Hôpital de Panzi

hôpital en République démocratique du Congo

L'hôpital de Panzi est situé à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, province de la République démocratique du Congo. Il est spécialisé dans le traitement des survivantes de la violence, la grande majorité d'entre elles ont été victimes d'abus sexuellement. Après des années de viol par des militaires dans le Sud-Kivu, il y a maintenant une augmentation des violences sexuelles commises par des civils[1].

Hôpital de Panzi
Image illustrative de l’article Hôpital de Panzi
Vue de l’hôpital
Présentation
Coordonnées 2° 32′ 36″ sud, 28° 52′ 04″ est
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Ville Bukavu
Fondation 1999
Site web hopitaldepanzi.com
Organisation
Type Hôpital général de référence
Services
Service d’urgences oui
Nombre de lits 450
Spécialité(s) gynécologie

HistoireModifier

L'hôpital Panzi a été fondé en 1999[2] par la Communauté des Églises de Pentecôte en Afrique centrale (CEPAC, les Églises pentecôtistes en Afrique centrale). Le directeur Dr Denis Mukwege opère les survivantes de violence sexuelle depuis plus d'une décennie, et est l'un des deux seuls médecins qualifiés pour exécuter la chirurgie reconstructive[3]. Il a publié une analyse[4] sur la crise des violences sexuelles dans l'Est de la RDC dans la revue PLoS Medicine de , sur la base de sa vaste expérience sur le terrain. Le Dr Mukwege est le lauréat du prix des Droits Humains de l'ONU de 2008, du prix Sakharov de 2014[5], et du prix Nobel de la paix en 2018.

En dépit de son réseau de soutien[6], et sa très grande nécessité, pour les services qu'il fournit, l'hôpital Panzi est en permanence confrontée à une pénurie d'argent, de fournitures et de ressources pour élargir le nombre du personnel qualifié[réf. nécessaire]. L'hôpital a été initialement construit pour 120 lits, mais le nombre total de lits est maintenant de 350, dont 200 sont consacrés aux victimes de violences sexuelles. En moyenne, l'hôpital Panzi, recueille 410 patients par mois et accueille pour l'instant sa capacité maximale de patients[7],[8].

RéférencesModifier

  1. « "Now, The World Is Without Me": An Investigation of Sexual Violence in Eastern Democratic Republic of Congo », Harvard Humanitarian Initiative With Support from Oxfam America, (consulté le 11 décembre 2011) : « After years of military rape in South Kivu, civilian adoption of sexual violence is becoming recognized as its own problem. »
  2. « General Referral Panzi Hospital: About » : « The General Referral Panzi Hospital ...built in 1999 »
  3. Stephanie Nolen, « "Not Women Anymore…": The Congo's rape survivors face pain, shame and AIDS », Ms., (consulté le 4 décembre 2011) : « It took Thérèse Mwandeko a year to save the money...She walked with balled-up fabric clenched between her thighs, to soak up blood that had been oozing from her vagina for two years, since she had been gang-raped by Rwandan militia soldiers who plundered her village in the eastern Democratic Republic of the Congo (DRC). Finally, she arrived at Panzi Hospital...Dr. Denis Mukwege, Panzi's sole gynecologist and one of two doctors in the eastern Congo who can perform such reconstructive surgeries, can repair only five women a week. »
  4. Plosmedicine.org
  5. OHCHR.org
  6. « Where We Help: Democratic Republic of Congo » : « The Fistula Foundation is choosing to target its support for the Congo in light of the dramatic need for treatment and also to offer a glimmer of hope to the nation's women (through) Panzi Hospital in Bukavo, the capital city of the country's South Kivu Province »
  7. Jeff Koinange, « Rape, brutality ignored to aid Congo peace », CNN.com,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2008)
  8. Jeffrey Gettleman, « Rape Epidemic Raises Trauma of Congo War », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 21 avril 2008)

Liens externesModifier