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Joseph François Augustin Monneron

homme politique français
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Joseph François Augustin Monneron
Frères Monneron.jpg
Les frères Monneron.
De gauche à droite : Pierre-Antoine (1747-1811), Charles-Claude-Ange (1735-1804), Jean-Louis (1742-1805).
Fonction
Député
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
Nationalité
Activités
Banquier, homme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie

Joseph François Augustin Monneron, né le à Annonay (Ardèche) et mort le à Barataria (Nouvelle-Orléans), est un banquier français, député de Paris à l'Assemblée législative et négociant à La Nouvelle-Orléans.

ContexteModifier

Ses frères Charles Claude Ange Monneron (1735-1799), Louis Monneron (1742-1805) et Pierre Antoine Monneron (1747-1801) furent respectivement députés aux États Généraux pour la sénéchaussée d'Annonay, les Indes orientales et pour l'Île de France.

BiographieModifier

Il fit sa carrière dans les finances et s'établit d'abord banquier à Paris. Son frère Louis lui servit de caution. Ils obtinrent en 1791 le droit de frapper monnaie en cuivre qui portait leur nom (pièces de 2 et 5 sols).

Article détaillé : Banque Monneron.

Il est député de Paris à l'Assemblée Législative le 28 septembre 1791, il demanda dès le 21 octobre, l'organisation des écoles primaires et la punition des prêtres qui refusaient de se soumettre aux lois. En janvier 1792, il tenta de défendre la liberté du commerce avec les colonies, puis il donna sa démission le 31 mars 1792.

En juin 1796, il crée avec un autre négociant, Jean Godard, une banque d’escompte appelée Caisse des comptes courants (le terme de banque est banni de France depuis l’expérience de la Banque générale de John Law). La société s’installe à l’hôtel Massiac, place des Victoires dans les anciens bureaux de la Compagnie des Indes, d’où son surnom de Caisse Massiac.

Rapidement, quelques financiers se joignent aux deux fondateurs dont Le Couteulx et Médard Desprez. Nommé en 1798 directeur de la Caisse des comptes courants, il se vit accusé de malversations à hauteur de 2,5 millions de francs après avoir pris la fuite : il fut acquitté, grâce, semble-t-il, à l’intervention de Barras.

Le Premier Consul avait songé à en faire un ministre des Finances. Sa disgrâce était due à Fouché, son antagoniste. Celle-ci, équivalut pour lui à la ruine, malgré son acquittement. Il crut peut-être, comme Napoléon Ier, à la possibilité d'un retour d'influence française en Louisiane quand celle-ci fut vendue. Il quitta la France pour les États-Unis et termina ses jours à la Nouvelle-Orléans.

SourceModifier

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Gilles Jacoud, Le billet de banque en France, 1796-1803: de la diversité au monopole, L'Harmattan, 1996
  • Marie-Hélène Reynaud, Portraits d'Ardéchois dans la Révolution, Éditions du Vivarais, 1987
  • Jean Bouchary, Les manieurs d'argent à Paris à la fin du XVIIIe siècle
  • Michel Bruguière, Gestionnaires et profiteurs de la révolution : L'administration des finances françaises de Louis XVI à Bonaparte, Paris 1986, (ISBN 2-85565-332-0)
  • Alain Le Bihan, Francs-Maçons parisiens du Grand Orient de France - Fin du XVIIIe siècle, Paris, 1966
  • Michel Gaudart de Soulages et Hubert Lamant, Dictionnaire des francs-maçons français, Paris, 1981

Article connexeModifier

Lien externeModifier