Heinrich Weber (mathématicien)

mathématicien allemand

Heinrich Martin Weber (1842-1913) est un mathématicien allemand spécialiste en algèbre et en théorie des nombres. Son travail porta aussi sur les applications de l'analyse à la physique mathématique.

BiographieModifier

Weber entra à l'université de Heidelberg en 1860. Toutefois, il passait du temps à étudier à l'université de Leipzig où d'ailleurs il déménagea au milieu de ses études pour y vivre un an. Il obtint son doctorat en 1863.

Weber fit sa thèse d'habilitation sous la direction de Franz Ernst Neumann à Königsberg. Il devint chargé de cours en 1866. Weber enseigna aussi au Polytechnikum de Zurich, à l'université de Königsberg, et enfin à l’université de Strasbourg[1] à partir de 1895.

Œuvre scientifiqueModifier

Les recherches de Weber recouvrent un large éventail des mathématiques, tout en s'attachant à multiplier les connexions entre leurs différents domaines. Son essai « Théorie des fonctions algébriques d'une seule variable » (écrit en collaboration avec Dedekind) jette les bases de la théorie des surfaces de Riemann et du théorème de Riemann-Roch.

Ses ouvrages, en particulier son « Manuel d'algèbre » (Lehrbuch der Algebra, 1895), ont fixé la terminologie mathématique de l'allemand : ainsi, selon Hans Wußing, on lui doit la notion de Sous-groupe normal. Weber a contribué au développement de la théorie des corps de classes. Plusieurs théorèmes portent son nom, entre autre le théorème de Kronecker-Weber.

NoteModifier

  1. À cette époque, Strasbourg, sous le nom de Straßburg, était annexée à l’Empire allemand depuis la guerre franco-prussienne de 1870.

Liens externesModifier