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Horrorcore
Origines stylistiques Rap hardcore, gangsta rap
Origines culturelles Années 1980 ; États-Unis
Instruments typiques Hip-hop, échantillonneur, percussions, table de mixage, synthétiseur
Popularité Underground (largement)
Scènes régionales Détroit

L'horrorcore est un genre musical dérivé du hip-hop basé sur des thèmes et paroles sur les films d'horreur. Ses origines dérivent des artistes rap hardcore et du gangsta rap tels que Geto Boys, le groupe qui a poussé les contenus plus violents que la plupart des artistes du genre. Le terme d'« horrorcore » se popularise ouvertement par des groupes de ce domaine tels que Flatlinerz et Gravediggaz.

OriginesModifier

Les origines stylistiques de l'horrorcore peuvent être retracées depuis les Geto Boys, dont le premier album, Making Trouble, contient la chanson Assassins, citée par Joseph Bruce (Violent J du groupe horrorcore Insane Clown Posse) dans son ouvrage Behind The Paint, comme le premier rap horrorcore. Bruce explique que les Geto Boys ont popularisé le style grâce à leur second album, Grip It! On that Other Level, contenant des musiques phares telles que Mind of a Lunatic et Trigga-Happy Nigga[1]. Le premier album de Ganksta N-I-P, intitulé The South Park Psycho (1992), contient la chanson Horror Movie Rap qui reprend le thème du film Halloween[2],[3]. Le premier single de Big L' Devil's Son (1993) est considéré comme de l'horrorcore[4]. Le groupe Insane Poetry, dans leur premier album Grim Reality (1992)[5] et Esham, avec Boomin' Words from Hell (1989), s'incorporent dans l'horrorcore avec les paroles[6]. Kool Keith clame être « inventeur incarné » du genre[7]. Selon Icons of Hip Hop, « de nombreux débats ont fait rage pour savoir d'où vient le terme horrorcore », mais le mot se popularise en 1994 grâce à l'album de Flatlinerz U.S.A. (Under Satan's Authority) et à l'album Niggamortis des Gravediggaz[2],[8],[9],[10].

Le genre ne se popularise pas chez le grand public ; cependant, des artistes et groupes tels que Insane Clown Posse et Twiztid se sont nettement bien popularisés grâce à leurs ventes[2]. Le genre se popularise sur Internet et obtient son propre show à Détroit nommé Wickedstock[11]. À chaque Halloween depuis 2003, des artistes horrorcore du monde entier composent des musiques gratuites sous le nom de Devilz Nite[12]. D'après un documentaire de janvier 2004 sur la chaîne télévisée BBC intitulée Underground USA, ce genre « possède un fort impact aux USA » et « s'étend à travers l'Europe »[11]. Le magazine de New York met en avant les dix meilleurs groupes horrorcore dans sa liste[13]. Spin demande à Violent J des Insane Clown Posse de lister ses dix musiques horrorcore préférées. Ses musiques incluaient What's on My Mind de The Dayton Family, M.. Ouija de Bone Thugs-N-Harmony et Billie Jean 2005 de Necro[14].

CaractéristiquesModifier

L'horrorcore définit un style de hip-hop qui se focalise principalement sur des thèmes d'horreur comme le satanisme, l'auto-mutilation, le cannibalisme, le suicide et le meurtre. Les paroles s'inspirent souvent de films d'horreur[15]. Selon le rappeur Mars, « si vous prenez Stephen King ou Wes Craven et que vous les mélangez au rap, ça fait ce que je suis[16]. » L'horrorcore est décrit par Entertainment Weekly en 1995 comme « un mélange de rap hardcore et de metal[17]. » Les paroles dans l'horrorcore sont souvent décrites comme similaires à celles du death metal[18].

Artistes représentatifsModifier

Les principaux artistes représentatifs du genre incluent : Blaze Ya Dead Homie, Brotha Lynch Hung, Dosia Demon, Eminem et son groupe D12, Esham et son groupe Natas, Evil Pimp, Flatlinerz, Gravediggaz, Insane Clown Posse[14], Kool Keith, Mars, Necro[14], Rhyme Asylum, Tech N9ne, Three 6 Mafia et Twiztid.

En France[19], des artistes connus dans le genre incluent : VII, Alkpote, Escobar Macson, Stupeflip, Vîrus, Vald, SiboyÄrsenik, Swift Guad, Anfalsh, Neochrome Hall Stars, La Rumeur, Don Choa et Sheitan. Cependant, dans les années 1990, le style d'Ali se rapprochait de l'horrorcore[20],[21],[22] avant qu'il abandonne ce style à partir de Mauvais Œil en faveur d'un style se rapprochant davantage du rap conscient.

BibliographieModifier

Time Bomb (Collectif) (Ft. Lunatic, Oxmo Puccino, Pit Baccardi & X-Men) – Les Bidons veulent le Guidon (lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. (en) Bruce, Joseph, ICP: Behind the Paint, Royal Oak, Michigan, Psychopathic Records, , 174–185 p. (ISBN 0-9741846-0-8), « The Dark Carnival ».
  2. a b et c (en) Hess, Danielle, Icons of Hip Hop, Hess, Mickey, (ISBN 0-313-33903-1), « Hip Hop and Horror », p. 369.
  3. (en) Hess, Mickey, Is Hip Hop Dead?, Greenwood Publishing Group, , 72–73 p. (ISBN 0-275-99461-9), « The Rap Persona »
  4. (en) Fright Night, Vibe, , p. 74.
  5. (en) Cordor, Cyril, « Biography of Insane Poetry », sur AllMusic (consulté le 12 novembre 2008).
  6. (en) Rodd, McLeod, « The Wicket World of Natas », sur Rolling Stone, (consulté le 19 août 2009).
  7. (en) Kane, QED, « Kool Keith Interview », sur Original UK Hip Hop, (consulté le 4 août 2008).
  8. (en) Passantino, Dom. (7 janvier 2005) Top ten Hip-Hop gimmicks of all time. Stylus Magazine, consulté le 4 novembre 2007.
  9. (en) Fernando Jr., S.H. (18 septembre 2007) The Pick, The Sickle & The Shovel Rolling Stone, consulté le 4 novembre 2007. (archived.
  10. (en) Gravediggaz star loses cancer battle. NME (16 juillet 2001). Consulté le 4 novembre 2007.
  11. a et b (en) Underground USA, BBC, consulté le 4 novembre 2007.
  12. (en) « Examining the annual Devilz' Nite », sur Kikaxe Music (consulté le 2 mars 2014).
  13. (en) Fennessey, Sean, « The Ten Most Horrifying Horrorcore Rappers », Vulture, sur New York (consulté le 4 octobre 2012).
  14. a b et c (en) Spin, « Insane Clown Posse's Violent J Picks 11 Horrorcore Classics », sur Buzz Media (consulté le 4 octobre 2012).
  15. (en) Meyer, Frank. (28 octobre 2004) Frankly Speaking: Halloween Horror-core Hip Hop g4tv. Consulté le 14 septembre 2008.
  16. (en) Darcy, Pohland. (19 mai 2005) The dark world Of Horrorcore music, WCCO-TV. Consulté le 14 novembre 2008.
  17. (en) Browne, David. (24 février 1995) Fifth anniversary music, Entertainment Weekly. Consulté le 14 septembre 2008.
  18. (en) Neil Strauss, « When Rap Meets the Undead », sur The New York Times, (consulté le 29 avril 2009).
  19. « Le rap horrorcore à la française », mouv',‎ (lire en ligne, consulté le 16 novembre 2017).
  20. Lunatic – Viens danser avec les Lunatic (lire en ligne)
  21. Lunatic – Freestyle 1994 (lire en ligne)
  22. Time Bomb (Collectif) (Ft. Lunatic, Oxmo Puccino, Pit Baccardi & X-Men) – Les Bidons veulent le Guidon (lire en ligne)