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L'ouragan vient de Navarone

film sorti en 1978
(Redirigé depuis L'Ouragan vient de Navarone)

L'ouragan vient de Navarone
Titre original Force 10 From Navarone
Réalisation Guy Hamilton
Scénario Carl Foreman
Robin Chapman
George MacDonald Fraser (non crédité)[1]
Acteurs principaux
Sociétés de production Navarone Productions Ltd
Columbia Pictures
Warner-Columbia (UK[2])
AIP (US)
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Film dramatique, Film d'action, Film de guerre
Durée 118 minutes (h 58)
Sortie 1978

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'ouragan vient de Navarone (titre original : Force 10 From Navarone) est un film de guerre britannique réalisé par Guy Hamilton, sorti en 1978.

Échec public et critique lors de sa sortie, cette production bénéficie aujourd'hui d'un statut de film culte chez les amateurs de film de guerre.

SynopsisModifier

Les rescapés du commando britannique qui a réussi à détruire les canons de Navarone s'en sont sortis malgré la présence d'un traitre parmi eux. Ils croyaient celui-ci exécuté, mais il semblerait qu'il soit toujours vivant, c'est en réalité un espion allemand qui continuerait de sévir en Yougoslavie occupée au milieu des Partisans. Mallory et Miller étant les seuls à pouvoir l'identifier, ils sont à nouveau envoyés avec une unité américaine appelée Ouragan (Force 10), conduite par le colonel Barnsby, lequel n'est pas très favorable à leur présence. Chacun des chefs d'équipe, Barnsby et Mallory, ignore la véritable mission de l'autre. Leur avion est touché, et, à l'atterrissage, le commando est dispersé et décimé. Les survivants sont recueillis par des soi-disant Partisans, qui s'avèrent être en réalité des Tchetniks alliés aux Allemands[3]. Prisonniers, ils doivent alors convaincre les Allemands qu'ils ne sont pas des espions, pour ne pas être fusillés...

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

À noterModifier

  • Ce film est censé être une suite du film Les Canons de Navarone, plus encore que du roman d'Alistair MacLean qui était à la base du film. Dans cette version, les rôles de Mallory et Miller, joués par Gregory Peck et David Niven, sont repris par Robert Shaw et Edward Fox. Cette suite étant sortie 17 ans après le premier film, Peck et Niven étaient désormais trop âgés pour reprendre leurs rôles alors que l'action est censée se dérouler quelques mois après les évènements du film de 1961.
  • Au départ, Harrison Ford avait accepté de jouer dans le film car il fut particulièrement motivé par le cachet qu'on lui proposait mais aussi dans le but de se détacher davantage de son rôle de Han Solo et par le fait que son nom figure en haut d'affiche à côté de celui de Robert Shaw. Mais au bout de deux semaines de tournage, le réalisateur Guy Hamilton demande à l'acteur, qui par ailleurs attend un remaniement du script, de parfaire son jeu à l'écran sous peine d'être coupé au montage. En définitive, Ford a regretté de s'être engagé sur ce film et s'était juré de ne plus jamais jouer pour raisons financières[4].
  • Un résumé du film Les Canons de Navarone est visible dès le début du film. On revoit des images de la fin des Canons de Navarone avec la destruction des canons et le sauvetage de Mallory et Miller par les navires de guerre britanniques ; certains passages ont dû être retournés afin d'insérer Robert Shaw et Edward Fox dans les rôles de Mallory et Miller qui remplacent Gregory Peck et David Niven.
  • Durant les quatre mois de tournage, Harrison Ford reçut la visite de sa première épouse Mary et de ses deux fils Benjamin et Willard, ce qui lui remonta le moral chaque soir après une journée difficile.
  • Le pont stratégique du film "Đurđevića" se trouve au Monténégro sur la rivière Tara (représentation en 3D dans Google Earth).
  • Les maquettes du barrage et du pont furent construites dans les Studios des Films Méditerranéens à Malte pour un coût d'un million de dollars.
  • Ayant coûté 10 millions de dollars, le film ne rentre pas dans ses frais au moment de sa sortie et ne rapporte que 7,2 millions de dollars. Néanmoins, en 2006, le film cumulera un gain de 25 millions de dollars.
  • Bien qu'il fût un échec aux États-Unis, le film connut en revanche un certain succès public en France, frôlant même le million d'entrées, et ce en raison de la popularité de Harrison Ford acquise avec Star Wars.
  • American International Pictures, distributeur du film aux États-Unis ramena le film d'une durée de 126 minutes à 118 minutes. Columbia Pictures, détentrice des droits de diffusion mondiaux, utilisera la même copie tronquée.
  • Steven Spielberg réutilisera, comme adversaire d'Harrison Ford, l'acteur Michael Byrne dans Indiana Jones et la Dernière Croisade en 1989.
  • Robert Shaw meurt six mois à peine après la fin du tournage. Il avait 51 ans.
  • Le DVD sorti au Royaume-Uni en 2007 propose les deux montages du film. Outre la suppression de certaines scènes, les changements de voix off, la copie tronquée propose un nouveau générique d'ouverture.
  • Le film est disponible en Bluray (zone A) depuis mai 2009.
  • Barbara Bach et Richard Kiel, sont tous les deux apparus dans le même James Bond : L'espion qui m'aimait.

Notes et référencesModifier

  1. George MacDonald Fraser, The Light's on at Signpost, HarperCollins 2002 p130-141
  2. a et b « BBFC: Force 10 From Navarone »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Retrieved 31 December 2012
  3. Guy Hamilton adopte sur la période 1941-1945 le point de vue du parti communiste yougoslave, initialement diffusé au Royaume-Uni par les « Cinq de Cambridge », agents soviétiques qui dirigeaient les services de renseignement britanniques et qui convainquirent Winston Churchill qu'en Yougoslavie, seuls les Partisans de Tito étaient une force antinazie fiable tandis que les Tchetniks auraient été des collaborateurs : Gianni Ferraro, Enciclopedia dello spionaggio nella Seconda Guerra Mondiale, éd. Sandro Teti, (ISBN 978-88-88249-27-8).
  4. Harrison Ford - l-acteur qui ne voulait pas être une star par Alexis Orsini.

Liens externesModifier