Jean-Charles Massera

artiste
Jean-Charles Massera
Naissance (54 ans)
Mantes-la-Jolie
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Jean-Charles Massera, né le à Mantes-la-Jolie[1], est un écrivain français.

Il a été critique d'art jusqu'en 2000 et œuvre dans des domaines aussi divers que le roman, le théâtre, la vidéo, la photographie, la radio, la performance et l'installation sonore.

BiographieModifier

En 1991 une succession de rencontres le conduit dans le milieu de l'art new yorkais. Les visites de l'atelier du peintre Robert Ryman, puis des expositions Dislocations au MoMA et Vito Acconci à la galerie Barbara Gladstone, où il découvre respectivement le dispositif vidéo Anthro/Socio de Bruce Nauman et l'installation Voice of America de Vito Acconci, lui procurent ses premières émotions esthétiques. Après deux mois de culture intensive, il rentre à Paris et devient collaborateur occasionnel pour les revues art press, Artefactum et Parachute puis quelques années plus tard pour La lettre du cinéma, la Revue de littérature générale (P.O.L), La Revue Perpendiculaire (Flammarion).
Nourri de ces expériences artistiques, il publie son premier roman en 1994 (Gangue son). Tenté un temps par le commissariat d'exposition (À quoi rêvent les années 90 ? ; XN (collectif de commissaires indépendants) ou encore Le temps libre : son imaginaire, son aménagement, ses trucs pour s’en sortir…)), il se consacre progressivement exclusivement aux essais sur l'art et à la littérature. Il publie successivement France guide de l'utilisateur (1998) ; Amour, gloire et CAC 40 (1999) ; United Emmerdements of New Order précédé de United Problems of Coût de la Main-d’œuvre (2002). Parallèlement, il commence à écrire pour la radio — La vie qui va avec, en collaboration avec Vincent Labaume (France Inter, 1997), All You Need Is Ressentir (France Culture 2006) et pour le théâtre — Quelque chose en nous de général (le discours) (2001) ; United Problems of Coût de la Main d’œuvre (2002), Alles Klar (le débat) (2002) ; Another Way Now Pourrait Supprimer 2800 villages d’ici cinq ans (2006).
En 2000, il signe ses derniers textes en tant que critique d'art, notamment pour le catalogue de l'exposition Présumés innocents, au CAPC.

En 2003, il quitte momentanément la scène artistique et littéraire pour revisiter en actes une pratique sportive qui l'avait occupé à plein temps au cours de son adolescence : le cyclisme. Jean-Charles Massera prend alors une licence sous le pseudonyme de Jean de La Ciotat et après vingt-cinq ans d'inactivité physique se lance dans une carrière « cyclosportive » aussi amateur qu'improbable. L'expérience sera brève. Après trois saisons, celui que les internautes avaient fini par baptiser JdLC met un terme à sa carrière. De cette expérience quelque peu piteuse, découlent deux livres — Jean de La Ciotat confirme (2004) qu'il publie anonymement, puis Jean de La Ciotat, la légende (2007) qu'il assume et signe. Toujours en 2007, il reprend à plein temps le nom Jean-Charles Massera et publie son premier recueil de nouvelles : A cauchemar is born.

En 2008, il s'engage, avec entre autres Éric Arlix et Chloé Delaume dans la publication de la nouvelle revue TINA (There is no alternative).

Ses installations visuelles ou sonores ont été montrées dans diverses expositions de groupe (La Beauté, à Avignon, Corporate Everything à la Kunsthalle de Fribourg, Cherchez le garçon au MAC/VAL...) ou personnelles (Institut d’Art Contemporain Villeurbanne/Rhône-Alpes).

ŒuvresModifier

Littérature
Essais
Théâtre
Radio / Pièces sonores
  • La vie qui va avec (avec Vincent Labaume), France Inter, 1997
  • All You Need Is Ressentir, France Culture, 2006
  • Jordan et les boulets (le secret d'Alexia), France Culture, 2007
  • Ils Nous Ont Même, They Didn't Even, Palais de Tokyo, Paris, 2008
  • La Nouvelle Subjectivité, émission de variété (avec Benoît Lambert, Marion Lubat, Morgane Hainaux et Pascal Sangla), France Culture, 2010.
  • We Are L’Europe (Le feuilleton), Fiction radiophonique, France Culture, 2011.
  • Tunnel of mondialisation, (livre CD / DVD de 5 chansons et clips vidéo) avec Pascal Sangla (musique), Éditions verticales, 2011 (ISBN 978-2-07-013301-7).
  • United Problems of Coût de la Main-d’œuvre, Fiction radiophonique en 5 épisodes, France Culture, 2012.
  • Jte dérange ? Non non, 10 appels téléphoniques, ARTE Radio, 2012.
  • Oui mais nous, comment on fait pour notre exposé ? (avec Emmanuelle Pireyre), 5 épisodes, France Culture, 2014.
Expositions
  • Under The Résultats, affichage public, Biennale d'art contemporain, les Ateliers de Rennes : Valeurs croisées, 2008
  • Corporate everything, Kunsthalle Freiburg, 2010
  • Kiss My Mondialisation (Solo show), IAC Villeurbanne, 2010
  • Chercher le garçon, MAC VAL, 2015
  • Biennale Internationale de Design, 2017
  • Biennale de Québec, Manif d'Art, 2017
  • Le travail à l'œuvre / l'alternative, FRAC Champagne-Ardenne, 2017
  • Ad Valorem Ratio, Casino Luxembourg - Forum d'art contemporain, 2017
Films et Vidéos
  • Tunnel of mondialisation, (livre CD / DVD de 5 chansons et clips vidéo) avec Pascal Sangla (musique), Éditions verticales, 2011 (ISBN 978-2-07-013301-7)
  • Call Me DominiK, film documentaire sur la vie des téléopérateurs et téléopératrices travaillant dans le Nord de la France et dans la région de Casablanca et Rabat au Maroc, 2014.
  • La rameuse qui se demande si ça existe un parc avec un nom de grande femme, (avec Marion Lubat), produit avec les soutien du Parc Jean-Jacques Rousseau, Centre Culturel de Rencontre, 2015.
  • Le Jogger qui vient aborder les nanas dans leur voiturette de golf, (avec Pierric Plathier) produit par La Huit avec les soutien du Parc Jean-Jacques Rousseau, Centre Culturel de Rencontre, 2015.
  • L'Executive Woman qu'essaye de faire un break, (avec Emmanuelle Lafon), produit par La Huit avec les soutien du Parc Jean-Jacques Rousseau, Centre Culturel de Rencontre, 2015.

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier