Henri Kréa

Henri Kréa (né Henri Cachin le à Alger et mort à Paris le ) est un poète, écrivain, militant politique et anticolonialiste français.

BiographieModifier

Abandonné quasiment à sa naissance par son père Charles, fils du responsable communiste Marcel Cachin, Henri n'aura quasiment aucune relation avec lui et utilise le pseudonyme de Kréa, tiré du massif de Chréa, à côté de Blida, dont est originaire sa mère.

Après des études secondaires à Alger, puis au Lycée Henri-IV à Paris, il s'installe dans la capitale et tente d'entamer une carrière littéraire, dans la marge du groupe surréaliste. Il fréquente alors Malek Haddad, Kateb Yacine, Abdallah Benanteur, artistes algériens installés en France.

Il commence à publier des pièces de théâtre au début des années 1950, tout en s'engageant pour l'indépendance de l'Algérie. Membre du Parti communiste algérien, il rédige en 1957 un court manifeste intitulé La Révolution et la poésie sont une seule et même chose. Il publie en 1958 une pièce théatrale intitulée Le Séisme, considérée comme une arme de lutte révolutionnaire[1].

Après un séjour à Florence, il fréquente à son retour à Paris le groupe qui, autour de Robert Antelme, Marguerite Duras et Dionys Mascolo, rédige le Manifeste des 121, dont Kréa est un des signataires.

En 1961 est publié son principal ouvrage, le roman Djamal, qui raconte l'histoire d'un algérien issu d'un mariage mixte. Il tente alors de développer une expression littéraire dans un français « créolisé », mais l'initiative est sans écho ni lendemain.

Après l'indépendance, il réside principalement en France, où il poursuit son travail d'écrivain : théâtre et poésie dominent sa production. Mais c'est comme journaliste, à France-Soir et pour l'hebdomadaire Télé 7 jours qu'il gagne sa vie[2].

Principales œuvresModifier

Poésie
  • Liberté première, Paris, P.-J. Oswald, 1957
  • La Leçon des ténèbres, éditions Spartacus, 1957
  • Inconnues, éditions La Poésie, 1965
  • Diluviennes, Éditions universitaires, 1966
  • Les Nuages de Magellan, La Poésie rare, 1966
  • Poèmes en forme de vertige, Seghers, 1967
Roman
  • Djamal, Calmann-Lévy, 1961
Théâtre
  • Le Séisme au bord de la rivière, Paris, P.-J. Oswald, 1958
  • Le Ravin de la femme sauvage, P.-J. Oswald, 1959
Autres
  • La révolution et la poésie sont une seule et même chose, Paris, P.-J. Oswald, 1957
  • La Conjuration des égaux, Présence africaine, 1964

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier