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Jean Nicolas Humbert de Fercourt

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Famille Humbert.

Jean-Nicolas Humbert
dit Humbert de Fercourt
Jean Nicolas Humbert de Fercourt

Naissance
Metz Moselle
Décès (à 72 ans)
Metz Moselle
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de brigade
Années de service 1771-1814
Distinctions Baron de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur

Jean-Nicolas, baron Humbert, dit Humbert de Fercourt, né le [1],[2] à Metz (Moselle), mort le dans la même ville, est un général français de la Révolution et de l’Empire.

BiographieModifier

Né au sein d'une vieille famille messine, Jean-Nicolas Humbert portait sous l'Ancien Régime le surnom de "de Fercourt", en référence à une terre possédée par sa famille. Il choisit très tôt la carrière des armes et se spécialise bientôt dans l'artillerie, l'arme de Metz par excellence[3]. Il gravit peu à peu les échelons militaires devenant sous-lieutenant, lieutenant, puis capitaine le 27 janvier 1788, à la veille de la Révolution française.

 
Hôtel de l'ordre du Saint-Sépulcre à Mayence. Bombe explosive décorée comme allégorie pour l'école de l'artillerie de 1813 à 1814.

Adhérant aux idées nouvelles, Jean Nicolas Humbert continue sa carrière dans les armées révolutionnaires. Il est nommé chef de bataillon le 26 août 1793, puis chef de brigade le 9 janvier 1794. Il prend le commandement du 7e régiment d'artillerie à pied le 21 floréal an III (10 mai 1795), puis est promu colonel. Il est élevé au grade d'officier de la Légion d'honneur le 14 juin 1804[2] et créé baron de l'Empire le 22 novembre 1808.

Le 6 novembre 1813, le baron Humbert est promu au grade de général de brigade[2] dans son arme de prédilection, l'artillerie. Le 26 du même mois, il est nommé commandant de l'école d'Artillerie de Mayence dans le département du Mont-Tonnerre, région alors française[4],[5],[6]. Le baron Humbert occupe ce poste jusqu'au 1er septembre 1814. Après l'épisode des Cent-Jours, il fait valoir ses droits à la retraite le 12 août 1815[2] et retourne en Moselle.

Le baron Jean Nicolas Humbert de Fercourt meurt dans sa ville natale à Metz, le 21 septembre 1823[1].

État des services du général baron Humbert[7]Modifier

  • Enseigne au régiment provincial de Metz, 4 août 1771.
  • Lieutenant au régiment provincial de Metz le 5 mai 1772.
  • Réformé le 11 décembre 1775.
  • Sous-lieutenant au régiment provisoire de Verdun le 10 mai 1775.
  • Aide de camp du général de Broglie de 1777 à 1780.
  • Lieutenant en second au régiment de Grenoble le 20 juillet 1780.
  • Lieutenant en premier au régiment de Grenoble le 6 janvier 1785.
  • Capitaine au second régiment à pied le 27 janvier 1788.
  • Chef de bataillon le 26 août 1793.
  • Chef de brigade le 20 pluviôse an II (9 janvier 1794) .
  • Directeur de l'artillerie à Grenoble le 20 pluviôse an II.
  • Commandant le 7e régiment d'artillerie le 21 floréal an III.
  • Directeur de l'artillerie à Mayence le 22 ventôse an VIII.
  • Général de brigade commandant l'École d'artillerie à Mayence, du 26 novembre 1813 au 1er septembre 1814.
  • Admis à la retraite par ordonnance royale du 12 août 1815.

Campagnes[7]Modifier

  • Aux armées des côtes de La Rochelle, des Alpes et d'Italie ;
  • A l'armée du Nord ;
  • A l'armée du Rhin ;
  • A commandé l'artillerie Gallo-batave et a conduit les opérations du blocus de la forteresse de Wurtzbourg ;
  • A l'armée de Hanovre (ans 12 et 13) était enfermé dans la citadelle de Hameln ;
  • A la Grande Armée (1806) ;
  • A l'armée du Rhin (1808);
  • A l'armée d'Espagne (1809) ;
  • A Mayence (1814)

Décorations et titresModifier

SourcesModifier

  • Côte du Service Historique de l'Armée de Terre: 8 Yd 1580
  • Thierry Lentz ; Denis Imhoff: La Moselle et Napoléon : étude d'un département sous le Consulat et l'Empire, éd. Serpenoise, Metz, 1986.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Liste des généraux mosellans du consulat et de l'empire sur patrimoines.lorraine.eu
  2. a b c et d Côte S.H.A.T.: 8 Yd 1580.
  3. La ville s'enorgueillit de la présence d’une des premistères École d'artillerie du royaume de France, l'École d'application de l'artillerie et du génie créée le 5 février 1720.
  4. Le département du Mont-Tonnerre fut intégré au territoire français le 9 mars 1801, jusqu'au démantèlement du Premier Empire en 1814.
  5. Le général Humbert de Fercourt - commandant l'école d'artillerie de Màyence
  6. L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Paris, 1912, p. 853
  7. a et b L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Paris, 1912