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La loi Méline est votée en France le 11 janvier 1892 et crée un double tarif douanier. C'est le symbole du retour du protectionnisme en France à la fin du XIXe siècle[1].

Jules Méline (1838-1925) était alors président de la commission des douanes de la Chambre des députés.

ContexteModifier

La loi Méline s'inscrit dans un contexte de durcissement des politiques commerciales en Europe entamé depuis la fin des années 1870. En effet la période précédente est marquée par une progression du libre échange, symbolisée par le Traité Cobden-Chevalier signé en 1860. En ce sens, elle ne constitue pas un tournant en elle-même. En France, les tarifs douaniers augmentent déjà en 1881 et passent de 6,5% à 7,1%[2]

ContenuModifier

La loi Méline de 1892 fait passer le taux moyen de protection douanière de 8,2 % entre 1889 et 1891 à 11,4 % sur la période 1893 et 1895. Le tarif moyen sur les importations agricoles passe de 3,3 % sur la période 1881/1884 à 21,3 % sur entre 1893 et 1895.

ConséquencesModifier

Le niveau de protection introduit par cette loi reste relativement faible par rapport à celui de la première moitié du XIXe ou encore celui des années 1930. Le durcissement de la politique commerciale ne remet pas en cause la dynamique d’ouverture de l’économie française de l'époque. Le renforcement de la protection dans le secteur agricole fait baisser le rapport des importations de blé sur l'ensemble de la production, et en effet, celui-ci passe de 19% entre 1888 et 1892 à 3% entre 1901 et 1910.

Articles connexesModifier

SourcesModifier

  1. « 11 janvier 1892 - Méline fait voter la loi protectionniste du double tarif - Herodote.net », sur www.herodote.net (consulté le 19 mars 2016)
  2. Bertrand Blancheton, Maxi fiches, Histoire des faits économiques, Dunod, (ISBN 978-2-10-059954-7)