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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cardon (homonymie).
Jacques-Armand Cardon
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Cardon, de son vrai nom Jacques Armand Cardon, né le au Havre (Seine-Inférieure)[1], est un dessinateur et caricaturiste français.

BiographieModifier

Le père de Cardon est mort en captivité[2]. Cardon connaît la reconstruction du port de Lorient et vit dans les baraquements du Château de Soye[3], avant de travailler dans les Arsenaux de la Marine à l'âge de 17 ans[2]. Il effectue son service militaire à Toulon[2] et, en 1957, l'occasion lui est offerte d'y fréquenter l’École des beaux-arts, où il étudie la lithographie[2] ; il pratique ensuite la gravure et la sculpture. Il retourne un temps à Lorient puis arrive à Paris[2].

En 1961, il rencontre Cabu, Wolinski, Fred, Roland Topor, François Cavanna et le professeur Choron, lors des débuts d'Hara-Kiri[4]. Il publie ses premiers dessins cette même année, dans Bizarre, éditions Jean-Jacques Pauvert[5]. À partir de 1962, il collabore à Siné-Massacre[5], France-Deux (il publie entre autres : Le Crime paie bien), à L'Humanité, à la revue du SNESup (Syndicat national de l'enseignement supérieur).

En 1968, il collabore à L'Action, publie des dessins dans L'Enragé, avec Siné, Gébé, Wolinski[5], Topor, etc. De 1970 à 1978, il fait paraître des bandes dessinées dans Le Fou parle[5], Charlie Hebdo, L'Écho des savanes, et des bandes dessinées politiques dans Politique-Hebdo[5] – pour L'Humanité-Dimanche[4] jusqu'en 1979.

Il participe à Tac au Tac, la série télévisée de Jean Frapat ; il dessine pour un ballet de Paul-André Fortier, à Montréal, en 1981. Il réalise un dessin animé L'Empreinte (Prix de la première œuvre au Festival d'Annecy, sélection pour le Festival de Cannes, 1975[réf. nécessaire]). Il crée la revue Le Père Denis avec Kerleroux, Vasquez de Sola et Grandremy.

Il collabore régulièrement au Monde et, à partir de 1974, au Canard Enchaîné[4]. Parallèlement, il expose ses dessins en France, en Allemagne et dans d'autres pays européens.

Ses dessins paraissent dans l'anthologie Planète, L’Humour noir, de Jacques Sternberg (1967) dans laquelle est éditée la série des chaises impossibles datant de 1962. Il crée La Condition humaine dans Satirix (1972) et Albin Michel publie Ligne de fuite[2] ; La Véridique histoire des compteurs à air paraît aux éditions de La Courtille (1973)[2]. En 1986, les Éditions du héron publient le recueil Comment crier et quoi ; en 1995, il exécute des dessins pour Les Sursitaires d'Elias Canetti ; en 2001, il dessine dans l'anthologie Tout l'humour du monde, éditions Glénat.

En 2002, paraît une monographie, Cardon, Dessins, regroupant une sélection de sa production des trente dernières années, aux Éditions du Héron, Lausanne[6].

En 2010 paraît une rétrospective de 240 dessins : Cardon, Vu de dos - trente ans de dessins plus que politiques aux éditions L’Échappée[5]. Cet ouvrage montre ses personnages silencieux, vus de dos mais néanmoins reconnaissables ; ses dessins emploient rarement les phylactères. L'ouvrage reçoit un accueil critique positif dans L'Est Républicain, Le Point[7].

En 2015, Cardon, qui a grandi dans la cité de Soye, reçoit la médaille de la ville de Ploemeur, qui lui décerne aussi le titre de citoyen d'honneur[3] ; en outre, l'artiste est l'un des présidents d'honneur de l'association Mémoire de Soye[3]. Il est installé en Anjou depuis le début des années 2000[2].

Notes et référencesModifier

  1. Jacques Armand Cardon dans la table décennale des naissances 1933-1942 du Havre, sur le site des archives municipales de la ville.
  2. a b c d e f g et h Laurent Beauvallet et Cardon (interviewé), « Cardon canarde toujours dans le dos », Ouest-France,‎
  3. a b et c La rédaction, « Lorient : Ploemeur. Jacques-Armand Cardon, enfant de la cité », Le Télégramme,‎
  4. a b et c Laurent Beauvallet, « "Une dégueulasserie absolue, commise par.." », Ouest-France,‎
  5. a b c d e et f Laïd Sammari, « Un rire "cardonique" », L'Est Républicain,‎
  6. La rédaction, « Beaux livres : Cardon », L'Humanité,‎
  7. Olivia Recasens et Christophe Labbé, « Cardon fait mouche avec ses dessins politiques », Le Point.fr,‎

AnnexesModifier