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Jean-François Delmas (révolutionnaire)

militaire et homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Delmas et Jean-François Delmas.

Jean-François-Bertrand Delmas
Fonctions
Député de la Haute-Garonne

(1 an et 14 jours)
Gouvernement Assemblée législative
Député à la Convention nationale

(3 ans, 1 mois et 20 jours)
Député au Conseil des anciens

(2 ans, 8 mois et 16 jours)
Président de Convention nationale

(14 jours)
Membre du comité de salut public

(3 mois et 4 jours)
Membre du comité de salut public

(1 an et 22 jours)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Date de décès (à 47 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique Royalisme
Montagne Club des Jacobins
Profession Militaire
députés de la Haute-Garonne

Jean-François-Bertrand Delmas, né le Toulouse) Haute-Garonne et mort le Paris), est un homme politique et militaire français.

Royaliste au début de sa carrière, puis montagnard (l'aile la plus à gauche des révolutionnaires) il devient Président du Club des Jacobins en 1794.

Membre du premier Comité de Salut public, il est Président de la Convention nationale et est député de la Haute-Garonne à l' Assemblée législative puis à la Convention nationale.

Jean-François-Bertrand Delmas est membre du Conseil des anciens - le Sénat révolutionnaire- de 1795 à 1798. Il est le Président de cette institution du 21 mars 1797 au 20 avril 1797.

Ami de Marat et de Danton, il est un farouche opposant à Robespierre.

BiographieModifier

Militaire de carrière, il est officier sous l' Ancien Régime puis devient major général de la garde nationale de Toulouse. Il est élu député à l'Assemblée législative de 1791.

Alors fervent partisan de la monarchie, le 4 janvier 1792, il défend le principe de prérogative royale, demandant que le décret d'organisation de la haute cour nationale soit soumis à la sanction du roi.

Jean-François-Bertrand Delmas est envoyé à la tête de l'armée du Nord, après les évènements du 10 août, pour y annoncer la déchéance de Louis XVI.

Il prend la défense du général Arthur Dillon, qui à l'exemple de Lafayette, a fait prêter serment à sa troupe contre la Révolution.

Élu à la Convention en 1792, il vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis.

Il est élu secrétaire de Convention nationale le 26 décembre 1792.

Spécialiste des questions de commerce et d'industrie mais il effectue de nombreux rapports sur ces thématiques[1].

En outre, il rend plusieurs décrets relatif à l'organisation des troupes révolutionnaires.

Membre de la Montagne, Il se prononça contre la mise en accusation de Marat.

Il est accusé par le camp des jacobins de travailler en sous-main avec les royalistes, Delmas ayant fait nommer un commandant royaliste à Toulouse, sa ville natale.

Camille Desmoulins l'accuse à la tribune de s'être approprié les plans du général Arthur Dillon en les présentant comme son propre ouvrage.

Chargé pour le Comité de Salut public des questions militaires à partir de 1793, il est rapidement écarté par Robespierre, qui se méfie de son franc-parler.

Le , il prend la défense de Danton.

Jean-François-Bertrand Delmas est accusé avec 5 autres membres du comité de Salut public, par les députés Legendre et Cambon de conspirer contre la République et de vouloir rétablir la royauté.

Le 8 thermidor 1794, Jean-François-Bertrand Delmas s'en prend violemment à la tribune à Robespierre et participe le 9 thermidor au coup d'État contre ce dernier. Il devient président du Club des Jacobins[2].

Membre du comité de la guerre et du comité de défense générale, il travaille avec Carnot.

il devient adjoint de Barras comme commandant de la force armée et membre du comité de salut public thermidorien de 1794 à 1795.

En mai 1795, il présente à la Convention un projet contre les sociétés populaires.

Pourtant ancien montagnard, il réprime dans un bain de sang l' insurrection du 1er prairial an III, dont l'objectif était d'assoir un gouvernement dominé par la Montagne[2].

Delmas est membre du conseil des Anciens - l'équivalent du Sénat sous la Révolution- de 1795 à 1798. Il est le Président de cette institution du 21 mars 1797 au 20 avril 1797[2].

Il fait le 18 fructidor, un éloge de la modération et du régime du Directoire.

Commençant à montrer des signes d'une grande exaltation, il est interné en 1798 dans une maison de santé du citoyen Albert où il meurt.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier