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Kléber Haedens
Naissance
Équeurdreville
Décès (à 62 ans)
Aureville
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français
Mouvement Hussards
Genres
roman, essai

Œuvres principales

Kléber Haedens, né le 11 décembre 1913 à Équeurdreville (Manche) et mort le 13 août 1976 à Aureville (Haute-Garonne), est un écrivain français, romancier, essayiste et journaliste.

BiographieModifier

Fils d'un officier d'artillerie, Kléber Haedens fait ses études au prytanée national militaire de La Flèche, puis intègre l'ESC Bordeaux avant d'opter pour le journalisme.

Membre de l'Action française dans les années 1930, il collabore à de nombreuses publications parmi lesquelles Aux Écoutes de Paul Lévy, Je suis partout, L'Insurgé (avec Maurice Blanchot, Jean-Pierre Maxence et Thierry Maulnier), Combats (organe officiel de la Milice française pendant la Seconde Guerre mondiale) et le quotidien L'Action française (chroniques sportives et littéraires).

Replié à Lyon pendant l'Occupation, il est alors, avec Michel Déon, un des secrétaires particuliers de Charles Maurras tout en continuant à écrire dans L'Action française et dans d'autres périodiques comme Compagnons du mouvement Jeune France ou la revue Idées. Il publie en 1943 chez Julliard une Histoire de la littérature française.

À la Libération, il travaille pour l'éditeur Robert Laffont tout en tenant la critique dramatique d'Aspects de la France, journal néo-maurrassien animé par Pierre Boutang.

En 1947, Sacha Guitry et René Benjamin, écartés de l'académie Goncourt, décident de lui attribuer un prix Goncourt dissident, le prix « Goncourt hors Goncourt » pour son roman Salut au Kentucky[1].

Il collabore également à Paroles françaises un journal d'extrême droite publié en France après 1944, puis à France Dimanche, Paris-Presse et au nouveau Candide (de 1961 à 1968).

En 1968, il participe avec Thierry Maulnier, Marcel Pagnol, Pierre de Bénouville et beaucoup d'autres au comité Charles Maurras, présidé par le duc Antoine de Lévis-Mirepoix à l’occasion du centenaire de la naissance de Maurras.

Ami d'Antoine Blondin, de Michel Déon et de Roger Nimier, il est souvent rattaché à l'école littéraire des « Hussards ».

PrixModifier

DistinctionModifier

En 1974, les Écossais de l'Académie du Pure Malt décernent à Kleber Haedens le Glenfiddish Award à la Tour d'Argent[2].

PostéritéModifier

Kléber Haedens a donné son nom à un prix littéraire, qui a existé dans les années 1980 : le Prix Kléber-Haedens a été décerné de 1980 à 1988. Une Association des amis de Kléber Haedens a été créée en 2000[3].

PolémiqueModifier

En 2008, un collège de La Garenne-Colombes est baptisé du nom de Kléber-Haedens, ce qui provoque une polémique du fait de la proximité de l'écrivain avec l'Action française[4].

Philippe Juvin, maire UMP de La Garenne-Colombes, à l'origine de cette initiative, souhaite également faire distribuer Une histoire de la littérature française aux enfants entrant en sixième[5]. Cette proposition[6] est rejetée deux mois avant l'ouverture du nouveau collège[7] lors de la séance du conseil général des Hauts-de-Seine du 6 juillet 2009.

À la suite de cette polémique, un cercle de réflexion de l'Action française décide en décembre 2009 de prendre le nom de Cercle Kléber-Haedens[8]. Il a son siège dans les Hauts-de-Seine.

ŒuvreModifier

  • L'École des parents, Paris, Corrêa, 1937. Prix Cazes
  • Magnolia-Jules, Paris, R.A. Corrêa, 1938[9]
  • Gérard de Nerval, ou la sagesse romantique, Paris, Grasset, 1939
  • Une jeune serpente, Paris, Gallimard, 1940
  • Paradoxe sur le roman, Marseille, Sagittaire, 1941
  • Le Duc de Reichstadt, pièce en trois actes, Les Cahiers de « Patrie », 1re année, 1941, nº 3[10]
  • Poésie française : une anthologie, 1942, rééd. 2009, Paris, La Table Ronde
  • Une histoire de la littérature française, Paris, Julliard, 1943
  • Franz, Paris-Marseille, Robert-Laffont, 1944[11]
  • Adieu à la rose, Paris, Gallimard, 1945
  • Salut au Kentucky, Paris, Laffont, 1947
  • Adieu à la rose (roman), Gallimard, 1955
  • L'Air du pays, Albin Michel, 1963 (réédité en 1986 avec une préface de Geneviève Dormann)
  • La France que j'aime, Paris, Sun, 1964
  • L'été finit sous les tilleuls, Paris, Grasset, 1966. Prix Interallié
  • Londres que j'aime, Paris, Sun, 1970
  • Adios, Paris, Grasset, 1974. Grand prix du roman de l'Académie française
  • Paradoxe sur le roman, Paris, Grasset, 1974
  • Lettres de la petite ferme, publication posthume, Paris, Grasset, 2000 (ISBN 2-246-60421-4)[12]

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier