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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gascogne.

La Gascogne
Image illustrative de l’article La Gascogne (paquebot de 1886)
La Gascogne sortant du port du Havre
Type Paquebot transatlantique à quatre mâts
Histoire
Chantier naval Forges et Chantiers de la Méditerranée, La Seyne-sur-Mer
Lancement 1885
Mise en service Septembre 1886
Statut Désarmé en novembre 1918, démoli à Gênes en 1919
Équipage
Équipage 200
Caractéristiques techniques
Longueur 150,00 m
Maître-bau 15,75 m
Port en lourd 2 969 tonnes
Tonnage 6 754 tonneaux
Propulsion 1 hélice, moteur à pilon, triple expansion 6 cylindres superposés
Puissance 9 000 chevaux
Vitesse 17,5 nœuds
Caractéristiques commerciales
Passagers 500
Carrière
Armateur Compagnie générale transatlantique
Pavillon Drapeau de la France France

La Gascogne est un paquebot de la Compagnie générale transatlantique, de 1886 à 1912, puis pour Compagnie Sud-Atlantique. Il est démoli en 1919.

HistoireModifier

C'est le troisième paquebot d'une série de quatre sister-ships, tous entrés en service en 1886. Les trois autres étaient La Champagne, La Bretagne et La Bourgogne.

Il est mis en service en septembre 1886 sur la ligne Le HavreNew York.

En 1894, il est équipé de chaudières neuves et d’une machine à quadruple expansion. Ses cheminées sont rehaussées et deux mâts sont supprimés.

Peu de temps après cette refonte son unique arbre d'hélice se casse en plein océan Atlantique. Le navire dérive en dehors des routes maritimes fréquentées. La TSF n'est pas encore entrée en service (il s'en faut d'une bonne dizaine d'années), les mâts et voiles de secours, fréquentes sur les paquebots de cette époque ont été jugées inutiles et débarquées lors de la refonte, de toute façon elles n'auraient pu propulser le navire que très difficilement. Une baleinière est alors préparée et confiée à un Lieutenant, nommé Unsworth, et à quelques matelots triés sur le volet.

Ils parviendront à trouver un navire désireux de porter assistance et La Gascogne arrivera à New York en remorque avec dix jours de retard.

Les paquebots suivants de la Compagnie Générale Transatlantique, nettement plus grands comme La Touraine seront équipés de deux machines et de deux hélices, ce qui s'avérera utile (Rupture d'un arbre d'hélice à plusieurs reprises sur La Touraine)[1].

À cette époque, la concurrence est rude et les transatlantiques marchent à la puissance maximum dans les grosses houles, ce qui fait beaucoup travailler les coques à la flexion et entraîne ce genre d'avaries[2].

Fin 1912, il est transféré à la Compagnie Sud-Atlantique nouvellement créée. Il dessert l’Amérique du Sud au départ de Bordeaux.

En août 1914, il est transformé en croiseur auxiliaire.

En 1915, il effectue trois voyages sur New York pour le compte de la Compagnie générale transatlantique puis est utilisé, de nouveau sous les couleurs de la Compagnie Sud-Atlantique, comme navire-dépôt à Salonique.

Il est désarmé à Bordeaux en novembre 1918, en piteux état. Il est démoli à Gênes en 1919.

Notes et référencesModifier

  1. Jean Hazard et Maurice Coquin, L'Atlantique nord dix mètres sous la ligne de flottaison, Paris, Louis Soulanges / Le Livre ouvert, , 227 p.
  2. Raymond Lestonnat, « paquebot: le géant de l'Atlantique », L'illustration,‎

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