Jehan Raymond

Jehan Raymond
Jehan Raymond portrait.png
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Léon CahenVoir et modifier les données sur Wikidata
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Léon Cahen dit Jehan Raymond, né le à Paris, où il est mort le , est un peintre, décorateur, designer et enseignant français, spécialisé dans le cuir et rattaché au courant Art nouveau.

BiographieModifier

Vers 1900, à Paris, Jehan Raymond, artiste peintre de formation, ouvre l'Académie d'arts décoratifs au 49 rue Blanche, qu'il réserve aux femmes : cette école enseigne le dessin et tous les arts appliqués[1].

Fin 1902, il conçoit un anneau de serviette pour les étrennes des jeunes lecteurs du magazine Le Petit Français illustré[2].

Dans la presse, il est bientôt défini comme artiste touche-à-tout, inventif et « corioplaste » [cuiroplaste ?] vivant à Montrouge, consacrant sa vie au travail du cuir gravé, ciselé, ou patiné. Il officie en tant que gainier, relieur et ébéniste. Ses objets sont influencés par le japonisme et Puvis de Chavannes. Il produit aussi des bijoux à partir d'émail cloisonné. L'une de ses créations, un coffret, a été offert à la reine d'Italie en visite en France un an plus tôt[3].

En juillet 1904, il dépose le brevet d'invention pour un système de « bouton tous supports adhérent universel »[4].

Il est également professeur à l'école Boulle et à l'école Duperré[5],[6],[7].

Entre 1909 et 1912, il présente ses créations en cuir au Salon des artistes français[8]. En 1912, il y reçoit une mention honorable. Entre 1910 et 1929, ses nombreux élèves se présentent au Salon[9].

 
Planche pour l'ornement d'un porte-monnaie, 1908.

En 1908, il publie chez la librairie Renouard et Henri Laurens un album pédagogique fruit de son enseignement à l'Académie d'arts décoratifs, Le Cuir, compositions artistiques contenant 172 modèles en couleurs sous forme de fascicules sous calques, relatifs à des objets recouverts ou composés de cuir comme des cadres, boîtes, reliures, ceintures, portefeuilles, dans un style Art nouveau ; l'ouvrage est également publié à Chicago chez G. Broes Van Dort[10]. Certaines de ses créations, des émaux, sont reproduites en couverture de la revue Le Mois littéraire et pittoresque.

Il meurt à Paris 5e, le 6 juin 1930[11],[12].

Ses objets et reliures en cuir ciselé sont réputés et marquent, dans la lignée de celles d'Eugène Belville et Marius-Michel, les créations arts décoratifs du premier quart du XXe siècle[13].

Notes et référencesModifier

  1. Annonce parue dans Le Journal des artistes, Paris, 23 octobre 1904, p. 4552sur Gallica.
  2. Le Petit Français illustré, supplément du 19 décembre 1903, p. 3sur Gallica.
  3. « Jehan Raymond » par M. Hutin, in: La Revue du bien dans la vie et dans l'art, Paris, janvier 1904, pp. 9-10sur Gallica.
  4. « Brevet 337668 », in: Bulletin des lois de la République française, Paris, 1er juillet 1904, p. 1882sur Gallica.
  5. JORF, 6 octobre 1907, p. 3877sur Gallica.
  6. Art et Décoration, Paris, janvier 1907, p. 5 - sur Gallica.
  7. Revue moderne des arts et de la vie, Paris, 30 octobre 192&, p. 20sur Gallica.
  8. Fiche exposant SAF 1909, base salons du musée d'Orsay.
  9. Société des artistes français, Le Salon 1928, p. LVIII - sur Gallica.
  10. Le Cuir, compositions artistiques, sur Archive.org.
  11. Archives de Paris, 5e, année 1930, acte n° 902, vue 1/31.
  12. Le Journal, Paris, 11 juin 1930, p. 2sur Gallica.
  13. Eugène Belville, « Le cuir décoré et son avenir industriel », in: La Renaissance de l'art français et des industries de luxe, Paris, janvier 1919, p. 431, 433 — sur Gallica.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • (en) [reprint] Decorative Floral Designs for Needleworkers and Craftspeople by Jehan Raymond, New York, Dover Publications, 1986, 59 p., (ISBN 9780486251349).

Liens externesModifier

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