Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu

homme politique français
Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu
Jean Barthélémy Le Couteulx de Canteleu.png
Fonctions
Pair de France
-
Régent de la Banque de France
-
Membre du Sénat conservateur
-
Président du Conseil des Anciens
-
Député aux États généraux de 1789
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Homme politique, banquierVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Enfants
Barthélemy-Alphonse Le Couteulx de Canteleu
Charles Emmanuel Le Couteulx de Canteleu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Parti politique
Membre de
Distinction

Jean-Barthélemy Le Couteulx, comte de Canteleu et de Fresnelles, seigneur de Yonville, né le à Rouen[1] et mort à Paris le , est un banquier et homme politique français, l'un des fondateurs de la Banque de France.

BiographieModifier

Fils du Premier président de la Chambre des comptes de Normandie, Thomas-Barthélemy Le Couteulx, Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu est banquier à Rouen et premier échevin lors de la convocation des états généraux.

Le , il est élu député du tiers état de la ville de Rouen aux États généraux. S’attachant particulièrement aux questions financières, il soutient les plans de Necker et est rapporteur du projet de loi instituant la vente de 400 millions de biens du clergé. En 1790, il refuse le poste de caissier général de l’Extraordinaire et propose l’interdiction, pour un député, d’occuper un poste au sein de l’exécutif.

Sous la Terreur, il est incarcéré du au , puis reprend son poste de député.

Retiré de la vie politique à la fin de la session, installant ses bureaux place Vendôme, il est élu, le 28 vendémiaire an IV (), avec 237 voix sur 685 votants, député de la Seine au Conseil des Anciens, où il siège parmi les modérés. Il fait, comme à la première assemblée, plusieurs rapports sur des matières de finances, contribue à l’adoption des résolutions relatives au paiement des biens nationaux, et fait adopter celle qui prohibait les marchandises anglaises. Après le coup d'État du 18 fructidor an V, il s’oppose avec courage à la proscription de ses collègues girondins, déclarant qu’il ne voyait rien, dans les pièces fournies contre eux qui pût motiver une mesure aussi rigoureuse. Il plaide éloquemment la cause des déportés et de leurs familles, puis devient successivement secrétaire et président de l’assemblée.

Fin 1798, il publie un Essai sur les contributions proposées en France, pour l’an sept, sur celles qui existent actuellement en Angleterre, et sur le crédit public. Il a pour secrétaire Camille Saint-Aubin. Quittant le Conseil en floréal an VII, il devient président de l’administration départementale de la Seine.

Rallié au coup d'État du 18 brumaire, il est nommé membre du Sénat conservateur le 3 nivôse an VIII.

Il devient régent de la Banque de France qu’il avait fondé le 24 pluviôse an VIII avec Jean-Frédéric Perregaux, Mallet aîné, Récamier et le fabricant de tabacs Jacques-Florent Robillard. Il occupe le 2e fauteuil au Conseil de régence et quitte ses fonctions en 1804. Il rejoint également les Négociants réunis chargés de trouver des fonds pour le Trésor.

Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 9 vendémiaire an XII), commandeur le 25 prairial suivant, comte d’Empire le et se voit octroyer la sénatorerie de Lyon.

Lorsque Napoléon, peu de temps avant sa chute, voulut exciter le zèle des départements en sa faveur, il envoya en qualité de commissaires extraordinaires ceux de ses amis en qui il avait le plus de confiance. Le Couteulx fut envoyé à Tours où sa mission eut peu de succès.

En 1814, il est nommé commissaire extraordinaire de la 22e division militaire.

Appelé à siéger à la Chambre des pairs au commencement de la Restauration, il vote constamment avec le parti de l’opposition. Après les Cent-Jours, où il se tient à l’écart de la vie politique, il retrouve son siège de pair sous la Seconde Restauration. Siégeant d’abord avec les ultraroyalistes, il vote la mort lors du procès du maréchal Ney. Puis il prend ses distances, votant avec les modérés.

 
Portrait de Le Couteulx.

Le Couteulx de Canteleu a écrit et publié quelques brochures politiques et plusieurs rapports, parmi lesquels : Réfutation de la lettre de Dupont de Nemours, adressée à la chambre de commerce de Normandie, 1788, in-8° ; Rapport des commissaires nommés pour l’examen d’un projet de banque, etc., Paris, 1789, in-8° ; Opinion sur l’émission de deux milliards d’assignats pour le remboursement de la dette exigible, Paris, 1790, in-8° ; Rapport du comité des finances sur l’échange des assignats contre les billets de la Caisse d'escompte, etc. , Paris, 1790 ; Essai sur les contributions proposées en France pour l’an VII, Paris, 1798 et 1816.

Le Couteulx a également été l’éditeur de l’Essai sur la littérature espagnole de De Malmontet, 1810, in-8°. Son portrait se trouve dans la collection de la Bibliothèque de Rouen.

Vie familialeModifier

Il épouse en 1775 sa parente Anne Le Couteulx de Verclives, fille du maire de Rouen Antoine Le Couteulx de Verclives et de Marie Françoise Louise Rolland, puis en 1784 Catherine Alexandrine Charlotte Formont de Cléronde (cousine germaine de Guillaume Louis Darthenay).

Il est le père du colonel Charles Emmanuel Le Couteulx de Canteleu, aide de camp du duc d'Angoulême et commandeur de la Légion d'honneur (lui-même père de Jean-Emmanuel Le Couteulx de Canteleu), et de Barthélémy-Alphonse Le Couteulx de Canteleu.

ÉcritsModifier

  • Réfutation de la lettre de Dupont de Nemours, adressée à la chambre de commerce de Normandie, 1788, in-8°
  • Rapport des commissaires nommés pour l’examen d’un projet de banque, etc., Paris, 1789, in-8°
  • Opinion sur l’émission de deux milliards d’assignats pour le remboursement de la dette exigible, Paris, 1790, in-8°
  • Rapport du comité des finances sur l’échange des assignats contre les billets de la caisse d’escompte, etc. , Paris, 1790
  • Essai sur les contributions proposées en France pour l’an VII, Paris, 1798 et 1816

Notes et référencesModifier

  1. Certaines biographies le font naître ou mourir au château de Farceaux (Eure), d'autres le font naître à Canteleu.

SourcesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier