Kaidō (街道?, « route ») désigne généralement les anciennes routes du Japon datant de l'époque d'Edo. Les plus connues sont les Cinq routes d'Edo, partant toutes de la ville d'Edo (ancien nom de Tokyo) : Nakasendō, Tōkaidō, Ōshū Kaidō, Kōshū Kaidō et Nikko Kaidō.

Hokuriku Kaidō et Nagasaki Kaidō étaient aussi des kaidō.

Le terme « kaidō » n'inclut cependant pas San'yodo, San'indo, Nankaidō et Saikaidō qui faisaient partie du système encore plus ancien du gouvernement Yamato appelé Gokishichido. Ces noms étaient utilisés en unités pour l'administration et comprenaient les routes au sein de ces unités.

Beaucoup d'autoroutes et de lignes de chemin de fer contemporaines suivent les anciennes routes et portent les mêmes noms. Les anciennes routes partaient en radiale de la capitale à Nara ou Kyoto. Edo devint plus tard la référence et encore aujourd'hui, le Japon indique les directions et mesure les distances le long des autoroutes de Nihonbashi à Chuo-ku, Tokyo.

Tokiwabashi sur le Nagasaki Kaidō, Kitakyushu.

Les cinq routesModifier

Les cinq principales kaidō de Nihonbashi à Edo étaient :

Autres routesModifier

Huit routes mineures font partie du réseau des Cinq Routes et ont été créées par le shogunat[1] :

D'autres routes, non officielles, sont des alternatives aux routes principales, ou des routes peu fréquentées. Certaines sont dénommées hime kaidō, comme elles sont des chemins alternatifs pour les routes principales, mais aucune n'est officiellement appelée ainsi.

 
Magome-juku de Nakasendō

HébergementModifier

À plusieurs époques, les gouvernements établissaient des stations le long des routes. Ces étapes proposaient des logements aux voyageurs et se développèrent en centres commerciaux. Les villes relais avec les châteaux et les villes portuaires constituent une catégorie majeure des villes au Japon.

Kaidō en littératureModifier

Le kaidō est une figure importante dans la culture japonaise. Le poète Matsuo Basho a immortalisé ses voyages le long du Oshu Kaidō (et ailleurs) dans son livre La Sente étroite du Bout-du-Monde. Un ensemble d'estampes ukiyo-e de Hiroshige présente un carnet de voyage le long du Tōkaidō. Dans la pièce de théâtre de marionnettes Kanadehon Chushingura, la relation romancée de la vraie histoire des 47 rōnin, plusieurs scènes se déroulent sur différents kaidō. Les daimyos, lors des voyages requis par le sankin kotai entre leur han et Edo, empruntaient les kaidō et séjournaient dans les stations. Des xylographies montrent leurs processions solennelles.

RéférencesModifier

  1. (en) Constantine Vaporis, « Linking the Realm: The Gokaidô Highway Network in Early Modern Japan (1603–1868) », Highways, Byways, and Road Systems in the Pre-Modern World,‎ .
  2. Nagasaki Kaidō « https://web.archive.org/web/20080408053331/http://www.pref.nagasaki.jp/n-kaido/ »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), . (ja) Nagasaki Prefecture. consulté le 12 mars, 2008.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier