Inakadate

village japonais

Inakadate
田舎館村
Inakadate
La mairie d'Inakadate
Drapeau de Inakadate
Drapeau
Administration
Pays Drapeau du Japon Japon
Région Tōhoku
Préfecture Aomori
Code postal 038-1100
Démographie
Population 7 981 hab. (2017)
Densité 357 hab./km2
Géographie
Coordonnées 40° 37′ 52″ nord, 140° 33′ 01″ est
Superficie 2 235 ha = 22,35 km2
Localisation
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Inakadate
Liens
Site web Inakadate

Le village d'Inakadate (田舎館村, Inakadate-mura?) est un village du district de Minamitsugaru, dans la préfecture d'Aomori, au Japon. Officiellement fondé à la fin du XIXe siècle, il comprend un site archéologique signalant la présence de l'homme durant la période Yayoi (~400 av. J.-C.- ~250) et l'apparition de la riziculture. Dans les années 2000, le village devient célèbre dans tout le Japon, et même au-delà, grâce à la création et le développement d'une manifestation culturelle originale : le Tambo art.

GéographieModifier

SituationModifier

 
Le village d'Inakadate dans la préfecture d'Aomori.

Le village d'Inakadate se situe sur l'île de Honshū, à environ 555 km, à vol d'oiseau, au nord-est de Tōkyō. Au centre-ouest de la préfecture d'Aomori, dans la partie sud-est de la plaine de Tsugaru (ja), il s'étend sur 22,35 km2, 6,5 km du nord au sud, et 9 km d'est en ouest, entre les villes d'Aomori, chef-lieu de la préfecture, et Hirosaki[1]. Le village est traversé d'est en ouest par la rivière Aseishi[l 1], un affluent de la rivière Hira (en) dans le bassin versant du fleuve Iwaki[2],[3]. À l'ouest, se dresse le mont Iwaki, et, à l'est, les monts Hakkōda. Le lac Towada se trouve à environ 30 km au sud-est.

DémographieModifier

À la date du , le village d'Inakadate rassemblait sur son territoire 7 981 habitants dont 4 209 représentantes de la gent féminine (52,74 % de la population)[4].

Évolution de la population d'Inakadate (1980 - 2015[B 1],[B 2])

La population d'Inakadate ne cesse de décroître depuis 1980, passant de 10 053 à 8 110 en 35 ans, soit une baisse de 19,3 %. De 1980 à 2015, la proportion des plus de 65 ans s'accroît de 11,2 à 31,6 %, tandis que celle des moins de 16 ans chute de 21,7 à 11,2 %[B 3]. En outre, sur la même période, le taux de natalité diminue de 1,73 à 1,33, illustrant le vieillissement de la population japonaise dans son ensemble (ce taux passe, à l'échelle nationale, de 1,73 à 1,38)[B 4]. Les projections les plus pessimistes annoncent un nombre de villageois inférieur à 5 000 dès 2045, pas avant 2055 pour les plus optimistes[B 5].

Municipalités voisinesModifier

Le village d'Inakadate est entouré par les villes de Hirosaki, Kuroishi et Hirakawa, et le bourg de Fujisaki.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

De nombreux sites archéologiques, situés dans la préfecture d'Aomori, montrent que l'homme était présent dès la période Jōmon (~15 000 - 300 av. J.-C.)[1]. En 1981, l'établissement d'un chantier pour la construction d'une route près du village d'Inakadate met au jour des traces d'anciennes rizières[5],[6]. Des fouilles archéologiques révèlent alors que le riz est cultivé dans la région depuis plus de 2 000 ans[5],[7]. Le site, appelé Tareyanagi, est classé site historique national le [8]. Il contient des vestiges de champs de riz de la période Yayoi (~400 av. J.-C.- ~250)[7].

Époque médiévaleModifier

Durant l'époque Nanboku-chō (1336-1392), un chef militaire de haut rang fait construire un château dans le sud de la plaine de Tsugaru[1]. À l'époque Sengoku (milieu du XVe siècle-fin du XVIe siècle), des membres de la famille Sentoku (ja), une branche du clan Nanbu dominant la province de Mutsu, prennent possession du château d'Inakadate[1].

Époque moderneModifier

En 1889, en application du nouveau système d'administration des municipalités mis en place par le gouvernement de Meiji, plusieurs villages du sud-est de la plaine de Tsugaru sont regroupés pour former le village d'Inakadate[B 6], l'une des 171 municipalités composant la préfecture d'Aomori[9].

Le , le village d'Inakadate fusionne avec le village voisin de Kōdenji. La nouvelle municipalité conserve le nom d'Inakadate[B 6],[1].

ToponymieModifier

Le toponyme « Inakadate (田舎館?) » apparaît dès l'ère Tenbun (1532 - 1555). En effet, dans un document historique, datant de 1546, et décrivant les regroupements d'habitations du district de Tsugaruinaka (津軽田舎)[l 2] dans le nord-ouest de la province de Mutsu, un village portant ce nom est mentionné[10]. Cet endroit a d'abord été connu sous le nom de « Inaka (夷中?, litt. « pays barbare ») », en raison de sa position centrale dans le territoire des Emishi, population du nord de l'île de Honshū[11]. Une autre théorie affirme cependant que le nom du village traduit le fait que le village est dépositaire d'une longue tradition agricole centrée sur la culture du riz. Le terme « Inaka (田舎?) », couramment traduit par « campagne » ou « rural », dériverait de « inaka (稲家?, litt. « entrepôt à riz ») », mot issu du Yamato kotoba (en)[12], langue japonaise originelle[11],[10].

Patrimoine culturelModifier

Le village d'Inakadate est connu dans tout le Japon pour avoir créé, au début des années 1990, le Tambo art, ou art des rizières, dont il organise chaque année, d'avril à novembre, une manifestation[13],[14].

Symboles municipauxModifier

La fleur de riz est la fleur symbole d'Inakadate, et le févier du Japon son arbre symbole[1].

Sa bannière est composée du sinogramme japonais : (rizière), au centre, mettant en valeur la culture du riz, activité emblématique du village. Et la forme circulaire extérieure symbolise l'union harmonieuse des villageois[1].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

Notes lexicales bilinguesModifier

  1. La rivière Aseishi (浅瀬石川, Aseishi-gawa?).
  2. Le district de Tsugaruinaka (津軽田舎郡, Tsugaruinaka no koori?), aussi appelé district d'Inaka (田舎郡, Inaka no koori?).

Références bibliographiquesModifier

Autres référencesModifier

  1. a b c d e f et g (ja) Mairie d'Inakadate, « 村のプロフィール » [« Portrait d'Inakadate »], sur www.vill.inakadate.lg.jp,‎ (consulté le 1er octobre 2017).
  2. (en) Institut d'études géographiques du Japon, « GSI Maps » (consulté le 4 octobre 2017).
  3. (ja) Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme, « 岩木川水系河川整備基本方針 » [« Plan de base de l'aménagement du système d'eau du fleuve Iwaki »] [PDF], sur www.mlit.go.jp,‎ (consulté le 3 octobre 2017), p. 4.
  4. (ja) Mairie d'Inakadate, « 田舎館村 » [« Inakadate »],‎ (consulté le 1er octobre 2017).
  5. a et b (en) Yoko Hani, The Japan Times, « Homegrown art », sur japantimes.co.jp, (consulté le 3 octobre 2017).
  6. (ja) Préfecture d'Aomori, « 垂柳遺跡 » [« Vestiges de Tareyanagi »], sur www.pref.aomori.lg.jp,‎ (consulté le 3 octobre 2017).
  7. a et b (ja) Préfecture d'Aomori, « 垂柳遺跡 » [« Vestiges de Tareyanagi »], sur Guide touristique de la préfecture d'Aomori,‎ (consulté le 4 octobre 2017).
  8. (ja) Agence pour les Affaires culturelles, « 垂柳遺跡 » [« Vestiges de Tareyanagi »], sur Cultural Heritage Online,‎ (consulté le 4 octobre 2017).
  9. (ja) Union des bourgs et des villages de la préfecture d'Aomori, « 町村会とは » [« À propos de l'union des bourgs et des villages »], sur www.aomori-chousonkai.jp,‎ (consulté le 4 octobre 2017).
  10. a et b (ja) Convention pour la promotion de la marque « village du Tambo art », « 地名の由来 » [« Origine d'un nom de lieu »],‎ (consulté le 4 octobre 2017).
  11. a et b (ja) Préfecture d'Aomori, « 管内市町村勢 » [« Vivacité des municipalités »] [PDF], sur www.pref.aomori.lg.jp,‎ (consulté le 4 octobre 2017), p. 39.
  12. Christian Berner et Tatiana Boukreeva-Milliaressi, La traduction : philosophie et traduction : interpréter/traduire, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Philosophie & linguistique », , 310 p. (ISBN 978-2-7574-0357-0 et 2757403575, OCLC 770601299, notice BnF no FRBNF42558335, lire en ligne), p. 301.
  13. (ja) Asahi Shinbun, « 田んぼアート » [« Tambo art »], sur Kotobank,‎ (consulté le 4 octobre 2017).
  14. (en) Gardner Robinson et Rika Cook, « Field of Dreams: Inakadate Tanbo Art », sur www.outdoorjapan.com, (consulté le 4 octobre 2017).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externesModifier