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Jacques Charpentier de Boisgibault
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Jacques Charpentier de Boisgibault est un magistrat français né le à Orléans dans l'ancienne province de l'Orléanais du royaume de France et mort en 1794.

Sommaire

BiographieModifier

FamilleModifier

Issue de la bourgeoisie orléanaise et dont la filiation suivie remonte à Pierre Charpentier, trésorier des Ponts et Chaussées de la généralité d'Orléans, la famille Charpentier a acheté le château de Boisgibault[1] à Ardon, commune située au sud d'Orléans, en 1712. Elle a rajouté deux ailes, les communs de la basse cour, rénové les salons et aménagé la chapelle. La famille aurait été anoblie par la charge de secrétaire du roi de France (1746) en la personne de son père, Jacques Charpentier de Mondonville (1678 - 1752).

Jacques Charpentier de Boisgibault hérite de la propriété. La maison est aujourd'hui classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et notamment grille en fer forgé de la cour d'honneur sur laquelle figurent toujours les initiales de Jacques Charpentier de Boisgibault. Jacques Charpentier de Boisgibault se fait appeler monsieur de Boisgibault[2].

Il épouse Anne Thérèse Nouet alias Nouette (Paris, 1732- Orléans, 1794) à l'église Saint-Louis-en-l'Île de Paris le . Leur fils épousera Justine Sarrasin de Maraise, la filleule de l'entrepreneur Christophe-Philippe Oberkampf, à Paris, en 1787.

CarrièreModifier

Jacques Charpentier de Boisgibault a d'abord été receveur des tailles d'Orléans (1741), commis à la recette et à la recette pour la réédification de la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans (1742), grand maître des eaux et forêts d'Orléans (dès 1750).

Il est conseiller du roi de France en ses conseils et Président de la Cour des aides avec Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes de 1754 à 1791.

S'il n'a jamais eu la notoriété de Malesherbes, il reste dans l'histoire pour s'être opposé au roi Louis XV dans l'affaire Monnérat. Il reçoit une lettre de cachet de Louis XV et s'exile dans ses terres d'Ardon, au château de Boisgibault.

Lettre de cachet de Louis XVModifier

La lettre de cachet est ainsi libellée par Louis XV : « Monsieur de Boisgibault, je vous fais cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous sortiez dans le jour de ma bonne ville de Paris et que vous vous retiriez à votre terre de Boisgibault, sans en pouvoir sortir jusqu'à nouvel ordre de ma part, à peine de désobéissance. Sur ce, je prie Dieu qu'il vous ait, Monsieur de Boisgibault, en sa bonne garde »[3]. Écrit à Versailles, le .

RéférencesModifier

  • Boisgibault, patronyme et toponyme du haut val de Loire.
  • Pierre Grosclaude, Malesherbes, témoin et interprète de son temps (librairie Fischbacher, 1961).
  • Jean des Cars, Malesherbes (Poche, 2012).
  • Gilbert Germain, Une propriété de Sologne : le domaine de Boisgibault (commune d'Ardon) de 1712 à 1873 - Mémoire de maîtrise d'histoire de l'université d'Orléans, 1979.
  • Sylvie Nicolas, Les derniers maîtres de requête de l'ancien régime (1771 - 1789), Ecole Nationale des Chartes (1998).

NotesModifier

  1. « Le château de Boisgibault », notice no PA45000020, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Pierre Grosclaude Malesherbes, témoin et interprète de son temps, Librairie Fischbacher, 1961.
  3. Mémoires pour servir à l'histoire du droit public de la France en matière d'impôts.