Lioré et Olivier LeO H-180

Lioré et Olivier H-180
Image illustrative de l’article Lioré et Olivier LeO H-180

Rôle Hydravion de transport
Constructeur Drapeau : France Lioré et Olivier
Équipage 2
Statut retiré du service
Premier vol 1928
Production 6
Dimensions
Image illustrative de l’article Lioré et Olivier LeO H-180
Longueur 7,44 m
Envergure 12,55 m
Aire alaire 21,1 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 676 t
Max. au décollage 930 t
Motorisation
Moteurs 1 moteur à pistons Salmson 9Ac
Puissance unitaire kW
(120 ch)
Performances
Vitesse de croisière maximale 140 km/h
Vitesse maximale 165 km/h
Autonomie 520 km
Plafond 3 500 m

Le Lioré et Olivier H-180 est un hydravion à coque commercial monoplan réalisé en France durant l'Entre-deux-guerres par le constructeur aéronautique Lioré et Olivier.

ConceptionModifier

Lointain ancêtre de la Direction générale de l'Aviation civile, le Service de la navigation aérienne lança en , sous la direction de l'Ingénieur en chef Joux, les premiers programmes d'avions et hydravions commerciaux en France. Pour la première fois, les services officiels se chargeaient d'établir les caractéristiques nécessaires à un avion ou d'un hydravion pour répondre aux besoins d'exploitation sur des lignes commerciales, quel que soit l'opérateur, dans les meilleures conditions possibles de confort et de sécurité. Parmi les premiers besoins exprimés se trouvait un « hydravion type Méditerranée », défini comme étant capable d'assurer la liaison Marseille-Alger sans escale, soit 760 km. Ces performances permettaient également son exploitation sur les lignes Marseille-Ajaccio-Tunis (955 km) ou vers le Levant avec des escales distantes de 600 km au maximum. L’appareil idéal fut défini comme étant un trimoteur avec une puissance totale de 1 500 ch, capable d'emporter une charge commerciale de 1 100 kg : passagers, poste et messagerie. Il devait aussi voler à 200 km/h en régime continu avec une distance franchissable de 1 000 km par vent nul[1].

A la même époque, le département « marine » du bureau d'études Lioré et Olivier, composé des ingénieurs Marcel Riffard et Paul Asantchéeff, assistés de Jean Poitou, Stephi Konovaitchoukoff, Quessette et Gorin, ainsi que Sébastienne Guyot, spécialiste de l'aérodynamique, le tout sous la direction d'Edmond Benoit, travaillait sur le LeO H-18[1]. Cet appareil, bientôt rebaptisé H-180, fut mis en chantier à Levallois-Perret en 1927[2]. Il tranchait nettement sur les précédentes productions de l'entreprise, puisqu'il s'agissait d'un monomoteur[1] monoplan à aile épaisse cantilever[2] en bois de forme semi-elliptique, affectée d'un fort dièdre et posée sur une coque à un seul redan offrant le plus faible maître-couple possible[1]. Biplace destiné au tourisme et à l'école, il était propulsé par un moteur Salmson de 120 ch. Essayé pour la première fois en version terrestre, à Villacoublay, au début de 1928, il fut présenté en version hydravion au XIe Salon de l'Aéronautique qui eut lieu à Paris du au . Il fut mis à l'eau à Argenteuil (Val-d'Oise), en présence de l'ingénieur Edmond Benoit et du chef-pilote de la firme Lucien Bourdin[1].

Après avoir subi de nombreuses transformations, l'appareil, devenu H-181, obtint enfin son certificat de navigabilité en [2]. Six H-181 de tourisme furent construits, mais ne trouvèrent pas d’acquéreur. Avec 1 500 litres de carburant répartis dans les ailes, le H-180 présentait des performances suffisantes pour une exploitation en Méditerranée avec une charge commerciale de 800 kg, mais il n’entra jamais en service sur une ligne régulière. Son importance est autre : il fut surtout un véritable avion-laboratoire pour une nouvelle génération d'hydravions développés par la firme Lioré et Olivier. Sa voilure fut modifiée trois fois en un an, trois variantes d'empennages furent testés, et le bâti-moteur fur monté sur rotules pour étudier l'incidence de l'axe du moteur sur le centrage. Cet appareil expérimental servit de maquette aérodynamique au « Type Méditerranée » qui fut construit en 1929 : le Lioré et Olivier LeO H-24, un bimoteur devant transporter 10 à 12 passagers et propulsé par deux moteurs 12 cylindres en V Renault 12Jb de 500 ch montés en tandem dans un bâti porté par une cheminée s'élevant au-dessus du fuselage[1].

Développement lié

Lioré et Olivier LeO H-24

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f Jean-Louis Bleneau, « Lioré-Olivier H.24 » (consulté le 16 décembre 2017).
  2. a b et c « Lioré et Olivier. Synonyme de qualité », sur Fan d'avions, (consulté le 16 décembre 2017).

BibliographieModifier

  • (en) The Illustrated Encyclopedia of Aircraft (Part Work 1982-1985), Orbis Publishing
  • (en) « The Leo H.18 », Flight International, vol. XXI, no 29,‎ , p. 724–725 (lire en ligne).

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