Jean-Jacques Salverda de Grave

romaniste néerlandais

Jean-Jacques Salverda de Grave (Noordwijk, - La Haye, ) est un linguiste et philologue néerlandais. Il fut membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique de 1923 à 1947[1].

BiographieModifier

Jean-Jacques Salverda de Grave est né à Noordwijk, aux Pays-Bas, le , d'une mère Pauline Brutel de la Rivière[2], issue d'une famille de réfugiés français huguenots venus s'établir aux Pays-Bas après la révocation de l'Édit de Nantes, et d'un père Matthijs Salverda de Grave[3], pasteur, dont le grand-père avait fui la France en 1785. Après des études universitaires à Groningue où il est l'élève d'Anton G. van Hamel, il devient l'élève de Gaston Paris, dans la capitale française, puis du provençaliste Emil Levi, à Fribourg-en-Brisgau. De 1887 à 1896, il est précepteur de la future reine Wilhelmine, et lui enseigne le néerlandais, le français, l'histoire et la géographie.

ŒuvresModifier

  • Essai sur quelques groupes de mots empruntés par le néerlandais au latin écrit, Amsterdam 1901.
  • Le Troubadour Bertran d’Alamanon (1902).
  • De Franse woorden in het Nederlands, Amsterdam 1906.
  • Quelques observations sur l'évolution de la philologie romane depuis 1884, Leyde 1907.
  • L’Influence de la langue française en Hollande, Paris 1913.
  • Dante, Amsterdam 1921.
  • Uit het gebied der Romaanse letteren, Haarlem 1928.
  • Des lois et coutumes de Saint-Amand, 1934 (en collaboration avec E.M. Meijers).
  • Le Droit coutumier de la ville de Metz au Moyen Âge, I : Jugements du maître-échevin de Metz au XIVe siècle, 1951 (en collaboration avec E.M. Meijers et Jean Schneider).

RéférencesModifier