La Esmeralda (opéra)

opéra en 4 actes de Louise Bertin sur un livret de Victor Hugo

La Esmeralda est un opéra en 4 actes sur une musique de Louise Bertin et des paroles de Victor Hugo, adaptées du roman Notre-Dame de Paris. Il a été créé à l'Académie royale de musique à Paris le [1].

La Esmeralda
Charles-Antoine Cambon - La Esmeralda, Act 3, Scene 2 set.png
Étude pour l'acte, scene 2 de La Esmeralda. 1836.
Format
Langue
Basé sur
Date de parution
XIXe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata

ContexteModifier

Hugo publie son roman Notre-Dame de Paris en . Le 8 de ce même mois, le Théâtre-Italien de Paris donne la première de Fausto, opéra d'une jeune musicienne, âgée de vingt-six ans, Louise Bertin, auteur déjà de deux opéras-comiques. À l'occasion d'une rencontre, Hugo lui dédicace un exemplaire de son roman Notre-Dame de Paris. Louise Bertin trouve dans le roman superbe matière pour un opéra plus ambitieux encore que Fausto et obtient d'Hugo qu'il tire de son œuvre un livret d'opéra, tâche nouvelle pour lui.

De à , Hugo adapte son roman aux contraintes d'un opéra que lui dicte Louise Bertin. Il se plie avec une remarquable docilité, inhabituelle chez Hugo, aux demandes de la musicienne sur le nombre de vers et de syllabes souhaité.

La copie destinée à la censure est enregistrée le sous le titre Notre-Dame de Paris. La censure exige notamment que le titre soit changé[2].

ReprésentationsModifier

Berlioz, critique musical du Journal des Débats depuis le début de 1835, et grand admirateur de Notre-Dame de Paris, dirige les répétitions, Mlle Bertin, écrira-t-il dans ses Mémoires, ne pouvant suivre ni diriger elle-même au théâtre les études de sa partition à cause d'un handicap physique qui ne lui permet que d'assister aux répétitions en béquilles.

Dès la première et pendant les cinq autres représentations, des protestations partent des loges lorsqu'on nomme les auteurs et la presse non liée aux Bertin est généralement hostile.

On ne pardonna à Louise Bertin ni d'avoir préféré la tradition allemande à l'italienne, alors en vogue, ni son sexe, et c'est ce que Hugo comprit fort bien[2].

EnregistrementModifier

  • Orchestre national de Montpellier et Chœur de la radio lettone, dir. Lawrence Foster (2009)[3]

RéférencesModifier

  1. Fiche sur La Esmeralda
  2. a et b Arnaud Laster, Notice sur La Esmeralda dans une édition Théâtre de Victor Hugo, Paris, Robert Laffont, , 997 p. (ISBN 2-221-04695-1), p. 1460
  3. Classiquenews.com, 4 septembre 2009 (consulté le 2 novembre 2011)

Liens externesModifier