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Jules Michelin

peintre, dessinateur et graveur français
Jules Michelin
Jules Michelin.jpg
Alexandre Lafond, Portrait de Jules Michelin (1872), Limoges, musée national Adrien Dubouché.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 52 ans)
LimogesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Famille

Jules Michelin, né le à Paris, et mort le à Limoges, est un peintre, dessinateur et graveur français, réputé pour ses eaux-fortes et ses lithographies.

Il est l'ancêtre de la famille d'industriels, les Michelin.

BiographieModifier

 
Souvenir du Bas-Bréau (1868), eau-forte.

Jules Michelin exerce au départ la profession de receveur des Douanes.

En 1840, il veut devenir lithographe, s'exerçant à cet art auprès de deux artistes, Camille Roqueplan et Charles Ramelet (1805-1851).

Il expose au Salon à partir de 1844, surtout des pastels et des dessins. Il publie dans L'Artiste en 1846.

Michelin épouse Adèle Barbier (née en 1829), héritière d’une fabrique de caoutchouc. Ils ont trois enfants : André (né en 1853), Édouard Michelin (1859-1940), fondateurs d'une lignée d'industriels et Marie Michelin[réf. nécessaire].

Il abandonne la pierre lithographique pour se consacrer uniquement à la technique de l'eau-forte en 1852.

En 1862, il rejoint la Société des aquafortistes animée par Auguste Delâtre et Alfred Cadart. En 1863, chez Cadart et F. Chevalier, il publie une série de douze planches gravées représentant différents paysages de la France. En 1868, Philippe Burty lui commande une eau-forte pour illustrer un poème d'André Theuriet, dans le recueil Sonnets et eaux-fortes. Il participe également à l'illustration du Musée universel d’Édouard Lièvre édité par Goupil et Cie[1].

Attaché, comme ses contemporains, au travail sur le motif, Jules Michelin a parcouru toute la France. Il s’est aussi rendu à Rome et en Angleterre, où la gravure à l’eau-forte était revitalisée par Alphonse Legros. Deux régions françaises avaient toutefois sa préférence : le cœur du Massif central — tant l’Auvergne que le Limousin, dont il appréciait les paysages vigoureux — et l’Île-de-France.

En 1869, il rejoint à Limoges son ami Adrien Dubouché, qu’il aide à ordonnancer le catalogue du musée municipal, devenu aujourd’hui Musée national Adrien Dubouché C’est dans cette ville qu’il meurt prématurément, le 14 juin 1870, peut-être du choléra.

Il fut le graveur attitré de Camille Corot[2].

Le catalogue raisonné de l’œuvre de Jules Michelin établi par Pierre Sanchez recense une petite soixantaine de lithographies et eaux-fortes conservées dans les collections du marchand Paul Prouté, dans les fonds d’institutions comme la New York Public Library, le musée national Adrien Dubouché de Limoges, le musée des arts décoratifs de Paris et le département des estampes et de la photographie de la Bibliothèque nationale de France[3].

Notes et référencesModifier

  1. Catalogue de la BnF, notice et ouvrage en ligne.
  2. Selon Schurr et Cabanne, Dictionnaire des petits maîtres, Paris, Les Éditions de l'amateur, 2014, p.743.
  3. Moulène (2014), blog Gallica, en ligne, cf. infra.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Pierre Sanchez, Jules Michelin (1817-1870) : graveur et collectionneur, catalogue raisonné de son œuvre gravé et lithographié préface par Valérie Sueur-Hermel, Paris, L'Échelle de Jacob, 2007, (ISBN 9782913224681).
  • (en) « Jules Michelin », Extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit, sur Oxford Index, (ISBN 9780199773787)

Liens externesModifier

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