Jacques-André-Simon Le Fessier

prélat catholique

Jacques-André-Simon-Mathias Le Fessier
Biographie
Naissance
à Argentan
Décès
à Argentan
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque constitutionnel de l'Orne
Autres fonctions
Fonction laïque
Député à l'Assemblée nationale législative

(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jacques-André-Simon-Mathias Le Fessier (ou Lefessier) (né à Argentan le  et mort à Argentan le ) est un ecclésiastique qui fut évêque constitutionnel du département de l'Orne de 1791 à 1801 et député à l'Assemblée nationale législative de 1791 à 1792.

BiographieModifier

Originaire d'Argentan, Jacques André Simon Le Fessier est curé de Bérus dans le diocèse du Mans. Après le refus de l'évêque de Sées d'accepter la constitution civile du clergé il se fait élire évêque constitutionnel de Séez le  et il est sacré à Paris le 3 avril. Il se fait également élire à l'Assemblée nationale législative (1791-1792). Il dépose ses insignes le , et devint président du « Club municipal de Sées » c'est-à-dire de la municipalité.

Après la Terreur il reprend sa mitre, publie des encycliques, tient des synodes et assiste aux deux « Conciles nationaux ». Il se démet lors de la signature du Concordat de 1801 et se retire avec 3 000 francs de retraite, dans sa ville natale d'Argentan où il publie ensuite un petit pamphlet contre le clergé sous le titre Avis pacifiques aux prêtres rentrés par le Solitaire d'Argentan. Il meurt à Argentan en  sans s'être repenti et dans son testament il exige des obsèques civiles[1].

On doit également à Le Fessier, comme écrivain, un Je ne m'y attendois pas ou Réponse de M. Le Fessier sur la dénonciation du sieur La Houardière, (v. 1791), mais on lui doit surtout d’avoir sauvé du vandalisme la bibliothèque de l’évêché de Séez et la collection chronologique des portraits de ses évêques.

SourceModifier

RéférencesModifier

  1. L'Ami de la religion et du roi: journal ecclésiastique, politique et littéraire Volume 74 Paris 1830 p. 259