Henri Raspe III

aristocrate allemand

Henri Raspe III (né en 1155 - mort le ) membre de la maison des Landgraves de Thuringe qui fut comte de Gudensberg en Hesse historique.

Henri Raspe III
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Père
Mère
Judith de Hohenstaufen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Louis III de Thuringe
Friedrich von Ziegenhain (d)
Hermann IerVoir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Henri Raspe III est le second fils de Louis II de Fer landgrave de Thuringe, de la maison des Ludowinges, et son épouse Judith de Souabe, la demi-sœur de l'empereur Frédéric Barberousse. Comme c'est le coutume dans la lignée des landgrave il est comme cadet chargé de la gestion du comté de Gudensberg en Hesse historique héritage de sa grand-mère. Il reçoit donc le titre de comte de Gudensberg ou « comte en Hesse », il est en outre Vogt de l'abbaye d'Hersfeld près de Bad Hersfeld qui contrôlait en Hesse et dans l'ouest de la Thuringe de grandes possessions. Henri est un fidèle partisan de son oncle l'empereur lors de ses confrontations avec Henri le Lion.

Frédéric Barberousse renforce la position des Ludowinges en lui transférant entre autres en 1170 Creuzburg qui appartenait à l'abbaye de Fulda ce qui permet d'améliorer la continuité erritoriale entre les différents domaines contrôlés dans le comté de Hesse et le landgraviat de Thuringe. L'action d'Henri comme gouverneur de Hersfeld est probablement décisive pour l'aliénation du domaine féodal de l'abbaye dont Melsungen qui se trouve sur la voie d'accès principale entre Gudensberg et la Thuringe. Il est à l'origine de la construction d'un château et du développement rapide subséquent d'une ville ( burgus ) qui représente une réduction significative de la possession de Hersfeld.

Henri restaure en 1170, le château Windeck dans l'arrondissement de Rhin-Sieg situé dans les domaines allodiaux des Gison. En 1174 il l'inféode le comte Engelbert Ier de Berg, à la condition que ce dernier ne permette à personne de l'utiliser contre lui à l'exception de l'empereur et de l'archevêque de Cologne

Les « Annales Sancti Petri Erphesfurdenses » relèvent en 1180 la mort de « Heinricus comes Luodewici lantgravii germanus » a priori sans union ni postérité.

SourceModifier

BibliographieModifier

  • (de) Hilmar Schwarz: Die Ludowinger. Aufstieg und Fall des ersten thüringischen Landgrafengeschlechts, Eisenach 1993.
  • Jiří Louda et Michael Maclagan Les dynasties d'Europe, Bordas 1995, (ISBN 2-04-027115-5) « Brabant, Thuringe, Hesse », tableau n°107-108.

Liens externesModifier