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Les Yeux secs (film)

film de Narjiss Nejjar, sorti en 2003
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Les Yeux secs (roman).
Les Yeux secs
Titre original al ouyoune al jaffa
Réalisation Narjiss Nejjar
Scénario Narjiss Nejjar
Acteurs principaux
Sociétés de production Jbila Méditerranée Prod.
Soread-2M
Terre Sud Films
Pays d’origine Drapeau du Maroc Maroc
Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 116 min
Sortie 2003

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Yeux secs (titre original : al ouyoune al jaffa) est un film franco-marocain réalisé par Narjiss Nejjar et sorti en 2003.

Sommaire

SynopsisModifier

Les Yeux secs porte sur l'histoire d'un village berbère au Maroc uniquement habité par des femmes condamnées à offrir leurs charmes. Seuls des hommes dûment argentés peuvent y séjourner. Mais lorsque Mina, incarcérée durant vingt-cinq ans, revient, l'ordre des choses est perturbé : celle-ci ayant appris l'art du métier à tisser leur offre une nouvelle perspective… Ces femmes contraintes jusqu'ici de dissimuler douleur et honte, autrement dit d'avoir les « yeux secs », vont-elles s'émanciper, enfin, d'un destin tragique ?

Fiche techniqueModifier

  • Titre du film : Les Yeux secs
  • Titre original : al ouyoune al jaffa
  • Réalisation, scénario et production : Narjiss Nejjar
  • Production : Jbila Méditerranée Prod., Soread-2M, Terre Sud Films
  • Pays d'origine :   Maroc/  France
  • Photographie : Denis Gravouil - couleur
  • Musique : Guy-Roger Duvert
  • Montage : Emmanuelle Pencalet
  • Langue originale : arabe
  • Durée : 116 minutes
  • Sortie : au Festival de Cannes

DistributionModifier

  • Siham Assif : Hala
  • Khalid Benchagra : Fahd
  • Raouia : Mina
  • Rafika Belhaj : Zinba

ProductionModifier

Le film a été tourné à El Hajeb[1],[2]

DistinctionsModifier

Autour du filmModifier

La spécificité du cinéma marocain est de décrire très souvent un monde rural et montagnard ignoré des habitants des villes. « On avait déjà cette impression, à voir Mektoub de Nabil Ayouch (1997) » et ce sentiment s'accroît davantage avec des films plus récents comme Les Yeux secs de Narjiss Nejjar ou L'Enfant endormi (2005) de Yasmine Kassari, note Denise Brahimi[6]. La présentation du film a pu paraître racoleuse. Était-ce un moyen de capter l'attention des citadins marocains sur des réalités qu'ils ne connaissaient guère ? Narjiss Nejjar a déclaré à propos de son film : « J'avais envie de parler de l'identité berbère et des minorités. C'est une région enclavée, économiquement en friche. Un état de fait dont résulte la prostitution, puisque ces femmes ont du mal à trouver des substituts économiques... »[6]

Notes et référencesModifier

  1. Emmanuelle St-Denis, « Les prostituées de la charia », Recto Verso, no 301,‎ , p. 29 (lire en ligne [PDF], consulté le 5 janvier 2017)
  2. Peut-être s'agit-il plutôt de la province d'El Hajeb, car il arrive qu'une même dénomination, selon les sources et faute de précision, désigne en fait la commune ou sa province d'appartenance si elles partagent un même nom (d'où un risque de confusion).
  3. a b et c « Palmarès du Festival national du film : 7e édition - Oujda 2003 », sur Centre cinématographique marocain (consulté le 5 janvier 2017)
  4. Salma Khouja, « Entretien avec Fatima Harrandi, alias Raouia, membre du jury du FIFM », sur Al Huffington Post Maghreb-Maroc, (consulté le 5 janvier 2017)
  5. « Palmarès 2003 », sur FIFF Namur (consulté le 5 janvier 2017)
  6. a et b Denise Brahimi, 50 ans de cinéma maghrébin, Paris, Minerve, , 221 p. (ISBN 9782869311220, OCLC 317253468), p. ?[réf. non conforme]

Voir aussiModifier