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Les Soldats

opéra de Bernd Alois Zimmermann

Laura Aikin (de) (Marie) dans Les Soldats au Festival de Salzbourg 2012.

Les Soldats (allemand : Die Soldaten) est un opéra en quatre actes et quinze tableaux de Bernd Alois Zimmermann sur un livret du compositeur d'après le drame de Jakob Michael Reinhold Lenz écrit en 1776. Il est créé à Cologne le sous la direction de Michael Gielen. L'action se passe à Lille et à Armentières.

Sommaire

DistributionModifier

Rôle Voix Distribution à la première
Chef d'orchestre:Michael Gielen
Wesener, commerçant basse Zoltan Kelemen
Marie sa fille mezzo-soprano Edith Gabry
Mère de Wesener contralto Maura Moreira
Stolzius, drapier baryton Claudio Nicolai
Mère de Stolzius contralto Elisabeth Schärtel
Colonel Obrist, Comte Von Spannheim basse Erich Winckelmann
Desportes, aristocrate et officier ténor Anton de Ridder
Un garde-chasse Rôle parlé sprechgesang
Capitaine Pirzel, officier ténor Albert Weikenmeier
Père Eisenhardt, prêtre baryton Heiner Horn
Haudy, un officier baryton Gerd Nienstedt
Capitaine Mary, officier baryton Camillo Meghor
Comtesse de la Roche mezzo soprano Liane Synek
Fils de la comtesse ténor Willi Brokmeier
Laquais de la comtesse Rôle parlé sprechgesang
Serveuse andalouse, danseuse Rôle muet
Madame Roux gérante d'un salon de thé rôle muet

Analyse de l'œuvreModifier

DescriptionModifier

Le compositeur utilise une série dodécaphonique avec toute la série d'intervalles. Il met en parallèle le passé, le présent et le futur[1] en créant des scènes simultanées (scène 2 de l'acte II et scène 1 de l'acte IV). Il cherche à approfondir la réflexion sur la culpabilité ou non, notamment par rapport à la seconde guerre mondiale et aux bombes atomiques.

Acte IModifier

Scène 1.Lille, maison de Wesener. Marie, la fille de Wesener (commerçant), a envoyé une lettre à la maman de Stolzius pour la remercier de son hospitalité. Sa sœur Charlotte s'amuse de son amour pour Stolzius.

Scène 2. Armentières, maison de Stolzius. Stolzius néglige son magasin car Marie lui manque. Seule la lettre de sa bien-aimée que sa mère lui a donné semble le tirer de sa léthargie.

Scène 3. Le baron Desportes fait aussi la cour à Marie. Le père de celle-ci (Wesener)lui prie d'accepter son invitation au théâtre.

Scène 4. Armentières.Dans une discussion avec les soldats officiers, le prédicateur Eisenhardt accuse Marie de se fourvoyer dans la tromperie.

Scène 5. Marie montre la lettre d'amour de Desportes à son père qui l'oblige à ne plus voir Stolzius, aux vues des possibilités d'ascension sociale.Marie est déconcertée.

Acte IIModifier

Scène 1.Café d'Armentières, où les soldats se délassent. Quand Stolzius entre pour livrer ses draps à l'armée, les officiers lui expliquent que Desportes passe son temps à Lille avec Marie. 

Scène 2. À la maison, Stolzius écrit une lettre à Marie pour se plaindre de son infidélité. Au même moment, Desportes se moque de sa fiancée et lui promet le mariage. Marie répond à la lettre de Stolzius, mais Desportes n'arrête pas de la séduire. Quand Stolzius lit sa lettre, il s'énerve contre Desportes tout en prenant la défense de Marie devant sa mère, à qui les soldats avaient décrit Marie comme une femme infidèle.

Acte IIIModifier

Scène 1. Eisenhardt se manifeste contre Pirzel, inquiet pour les soldats harcelant les jeunes filles. Pirzel le réfute par des considérations philosophiques sur les hommes. 

Scène 2. Lille, appartement de Marie.Pour pouvoir exécuter son plan contre Desportes, Stolzius va se faire soldat et s'introduire comme garçon chez le baron. 

Scène 3. Marie, qui a été abandonnée par Desportes, ne reconnaît pas le soldat que lui amène sa sœur : Stolzius. 

Scène 4. Lille, appartement de la comtesse La Roche. Le jeune comte s'est amouraché de Marie. Sa mère est contre cette relation. Elle l'envoie hors de la ville, mais lui promet d'adopter Marie. 

Scène 5. La Roche rencontre Marie et exige qu'elle renonce à son fils. Pour enlever la mauvaise réputation de Marie, La Roche est prête à la prendre comme associée dans la maison. Marie lui demande un temps de réflexion.

Acte IVModifier

Scène 1. Marie est sortie de la maison de La Roche en courant. Pour se débarrasser d'elle une bonne fois pour toutes, Desportes charge ses chasseurs de la violenter. On cherche Marie. Stolzius achète de la mort aux rats dans une pharmacie. 

Scène 2. Desportes, qui est invité à souper chez Marie, est empoisonné par Stolzius, qui se suicide.

Scène 3. Sur la berge de la Lys. Pendant qu'un train interminable rempli de soldats morts à la guerre défile en arrière-plan, Wesener se fait accoster par une mendiante. Il s'agit de Marie, que son père ne reconnaît pas. On entend la voix de Eisenhardt qui prie un Notre Père.

InstrumentationModifier

Quatre flûtes (doublent les piccolos), trois hautbois, un cor anglais, trois clarinettes (si bémol, la), une clarinette basse, un saxophone alto (en mi bémol), trois bassons deux contrebassons, cinq cors, quatre trompettes, quatre trombones, deux tubas (basse, contrebasse), timbales, cymbales, grelots, gongs, quatre tam-tams, tambourin, trois bongos, cinq triangles, cloche de vache, castagnettes, maracas, güiro, xylophone, vibraphone, glockenspiel, célesta, deux harpes, guitare, clavecin, piano, orgue, cordes et un dispositif électronique.

VidéographieModifier

NotesModifier