Joachim Hippolyte Lepic

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Joachim Hippolyte Lepic
Joachim Hippolyte Lepic
Le Baron Lepic

Naissance 29 mars 1768
Montpellier
Décès 27 mars 1835 (à 67 ans)
Hôtel des Invalides à Paris
Allégeance 1er Empire
Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Maréchal de camp
Années de service 1785-1833
Commandement 17e Régiment de Dragons
Commandant de la Place du Havre
Commandant de la Place de Strasbourg
Conflits Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron d'Empire
Officier de la Légion d’Honneur
Chevalier de Saint Louis
Chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer
Autres fonctions maire d’Andresy
Famille frère de Louis Lepic

Joachim Hippolyte, baron Lepic, est un maréchal de camp français né à Montpellier le 29 mars 1768 et mort à l’Hôtel des Invalides à Paris le 27 mars 1835.

OriginesModifier

Issu d’une nombreuse fratrie originaire de Montpellier, il suit les pas de son frère le futur général comte Louis Lepic. Il s’engage en 1785 au sein du Régiment de Dragons de Condé. Il est brigadier en 1792 et maréchal des logis l’année suivante. Il accède au grade de maréchal des logis chef en 1794. Il est enfin nommé sous-lieutenant le 25 avril 1795.

Ses faits d’armes sous le 1er EmpireModifier

Lors de la bataille de Wurtzbourg en Bavière le 2 septembre 1796, un coup de sabre lui sectionne un muscle au bras droit[1].

Il est nommé par le futur prince Joachim Murat capitaine titulaire, le 14 juin 1802. Intrépide, il cumule les actions d’éclat et les blessures. En 1805, Il est à nouveau blessé d’un éclat à la jambe lors de la bataille de Caldiero qui oppose les Français aux Autrichiens. Il exécute une charge vigoureuse contre les grenadiers hongrois qui commencent à avoir l’avantage et les met en déroute. Cinq cents ennemis sont faits prisonniers[2]. Il se distingue également à la bataille de Valvasone en contenant la charge d’un régiment de cavalerie autrichienne[1].

Face aux Russes, il est blessé d’un coup de sabre au front en juin 1807 à Insterburg[1] en Prusse près de Tilsit. Cette cicatrice est très visible sur les portraits d’époque. Il accède au grade de colonel et commande le 17e régiment de dragons le 7 février 1813. À la tête de son régiment, il est encore blessé d’un coup de feu au-dessus du genou gauche à Leipzig le 19 octobre 1813[1].

En mars 1814, lors de la campagne de France, il est atteint d’un coup de feu à la jambe gauche à la bataille d'Arcis-sur-Aube[1]. Auparavant, le 24 février à Saint-Parres-aux-Tertres, près de Troyes, à la tête du 17e dragons, il charge un parti ennemi fort de deux mille hommes de cavalerie et d’infanterie avec une telle intrépidité qu’il les fait tous prisonniers de guerre et s’empara d’un drapeau[1],[3].

Sous la Restauration et la Monarchie de JuilletModifier

Il est une première fois mis en non activité le 1er septembre 1815 après 30 années de service actif. Fort de ses appuis, il arrive à obtenir sa réintégration dans l'armée. Il est nommé commandant de la place du Havre fin décembre 1818. Il porte le titre officiel de colonel-lieutenant du roi de 3e classe[1]. Il est une deuxième fois admis à la retraite en 1827 (soit 42 années de services militaires). Il est nommé maréchal de camp [4],[5],[6],[7].

Ce grade de général est souvent signalé dans de nombreuses publications. [8],[9],[10],[11],[12],[13]

Tous deux soldats à la même période et parfois dans le même régiment, il y a parfois confusion entre les deux frères, le comte Louis Lepic, lieutenant général et le baron Lepic, maréchal de camp.

Il est rappelé une troisième fois en activité. Le 9 mai 1831, il occupe les fonctions de commandant de la place de Strasbourg. Il est admis définitivement en retraite par ordonnance du 28 octobre 1833[1].

DistinctionsModifier

Nommé chevalier de l’Empire le 18 février 1808[14], il est légataire de deux mille francs de rente annuelle sur la Westphalie. Promu officier de la Légion d’honneur le 15 juillet 1810 [15] et chevalier de l'Ordre de la Couronne de Fer le 28 novembre 1813, l’Empereur le fait baron par décret impérial du 2 avril 1814. Il est nommé chevalier de Saint-Louis le 17 mars 1815 par le roi Louis XVIII.

Il est maire d’Andrésy de 1830 à 1831[16].

Sa familleModifier

Il épouse en 1818 Marguerite Caroline Eustasie Pasquier (1796-1868) fille du baron Pasquier. Intime du roi Louis-Philippe, il est 1er chirurgien du Roi. Le frère de la baronne Lepic était également chirurgien comme son père et attaché à SAR monseigneur le duc d'Orléans.

Il est père de quatre enfants : Félicie, Charles-Philippe, Élise et Marie-Louise. Élise Lepic épousera en 1845 Andoche Alfred Junot duc d’Abrantès, fils de Jean-Andoche Junot 1er duc d'Abrantès[17]. Après son décès, le duc épousera sa jeune belle-sœur Marie-Louise Lepic en 1853. Celle-ci fut dame d'honneur de la fille du roi Victor-Emmanuel II d'Italie, la princesse Marie-Clotilde de Savoie, épouse du prince Napoléon ( Napoléon-Jérôme Bonaparte).

Le baron Lepic, maréchal de camp, est l’oncle de Louis Napoléon Lepic (1810-1875), comte et aide de camp de l’Empereur Napoléon III, du général vicomte Auguste Lepic, commandant l'escadron des cent-gardes[18] et grand-oncle du vicomte Ludovic-Napoléon Lepic, artiste peintre.

Il s’éteint le 27 mars 1835 à l’Hôtel des Invalides à Paris et repose au cimetière du Montparnasse.

Son fils Charles Philippe Adolphe baron Lepic sera préfet sous le Second Empire, trésorier payeur général de la Vienne et censeur de la Banque de France. Son petit-fils, Joachim Lepic, sera un proche collaborateur du prince Victor Napoléon. Son arrière-petit-fils, Napoléon, comte Lepic, épousera Ghislaine de Salviac de Viel Castel, petite-fille du dernier duc de Bassano.

Un autre de ses petits-fils, Charles Lepic (1869-1942), officier de cavalerie de carrière, s'illustrera à plusieurs reprises pendant la 1re Guerre Mondiale. Un de ses faits d’armes les plus marquants est une célèbre reconnaissance de cavalerie avec son escadron du 5e régiment de chasseurs à cheval. Au cours d'une mission au nord-ouest de Compiègne le 31 août 1914, il constate que l'avant-garde du général von Kluck a infléchi sa marche vers Meaux, à l'est de Paris, contournant la capitale. Caché dans une botte de paille, il voit défiler sous ses yeux les troupes allemandes. Sûr de ses renseignements de première importance, il informe le quartier général. Le général Gallieni décide immédiatement la contre-offensive de la Marne évitant ainsi un désastre[19]. Le capitaine Charles Lepic sera cité à l'ordre de la Division pour sa brillante conduite. Il demandera à être versé dans l’infanterie (au 72e RI), régiment dans lequel il assistera à toutes les grandes batailles, et fut titulaire de cinq citations délivrées par le général Mangin. Il fut élevé à la dignité de commandeur de la Légion d’honneur.

La famille est représentée au sein de l'Association d'entraide de la noblesse française (ANF).

familles alliées: Pasquier - Dauphole - Whitcomb - Salviac de Viel Castel - Maret de Bassano - Rochechouart - Le Grix de la Salle

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Coupé, au I, d'or au dextrochère de sinople tenant une trompe de sable, surmonté d'un pic de sable accosté à l'arbre tronqué de sinople ; au II, d'azur à la tour d'argent au sommet d'un mont d'or, surmonté au coin dextre d'un soleil d'or, à la champagne de l'écu de gueules au signe des chevaliers légionnaires.


Livrée : bleu et jaune.


Conservation des mêmes armes après avoir été fait Baron de l'Empire.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g et h Dossier militaire du baron Lepic Service Historique de la Défense (SHD) Vincennes
  2. Dossier militaire du baron Lepic SHD Vincennes - rapport du 7 mars 1807
  3. Régiment des dragons de Schomberg [1]
  4. Créé en 1644, ce grade d’Ancien Régime, rétabli sous la Restauration et la Monarchie de Juillet, a rang de général de brigade. Cet officier est chargé de choisir les campements et de veiller aux marches et au ravitaillement de l’armée [2]
  5. Le Service Historique de la Défense à Vincennes précise bien général de brigade.
  6. Joachim Lepic fait donc bien partie du corps des généraux comme l'établit la liste officielle des officiers généraux de l'Armée de Terre et des Services (Ancien Régime-2010) par le Service Historique de la Défense [3]
  7. Dans son acte de décès de la Grande Chancellerie de l'ordre royal de la Légion d'honneur (3e division p. 119), est bien mentionné son grade de maréchal de camp [4].
  8. Ainsi, dans le Dictionnaire des Contemporains (vol 2) publié par Hachette 1858, il est stipulé que le Duc d'Abrantès (...) en 1845, a épousé la fille du baron Lepic, général de brigade [5].
  9. Dans le journal officiel de la Cour du Second Empire "L'Abeille Impériale" du 1er juin 1860: "(...) madame la duchesse d'Abrantès est fille du général baron Lepic (...)" [6].
  10. Le Bulletin Héraldique de France de Louis de la Roque publié en 1894 mentionne: " Joachim-Hippolyte baron Lepic qui fut général de brigade (...) [7].
  11. Le journal Le Matin, en 1890, fait également mention du grade de général pour qualifier Joachim Lepic à l'occasion du décès de son fils, préfet : "(...) fils du général du Premier Empire (...) [8].
  12. Le Figaro enfin fait mention de ce grade à l'occasion du décès de son petit-fils en 1908 : "(...) petit-fils du général baron Lepic et neveu du général comte Lepic [9].
  13. Plus récemment, en 1996, le dictionnaire des colonels de Napoléon de Danielle et Bernard Quintin, cite littéralement: "Il est promu au grade honorifique de maréchal de camp le 31 octobre 1827".
  14. http://chan.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx-23b1-20090531-chan-pleade-2/pl/toc.xsp?id=BB_29_1er_EMPIRE&qid=sdx_q1&fmt=tab&idtoc=BB_29_1er_EMPIRE-pleadetoc&base=fa&n=1102&ss=true&as=true&ai=second
  15. « Notice LH/1596/46 », base Léonore, ministère français de la Culture
  16. http://histoire.andresy.free.fr/index.htm
  17. Généalogie Andoche Alfred Michel Junot d'Abrantès [10]
  18. Fédération française de la protection rapprochée [11]
  19. « bataille de l'Ourcq »

Sources et bibliographieModifier

Articles connexesModifier