Henri-François Imbert

cinéaste
Henri-François Imbert
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Biographie
Naissance
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NarbonneVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Henri-François Imbert, né le à Narbonne, est un cinéaste français.

Biographie modifier

Henri-François Imbert entre pour la première fois en possession d'une caméra, Super 8, à l'âge de vingt ans, alors qu'il est étudiant. Il déclare avoir commencé à filmer de manière autodidacte, n'étant pas spécialement cinéphile, ni accoutumé au vocabulaire et aux techniques cinématographiques. Ses premiers courts-métrages évoquent sa famille : Papa tond la pelouse, Maman fait du feu[1].

En 1993, il réalise André Robillard, à coup de fusils !, film consacré à André Robillard, créateur français d'art brut[2]. Sur la plage de Belfast, réalisé en 1996[3], est récompensé par plusieurs prix[4]. Ce moyen métrage retrace le parcours d'Imbert en Irlande du Nord, où il cherche à retrouver la famille qu'il a pu voir à de nombreuses reprises sur un film Super 8 retrouvé dans une vieille caméra. Doulaye, une saison des pluies, réalisé en 1999, part d'un souvenir de Doulaye Danioko, parti au Mali depuis une vingtaine d'années. No pasaràn, album souvenir[5], réalisé en 2003, remémore les épisodes de la Retirada achevant la guerre d'Espagne, ainsi que de la création de camps de concentration français. Le documentaire est construit comme une quête : à la recherche de la signification d'un jeu incomplet de cartes postales, découvert dans les affaires de son grand père. Ce dernier film est présenté à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes 2003[6]. Suit en 2008 Le Temps des amoureuses.

Imbert soutient une thèse sur le cinéaste Sénégalais Samba Félix Ndiayee le , sous la direction de Serge Le Péron : Samba Félix Ndiaye, cinéaste documentariste africain[7]. Il enseigne à l’université Paris-VIII[3].

Œuvre modifier

Évoquant Sur la plage de Belfast, Doulaye et No pasarán, Patrick Leboutte remarque que la démarche de Henri-François Imbert part toujours du même point de départ : des « images trouvées par un hasard qu'on pourrait dire objectif (cartes postales héritées d'un aïeul, bobine de film familial oubliée dans une petite caméra achetée d'occasion) ou souvenir enfoui qui subitement refait surface et revient à la mémoire (l'image de Doulaye, l'ami africain tant aimé dans l'enfance, perdu de vue depuis, et qui tranquillement redevient présence) ». Le film est censé « leur redonner sens[8] ». Cette méthode se retrouve dans Le Temps des amoureuses[9]. En cela, Imbert s'apparente à un archéologue[1],[10].

À chaque reprise, on part d'un élément intime, familial, qui s'ouvre progressivement sur les autres[1],[8] ; de la voix-off, « entêtante et feutrée » selon Patrick Leboutte, s'apparentant au « monologue intérieur[8] », d'une quête initiatique d'un cinéaste solitaire, Imbert cherche à partager avec chaque spectateur son ouverture sur le monde[8],[11],[12].

Imbert entremêle plusieurs supports :  photographies, Super 8, 16 mm, 35 mm, images vidéos[2],[8]. 

Filmographie modifier

Courts-métrages modifier

Longs-métrages modifier

Bibliographie modifier

Notes et références modifier

  1. a b et c Interview de Henri-Francois Imbert par Nachiketas Wignesan et Laurent Devanne, réalisé pour l'émission de cinéma Désaxés, arkepix.com. Consulté le 22 mai 2013.
  2. a et b Une rétrospective des films de Henri-François Imbert, sur le site Le Cinéma de Henri-François Imbert. Consulté le 22 mai 2013.
  3. a et b Christophe Chauville, Dictionnaire du jeune cinéma français : Les réalisateurs, Paris, Éditions Scope, , 219 p. (ISBN 2-912573-02-5)
  4. Sur la plage de Belfast, sur le site Le Cinéma de Henri-François Imbert. Consulté le 22 mai 2013.
  5. Dossier de presse
  6. IMBERT Henri-François, Transmettre le cinéma. Consulté le 22 mai 2013.
  7. Henri-François IMBERT, Africultures.com. Consulté le 21 janvier 2016.
  8. a b c d et e Patrick Leboutte, « Le regard et la voix », sur le site Le Cinéma de Henri-François Imbert. Consulté le 22 mai 2013.
  9. Jean-Luc Douin, « "Le Temps des amoureuses" : comment tirer les fils de la mémoire en partant des rencontres de hasard », Le Monde.fr. Mis en ligne le 10 mars 2009. Consulté le 22 mai 2013.
  10. Serge Kaganski, « Henri-François Imbert : chercheur d’or », Les Inrocks. Mis en ligne le 29 octobre 2003. Consulté le 22 mai 2013.
  11. Jean-Baptiste Morain, Coffret Henri François Imbert, Les Inrocks. Mis en ligne le 22 juin 2007. Consulté le 22 mai 2013.
  12. Henri-François Imbert (DVD), site des Éditions Montparnasse. Consulté le 22 mai 2013.

Voir aussi modifier

Liens externes modifier