Institut technique de la betterave

L'Institut technique de la betterave, ou ITB, est un institut technique agricole français[1], spécialisé dans la culture de la betterave sucrière. Il coordonne la recherche agronomique autour de cette plante cultivée sur presque 500 000 ha[2] (soit environ 2% de la sole agricole française), et diffuse des conseils à 26 000 planteurs. L'ITB participe à la recherche agronomique française grâce à des partenariats européens[3] et nationaux (fonds Horizon 2020, CASDAR...) avec d'autres organismes de recherche (INRAe, ACTA)[4].

Institut technique de la betterave
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
1944
Cadre
Sigle
ITBVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Association, institut technique agricole
Siège social
45 rue de Naples, 75008 Paris
Pays
Organisation
Effectif
40
Président
Alexandre Quillet
Site web

HistoireModifier

L'ITB est fondé en 1944 par des planteurs de betterave (la CGB) et des industriels transformateurs (le SNFS), ce qui en fait le premier institut technique agricole français[5], créé deux ans avant l'Institut national de la recherche agronomique. Le premier directeur est Jean Achard, qui fut directeur de la Confédération générale des planteurs de betteraves de 1926 à 1939[6] puis Secrétaire d'État au ravitaillement[7].

De statut associatif[8], l'organisme fait partie de l'ACTA, au même titre que les autres instituts techniques agricoles (Arvalis, Terres Inovia, etc.). Il se consacre uniquement à la culture de la betterave sucrière (au troisième rang des surfaces de grandes cultures[9], derrière les céréales et les oléagineux mais devant les protéagineux et les pommes de terre).

Activités et missionsModifier

L'ITB est un institut de recherche appliquée qui met en place des expérimentations, et diffuse ses conseils agronomiques aux professionnels de la filière[10]. Il est chargé de répondre aux sollicitations techniques de la filière pour apporter des solutions agronomiques aux difficultés et impasses pouvant être rencontrées[11],[12].

Qualifié par le Ministère de l'Agriculture, l'institut contribue notamment à expérimenter et encourager les pratiques culturales durables[13],[14]. Des experts sont présents dans les zones de production afin de mener les essais et conseiller les agriculteurs.

Au sein de son réseau d'essais, l'ITB compare les différentes variétés commercialisées ou en voie de mise sur le marché afin d'évaluer leurs performances génétiques[15]. Avec ses propres équipes scientifiques et celles de ses partenaires, il étudie les bioagresseurs et la physiologie de la betterave sucrière[16],[17]. Enfin, le relai des innovations agronomiques[18],[19] est une de ses missions, avec la diffusion via des notes d'informations, les réseaux sociaux, la presse agricole ou des articles scientifiques[20].

Localisation et effectifsModifier

L'institut compte environ 40 personnes dont la moitié est répartie dans les régions productrices de betterave sucrière (de la région Centre Val-de-Loire jusqu'au Nord Pas-de-Calais[21]). Outre le siège social parisien, huit délégations régionales assurent le contact avec agriculteurs et industriels de la filière betteravière et conduisent les essais agronomiques[22].

RéférencesModifier

  1. « Arrêté du 7 mai 2007 relatif à la qualification d'instituts techniques agricoles et agro-industriels. - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 9 octobre 2020)
  2. Agreste, « Produits agroalimentaires. Sucre »,
  3. « Links: IIRB », sur www.iirb.org (consulté le 9 octobre 2020)
  4. « RMT Modelia : Partenaires », sur www.modelia.org (consulté le 9 octobre 2020)
  5. « Institut technique de la betterave », sur le site de l'ACTA (consulté le 3 novembre 2020).
  6. Pierre Grison, La phytopharmacie française : chronique historique, Quae, (lire en ligne), p. 118
  7. Joseph Garnotel, La saga du sucre : entre douceur et amertume, Quae, , 176 p. (ISBN 978-2-7592-3112-6, lire en ligne), p. 67
  8. « INSTITUT TECHNIQUE DE LA BETTERAVE I.T.B. (PARIS 8) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 784855447 », sur www.societe.com (consulté le 9 octobre 2020)
  9. Agreste, « Surfaces 2020 : Baisse globale des surfaces de céréales et de colza, hausse des surfaces de printemps (blé dur, orges, pois, pommes de terre) », Agreste Conjoncture,‎ (lire en ligne)
  10. « La technique ITB », sur www.lebetteravier.fr (consulté le 8 octobre 2020)
  11. L'Usine Nouvelle, « La jaunisse de la betterave menace à nouveau les rendements - L'Usine Matières premières », L'Usine Nouvelle,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2020)
  12. « Filière betterave-sucre : plan de soutien gouvernemental pour faire face à la crise de la jaunisse », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 9 octobre 2020)
  13. « L’Action Syppre lauréate des ITA'Innov - Syppre - Construire ensemble les systèmes de culture de demain », sur Syppre, (consulté le 9 octobre 2020)
  14. « Betterave Beta'Stat, nouvel outil de suivi de l'itinéraire technique », sur Terre-net (consulté le 9 octobre 2020)
  15. « AKER - Itinéraire de l’inscription d’une variété de betterave », sur www.aker-betterave.fr (consulté le 9 octobre 2020)
  16. « [Betteraves] "Alerte pucerons" L'ITB lance son OAD pour « faciliter la lutte contre les pucerons » », sur Terre-net (consulté le 9 octobre 2020)
  17. « Charançon "Lixus juncii" en betteraves, la petite bête qui monte… qui monte », sur Cultivar, (consulté le 9 octobre 2020)
  18. « L’ITB lance une expérimentation sur les betteraves bios », sur www.lebetteravier.fr (consulté le 8 octobre 2020)
  19. « 15 & 16 mai 2019 – Somme – Les stratégies alternatives au désherbage tout chimique » (consulté le 8 octobre 2020)
  20. « Institut technique de la betterave. France », sur data.bnf.fr (consulté le 9 octobre 2020)
  21. André Thibault, « La betterave industrielle en France », L'Information Géographique, vol. 20, no 4,‎ , p. 130–139 (DOI 10.3406/ingeo.1956.1615, lire en ligne, consulté le 9 octobre 2020)
  22. « Institut technique de la betterave - Implantations régionales » [PDF], sur le site de l'ACTA (consulté le 3 novembre 2020), p. 3.

Liens externesModifier