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Léon Bon

personnalité politique française

Léon Bon
Fonctions
Sénateur 1931-1940
Gouvernement IIIe république
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 90 ans)
Résidence Bouches-du-Rhône

Léon Bon est un homme politique né le 27 juillet 1875 à Bessèges (Gard) et décédé le 20 octobre 1965.

BiographieModifier

Représentant de commerce de profession, important dirigeant de la non moins importante fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, il est élu sénateur socialiste SFIO du département en 1931, puis est réélu en 1939. Également conseiller général en 1924 et président du Conseil général des Bouches-du-Rhône en 1930, il entretient des relations difficiles avec le maire socialiste de Marseille, Henri Tasso.

Le 10 juillet 1940, il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. Il ne retrouve pas de mandat parlementaire après la fin du conflit mondial.

Cévenol de naissance, Léon Bon se fit adopter par Marseille qu'il vint habiter tout jeune et où il exerça la profession de représentant de commerce.

Après avoir accompli ses obligations militaires, il fréquenta dès 1897 les milieux socialistes marseillais. À cette époque les luttes électorales étaient vives les opinions se heurtaient, les réunions étaient souvent tumultueuses. Léon Bon, orateur populaire, sachant s'imposer à l'auditoire, n'hésitait pas à pénétrer dans les courants hostiles au socialisme pour y plaider sa cause et communiquer sa foi.

Lorsque Bernard Cadenat, fit acte de candidature aux élections législatives de 1898, dans la 2e circonscription de Marseille, Léon Bon, membre de son comité, se lança dans la bataille électorale et contribua à son élection. Aux élections suivantes, en 1902, Léon Bon devint secrétaire général du comité Bernard Cadenat qui sollicitait le renouvellement de son mandat et le fit réélire.

En 1906, après le congrès international d'Amsterdam, Léon Bon rassembla à Marseille et dans le département des Bouches-du-Rhône, une pléiade de jeunes militants et organisa les premiers groupes devant former l'Unité socialiste. Les sections se constituèrent, les fédérations départementales naquirent, et celle des Bouches-du-Rhône en fit son secrétaire général. Il occupa ces fonctions jusqu'en 1913 et les reprit de 1919 à 1925.

Cette activité désintéressée devait le conduire le 10 mai 1908 au conseil municipal de Marseille, mandat qu'il conserva jusqu'en 1912. Il devait le retrouver le 30 novembre 1919 et devenir adjoint au maire en 1919 pour le rester jusqu'en 1929.

Entre-temps, le conseil général des Bouches-du-Rhône lui ouvrait ses portes le 3 août 1924 pour représenter le 3e canton de Marseille et le porter à la présidence de cette Assemblée en 1930. Il devait conserver ce siège jusqu'en 1938. Ces mandats ne furent interrompus que par la guerre de 1914, durant laquelle il fit, avec sa classe, son devoir -de soldat.

Après un échec aux élections générales législatives de 1924, un siège de sénateur étant devenu vacant dans son département à la suite du décès de M. Louis Pasquet, radical-socialiste, une élection partielle eut lieu le 5 juillet 1931. Léon Bon emporta le siège au deuxième tour de scrutin, par 257 voix contre 202 à M. Louis Payan, radical indépendant, sur 478 votants. Il fut réélu aux élections du 23 octobre 1938, au deuxième tour de scrutin, par 337 voix sur 504 votants. Inscrit au groupe socialiste, il appartint à la Commission de la législation civile et criminelle et à la Commission de la marine. Toujours soucieux des intérêts de sa ville, il déposa en 1932 une proposition de loi tendant à augmenter le nombre et à modifier le mode d'élection des conseillers municipaux et des adjoints de la ville de Marseille. Absorbé par ses travaux de commissaire, il ne se manifesta pas dans les débats publics. Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vota les pouvoirs constituants au Maréchal Pétain. En 1948, il devint secrétaire général du Rassemblement des gauches républicaines.

En 1950 il fut nommé président du Parti socialiste démocratique. Il tenta de se faire élire conseiller municipal de Jouques en 1953, mais il échoua. Il se désintéressa désormais de la politique, et se fixa définitivement à Marseille.

SourcesModifier

  • « Léon Bon », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]