Habib d'Édesse

Saint Samonas, Saint Gurias et Saint Habib

Saint Habib, mort en 322, est un martyr chrétien.

Il est né à Tel-Sheba, aux environs d'Édesse, actuellement Urfa en Turquie. Diacre (en 321), il prêche dans les campagnes quand il est accusé de prosélytisme. Il se cache d'abord, puis sort de sa retraite et se présente au juge. Il est condamné à être brûlé vif.

Arrêtés durant la persécution de Dioclétien, Habib et Samonas connaissent de cruels tourments, comme celui d'être pendus par une seule main pendant des heures. Puis ils sont enfermés trois mois dans l'obscurité totale d'un cachot, et enfin décapités.

La persécution continue et Gurias est arrêté à son tour. Comme on lui annonçait la liste des tortures qu'il devait subir, il réplique : « Ces supplices affermissent ma volonté comme l'arbre qu'on arrose pour porter du fruit ».

Il est traîné vers le bûcher avec une lanière accrochée dans la bouche, et quand le feu se met à crépiter, il rend l'âme aussitôt. Saint Gurias est enterré dans le même tombeau que saint Habib et saint Samonas.

Habib est diacre et martyr ainsi que les saints martyrs Samonas et Gurias.

On le fêtait le 27 mars[1] jusqu'à ce que le martyrologe romain le transfère au 2 septembre[2],[3].

Habib veut dire « aimé » en arabe et en syriaque.

Notes et référencesModifier

  1. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des prénoms, Paris, Larousse, , 675 p. (ISBN 978-2-03-583728-8), p. 290
  2. « Saint Habib », sur Nominis.
  3. (it) « Sant' Abibo di Edessa », sur Santi Beati.