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Revue universelle
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Genre Politique, Royaliste
Date de fondation 1920
Date du dernier numéro 1944
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Jacques Bainville
Rédacteur en chef Henri Massis

La Revue universelle (Paris, 1920-1944) est un périodique français fondé par Jacques Bainville (directeur) et Henri Massis (rédacteur en chef), à la suite de la publication du manifeste « Pour un parti de l'intelligence » dans Le Figaro du 19 juillet 1919. La revue avait pour programme : « Rassembler tout ce qui, dans le monde, prend parti contre la destruction, fortifier et étendre les relations entre les groupes dévoués à la cause de l'esprit ».

Il s'agissait d'une revue nationaliste (royaliste et catholique) dont la ligne éditoriale était proche de celle de L'Action française dont Charles Benoist, Marie de Roux, Robert Havard de La Montagne, René Johannet, Georges Valois, Firmin Bacconnier, Pierre-Antoine Cousteau, Georges Gaudy, Gustave Thibon, Pierre Gaxotte, Claude Roy, Gonzague de Reynold, puis après 1941, Pierre Boutang et Raoul Girardet[1]. La Revue universelle s'intéressait particulièrement à la politique extérieure.

En plus de ses deux fondateurs, la revue avait pour principaux collaborateurs : Jacques Maritain, chargé de la rubrique philosophique (début des années 1920), Charles Maurras, Maurice Vaussard et Henri Gouhier.

Les sections dédiées à l'art, à la littérature et à la philosophie écrites par Léon Daudet, Thierry Maulnier, André Rousseaux et Robert Brasillach, ont toujours été remarquables[1] selon Eugen Weber, historien. Les articles politiques reflètent, quant à eux, la politique d'Action française[1].

Durant les années 1930, la Revue universelle marque un certain soutien aux régimes autoritaires et notamment à Salazar (en particulier sous la plume de Massis). Elle mène, en revanche, dès 1930, dans le sillage de l'Action française, une campagne permanente contre le réarmement allemand, la renaissance du Germanisme et l'apparition du nazisme[2]. Elle figure parmi les premières publications importantes à avoir dénoncé dès l'origine les menaces de l'hitlérisme[2] et l'impréparation des démocraties face à un conflit inévitable avec l'Allemagne.

Après la mort de Bainville (1936), elle se situe dans une dépendance intellectuelle de plus en plus étroite avec l'Action française, et relaie les campagnes du mouvement royaliste en faveur de l'occupation préventive de la Rhénanie, de l'alliance avec l'Italie fasciste et d'une politique continue de réarmement. Fortement ébranlé par la défaite française, elle s'installe à Vichy à partir de 1940, soutient Pétain[3], et s'oppose à la fois à la Résistance et au collaborationnisme ; elle s'aligne sur les positions du régime de Vichy.

ReprisesModifier

Nouvelle Revue universelle
Pays   France
Langue Français
Périodicité trimestrielle
Genre Politique, Royaliste
Prix au numéro 15 euros
Diffusion ? ex.
Date de fondation 2005
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Hilaire de Crémiers
Rédacteur en chef Gilles Varange

La Revue universelle disparaît en 1944 à la Libération, et devient par la suite la Revue universelle des faits et des idées à partir de 1974, sous la direction d'Étienne Malnoux (François Natter)[4]. En 2005, après la disparition de Natter, Hilaire de Crémiers reprend la revue et la renomme Nouvelle Revue Universelle dont il est, comme pour Politique Magazine, le directeur de la publication. Y participent actuellement : Hilaire de Crémiers, Gérard Leclerc, Axel Tisserand, Michel Mourlet, Péroncel-Hugoz, Claude Wallaert,... Gilles Varange, ancien journaliste de Minute, a été rédacteur en chef de la revue de 2007 à 2009, puis Xavier Walter de 2009 à 2013. Depuis 2013, la rédaction en chef est assurée par Christian Franchet d'Espèrey, ancien responsable de l'unité Documentaires de France 3, animateur du Cercle Vauban.

RéférencesModifier

  1. a b et c Eugen Weber, Action française: royalism and reaction in twentieth century France, Stanford University Press, 1962, 594 p., p. 503
  2. a et b Eugen Weber, Action française : royalism and reaction in twentieth century France, Stanford University Press, 1962, 594 p., p. 279-285
  3. Jacques Prévotat, L'Action française, Paris, PUF, collection « Que sais-je ? », 2004, p. 95.
  4. Natter a collaboré à L'Esprit public (revue) et à Itinéraires (revue) ( Itinéraires, n° 104, juin 1966, n° 105, juillet-août 1966, n° 125, juillet-août 1968 ) sous le pseudonyme d'Etienne Malnoux. Cf. Jean-Paul Gautier, La Restauration nationale : un mouvement royaliste sous la Ve République, Syllepse, 2002, Pierre Pujo, La monarchie aujourd’hui, France-Empire, 1988, p. 172-176