Jean de Procida

Jean de Procida ou Giovanni da Procida (1210–1298) était un diplomate et un scientifique italien du XIIIe siècle.

BiographieModifier

Né à Salerne où il étudie la médecine[1], il est le fils de Jean II de Procida et de Clemenza Logoteta de l'île de Procida. Il attire l'attention de Frédéric II, qu'il assiste jusqu'à la mort, ainsi que du cardinal Giovanni Gaetano Orsini, futur pape Nicolas III.

Il évolue à travers le Royaume de Sicile de Hohenstaufen. Après la défaite du fils de Frederic II, Manfred, à la bataille de Bénévent en 1266, il part pour Viterbe, et marie sa fille au napolitain Guelph, Bartholomeo Caracciolo.

Il est aux côtés de Conradin à la défaite de Tagliacozzo[1], puis fuit pour Venise. Ses biens sont confisqués par Charles d'Anjou, et sa femme et sa fille sont violées par un chevalier français.

Il s'installe avec ces deux fils à Barcelone, auprès de Constance, fille de Manfred et épouse du roi Pierre III d'Aragon, qui le nomme chancelier[1]. L'un de ses fils assassiné durant les Vêpres siciliennes.

Selon Pétrarque et Boccace, il part chercher le soutien de l'empereur byzantin Michel VIII Paléologue en 1279, mais en vain. Il semble que ce ne soit qu'une légende[1].

Il est parfois considéré comme le père ancestral de la Mafia sicilienne.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d John Julius Norwich (trad. de l'anglais), Histoire de la Sicile : de l'Antiquité à Cosa Nostra, Paris, Tallandier, , 477 p. (ISBN 979-10-210-2876-0, OCLC 1038053850). p. 184-185

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier

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