Ouvrir le menu principal

La Bataille de l'eau lourde

film sorti en 1948
La Bataille de l'eau lourde
Réalisation Jean Dréville
Scénario Jean Dréville
Jean Marin
Acteurs principaux
Sociétés de production Le Trident Drapeau de la France France
Hero Films Drapeau de la Norvège Norvège
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Guerre
Durée 96 minutes
Sortie 1948

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Bataille de l'eau lourde est un film franco-norvégien réalisé par Jean Dréville sorti en 1948.

SynopsisModifier

L'histoire relate une mission de sabotage en 1943, contre l'usine qui distillait l'eau lourde pour l'Allemagne nazie, en Norvège occupée, pendant la Seconde Guerre mondiale.

La première partie du film est centrée sur les recherches de physique nucléaire de l'équipe du Collège de France réunie autour de Frédéric Joliot-Curie (qui joue son propre rôle dans le film) et de la récupération dans les mois qui précèdent la déclaration de la 2° Guerre Mondiale des stocks d'eau lourde (Oxyde de deutérium, un modérateur de neutrons indispensable pour réaliser une pile atomique) de l'usine norvégienne (Norsk Hydro) de Vemork par un officier des services secrets français , missionné par le ministre de l'Industrie Raoul Dautry (tous deux jouent leur propre rôle dans le film).

Malgré l'action des services secrets allemands et l'arraisonnement illégal par la luftwaffe d'un avion de ligne, l'officier français parvient à filer en Écosse, puis en France avec l'eau lourde, au nez et à la barbe des nazis.

La suite du film, après la défaite française de juin 1940 (et l'évacuation à Londres de l'eau lourde et des physiciens de l'équipe Joliot-Curie) traite des audacieuses actions de commando des résistants norvégiens pour saboter la production de l'eau lourde à Vemork, sous commandement du SOE britannique et du physicien et résistant norvégien Leif Tronstad.

Se déplaçant à skis dans les montagnes du Télémark, vivant en Robins des bois dans des conditions difficiles (neige, froid, traque impitoyable des radiogoniométries de la Gestapo et des Alpenjäger allemands), les saboteurs norvégiens parviennent d'abord à plastiquer la très complexe installation d'électrolyse qui produit au compte-gouttes l'inestimable eau lourde (Operation Swallow), puis dans les dernières phases de la guerre, alors que les Allemands tentent d'évacuer le stock d'eau lourde et le matériel sensible, à couler avec une bombe à retardement le bac ferroviaire SF Hydro avec les stocks d'eau lourde dans le lac de Tinn, au prix de dégâts collatéraux parmi l'équipage, les passagers et les gardes allemands des wagons (opération Gunnerside).

Mêlant images d'archives et reconstruction des faits par les protagonistes eux-mêmes ce film en noir et blanc est très proche des événements réels, quasiment dépourvu d'effets spectaculaires et de pathos héroïque, à la différence du film hollywoodien en couleurs de 1965 Heroes of Telemark tourné par Anthony Mann qui traite du même épisode de la guerre secrète.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

  • Rolf Sørlie
  • Knut Lier-Hansen
  • Folkman Schaanning
  • H.H. Halban
  • Stevelin Urdahl
  • Harald Schwenzen
  • Alf Nøkle
  • Einar Vaage
  • Finn Bernhoft
  • Ola Hansen
  • Tarald Haugen
  • David Knudsen
  • Thorleif Reiss

Autour du filmModifier

  • Le film alterne images d'archives et scènes reconstituées.
  • On retrouve dans le film les héros mêmes des événements relatés, « sauf deux comédiens professionnels en remplacement d'un membre du commando qui était décédé et d'un autre qui refusait de participer au tournage »[1]. On retrouve par exemple dans leur propre rôle les physiciens Frédéric Joliot, Hans von Halban et Lew Kowarski.
  • Le scénario du film est basé sur un reportage de Jean Marin « Pourquoi l'Allemagne n'a pas fabriqué la bombe atomique », paru dans France Illustration des 13 et 20 avril 1946[1]. C'est aussi le journaliste qui cosigne le commentaire et le lit dans le film de sa voix connue des Français car « il était devenu éditorialiste du programme Les Français parlent aux Français durant la guerre »[1].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Suzanne Langlois, La Résistance dans le cinéma français, p. 109.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier