art littéraire en octobre 1892, avec une bande d'amis, Maurice Chemnitz (dit Maurice Chevrier), Francis Jourdain, Louis Rouart, rejoints bientôt par Fabien Launay, Léonard Sarluis, George Bottini, Léon-Paul Fargue, Remy de Gourmont et Alfred Jarry qui y publie son premier texte, et qui aide financièrement Lormel ; d'abord bulletin, le périodique devient une revue mensuelle[2]. Cette revue prend fin en novembre 1894[3].

Lormel-Libaude devient ensuite commissaire-priseur, travaillant à Drouot, et démissionne de la compagnie en 1910.

En mai 1908, Lormel rejoint Émile Bernard qui avait fondé une nouvelle revue trois ans plus tôt, La Rénovation esthétique, à laquelle s'était joint Armand Point et de nombreux jeunes critiques, mais qui se débattaient dans d'interminables polémiques. L'arrivée de Lormel coïncide avec une reprise en main théorique du support qui disparaît en avril 1910 après soixante livraisons[4]. Dans la foulée, Lormel publie Tableaux d'âme chez Edward Sansot. Avec les années, il va se montrer de plus en plus attiré par le spiritisme : il écrivit dans La Revue spirite et chroniquait sur le sujet dans de nombreux revues et journaux.

Collectionneur et marchand de tableaux, ouvrant même une galerie en 1911 au 17 de l'avenue Trudaine[5], Lormel est l'un des premiers acheteurs de Pablo Picasso alors que celui-ci était un quasi inconnu. Lié un temps par contrat à Maurice Utrillo, il organise la première exposition de ce peintre à la galerie Blot (Paris) en mai 1913. Il revend une partie de son importante collection en 1920[6].

Le 3 décembre 1921, Lormel revient sur l'histoire des débuts du symbolisme dans Le Gaulois où il publie un témoignage précieux sur Alfred Jarry[7].

Il meurt le 15 mars 1922[8].

ÉcritsModifier

  • La Convalescence de Bébé, Paris, Guérin, 1889.
  • L'Écuyère, drame en 1 acte et 2 tableaux, Paris, La Phalange, 1908.
  • Tableaux d'âme, Paris, E. Sansot, 1908.

RéférencesModifier

  1. a et b « Louis Lormel » par Jean Dorsal [Émile Bernard], dans Revue illustrée, Paris, 25 novembre 1909 — sur Gallica.
  2. Laurent de Freitas, « Léon-Paul Fargue et Alfred Jarry autour d'une même passion pour la peinture : 1892-1894 », Actes du colloque 2003, in L’Étoile Absinthe no 103-104, p. 7-30.(lire en ligne) [PDF].
  3. L'Art littéraire, notice bibliographique du Catalogue général de la BNF.
  4. « Ténébreux compagnons de toute solitude » : Émile Bernard et la littérature par Neil McWilliam, Collections électroniques de l'INHA — sur openedition.org.
  5. Pan, revue de l'art libre, Paris, janvier-février 1911, p. 195.
  6. Catalogue des Tableaux, Aquarelles, Pastels, Dessins par Anquetin, Charmy, Dufy, P. Dumont, Forain, Foujita, De Groux, Guigou, Guillaumin, Constantin Guys, Jeanès, Ernest Laurent, Lebourg, Marquet, Modigliani, Manzana-Pissarro, Picasso, O. Redon, Utrillo, Vlaminck, etc., composant la collection de M. Louis Libaude dont la vente aux enchères publiques aura lieu à Paris, Hôtel Drouot, Salle n°11, le Mercredi 19 Mai 1920, Bibliothèque numérique de l'INHA.
  7. Le Gaulois, 3 décembre 1921 — sur Gallica.
  8. Journal des débats politiques et littéraires, Paris, 16 mars 1922, p. 5.

Liens externesModifier