Gilles Bloch

polytechnicien, docteur en médecine et docteur en biophysique moléculaire français
Page d’aide sur l’homonymie Pour les articles homonymes, voir Bloch.
Gilles Bloch
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Fonctions
Président-directeur général
Institut national de la santé et de la recherche médicale
depuis le
Président
Université Paris-Saclay
-
Dominique Vernay (d)
Directeur
Direction des Sciences du Vivant du CEA (d)
-
Directeur général de la recherche et de l'innovation (d)
-
Ronan Stéphan (d)
Directeur
Agence Nationale de la Recherche
-
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Directeur de thèse
Distinctions

Gilles Bloch, né le à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, est un polytechnicien, docteur en médecine et docteur en biophysique moléculaire français, spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Président de l'université Paris-Saclay entre 2015 et 2018, il est président-directeur général de l'Inserm depuis 2019.

BiographieModifier

Gilles Bloch est né à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe[1] le [2],[3].

ÉtudesModifier

Il intègre l’École polytechnique en 1981[4],[5]. Il entreprend ensuite des études de biophysique et de médecine : il est titulaire d’un doctorat d’université en biophysique moléculaire (1989, université Pierre-et-Marie-Curie), d’un doctorat de médecine (1991, université Paris-Diderot) et d’une habilitation à diriger les recherches[6],[7],[3].

Parcours professionnelModifier

En 1989, il intègre le laboratoire de spectroscopie RMN in vivo du Service hospitalier Frédéric-Joliot (SHFJ) au sein du CEA, département de biologie. Il participe au développement des tout premiers éléments de médecine nucléaire in vivo. Il y travaille jusqu'en 1997 et devient un spécialiste du métabolisme musculaire et cérébral. Durant cette période, son postdoctorat le conduit à l'université Yale, au sein du laboratoire de Robert Shulman (en), un des piliers de la résonance magnétique nucléaire[6].

À partir de 1997, le scientifique devient « manager » de la science. Il est nommé chef de laboratoire au Service hospitalier Frédéric-Joliot à Orsay (1997-2000), puis chef du segment « médecine nucléaire et imagerie fonctionnelle » ; il est nommé directeur adjoint de la direction des Sciences du vivant du CEA en 2001[2].

Il quitte le CEA en , pour rejoindre en tant que « conseiller » le cabinet de Claudie Haigneré qui vient d'être nommée ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies. En , lorsque Haigneré quitte le gouvernement, Gilles Bloch devient directeur-adjoint du cabinet de François d'Aubert, nouveau ministre chargé de la Recherche[2].

Lors des débats précédant le vote de la loi no 2004-800 du relative à la bioéthique, il déclare « Pas question en effet pour la France d'importer des cellules qui auraient été produites dans des conditions non éthiques. La loi précise ainsi que ces cellules doivent avoir été obtenues dans le respect des principes fondamentaux prévus au code civil : libre consentement, gratuité, inviolabilité du corps, anonymat. Elles ne pourront pas non plus provenir d'un embryon créé pour la recherche, possibilité qui reste interdite par la loi. »[8].

En , François d'Aubert choisit Gilles Bloch comme premier directeur de la nouvelle Agence nationale de la recherche (ANR), dont l'objet est de financer la recherche publique et la recherche « partenariale » en France[1]. Présentant un premier bilan au bout de neuf mois, Gilles Bloch se félicite du bon fonctionnement de l'agence[a],[10]. Gilles Bloch reconnaît des « erreurs de jeunesse »[11], dans un bilan qui sera remis en cause par la publication du rapport La recherche sans qualités : un audit indépendant de l'Agence nationale de la recherche de Marc Flandreau[12].

En , il est nommé directeur général de la Recherche et de l'Innovation[3] au ministère de la Recherche. Gilles Bloch est ainsi un acteur important de l'organisation de la recherche en France, organisation qui repose sur[13] :

  • l’orientation : définition des grandes politiques nationales (création de la Direction de la stratégie, du Haut Conseil de la science et de la technologie) ;
  • la programmation : traduction des objectifs en programmes de recherche (création des agences fusionnées depuis dans Oséo) ;
  • la réalisation : création des outils mis à disposition des opérateurs pour, notamment, faire émerger des leaders de dimension mondiale, construire des stratégies locales et renforcer le partenariat avec les entreprises.

En 2007 Valérie Pécresse, nouvelle ministre de la Recherche, confirme Gilles Bloch à son poste de directeur général de la recherche et de l'Innovation. Il confie à Jean-Pierre Alix une mission sur l'intégrité scientifique, qui conduit à un rapport rendu en [14]. Le , un communiqué de presse du ministère indique qu'il quitte son poste à sa propre demande[15]. Il est alors nommé à la tête de la direction des Sciences du Vivant, l'une des cinq directions du Commissariat à l'Énergie atomique et aux Énergies alternatives (CEA)[16],[17].

Il œuvre en particulier pour l'insertion des jeunes docteurs dans le milieu des entreprises[18].

Gilles Bloch a présidé le groupement d'intérêt scientifique « Infrastructures en biologie, santé et agronomie » (GIS-IBiSa) créé en mai 2007 et dont les membres sont l'INSERM, le CNRS, l'INRA, le CEA, l'INRIA, l'Institut National du Cancer (INCa), la Conférence des présidents d'université (CPU), et les deux directions DGRI et DGES du ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche[19]. Il est vice-président de la « fondation FondaMental » fondée par Valérie Pécresse, une fondation de coopération scientifique dédiée aux maladies mentales, qu'il a présidée en 2011[20].

Le , Gilles Bloch est élu président de l’Université Paris-Saclay[21] par le Conseil d’administration de la ComUE, succédant à Dominique Vernay qui occupait ce poste depuis . il devient dans le même temps président de la Fondation de Coopération Scientifique Paris-Saclay qui coordonne l’opération campus et le projet Idex.

Le , Gilles Bloch est nommé Président-directeur général de l’Inserm. Il prend ses fonctions le [22].

DécorationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le 16 novembre 2005, Gilles Bloch déclare « Le dispositif de sélection mis en place en début d’année, impliquant au premier rang les scientifiques, a globalement bien fonctionné, malgré un calendrier contraint. La contribution des établissements publics et associations qui ont apporté leur support dans l’organisation de ce dispositif a été déterminante. La mobilisation remarquable des communautés de recherche, pour participer à l’évaluation des projets soumis, est un autre point très favorable de ce premier exercice »[9].

RéférencesModifier

  1. a et b Alain Perez, « Premier bilan pour l'Agence de la recherche », sur lesechos.fr, (consulté le 26 février 2014).
  2. a b et c Le Conseil européen de la recherche pour une politique d’excellence : les premiers jeunes lauréats ouvrent la voie Collège de France, Paris, 7 octobre 2008, document du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, [lire en ligne].
  3. a b et c « Biographie de Gilles BLOCH », sur letudiant.fr, (consulté le 26 février 2014).
  4. De la promotion X1981, cf. le site de l'association des anciens élèves de l'École polytechnique (l'AX).
  5. Site de la bibliothèque de l'École polytechnique, onglet « Catalogues de la BCX –> Famille polytechnicienne », recherche « Bloch Gilles », résultat : « Bloch, Gilles Fernand (X1981) ».
  6. a et b Isabelle Ficek, « Gilles Bloch », sur lesechos.fr, (consulté le 26 février 2014).
  7. Technologies émergentes et Marchés de demain, 20 septembre 2011, sur le site de l’Agence pour l’économie en Essonne et l’établissement public Paris-Saclay, [lire en ligne].
  8. Marianne Gomez, « Les lois bioéthiques révisées », sur la-croix.com, (consulté le 26 février 2014).
  9. « Bilan 2005 de l’Agence nationale de la recherche », sur cnrs.com, (consulté le 26 février 2014).
  10. Le Monde, 17 novembre 2005.
  11. Pierre Le Hir, « L'ANR, nouvelle agence sous surveillance », sur lemonde.fr, (consulté le 26 février 2014).
  12. Marc Flandreau, La recherche sans qualités : un audit indépendant de l'Agence nationale de la recherche, in L'Économie politique 2/2006, no 30, p. 68-78, [lire en ligne]}.
  13. RECHERCHE ET INNOVATION EN FRANCE ET EN GRANDE-BRETAGNE : ENJEUX ET PERSPECTIVES, Conseil franco-britannique, 23 janvier 2008, [lire en ligne]
  14. Jean-Pierre Alix, Renforcer l’intégrité de la recherche en France, DGRI, Ministère français de la Recherche, , 69 p. (lire en ligne)
  15. « Ronan Stephan nommé Directeur général pour la recherche et l'innovation (DGRI) », sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, (consulté le 26 février 2014).
  16. « Gilles Bloch est nommé Directeur des sciences du vivant du CEA », sur cea.fr, (consulté le 26 février 2014).
  17. « Le CEA, acteur clef de la recherche technologique », sur cea.fr (consulté le 26 février 2014).
  18. Gilles Bloch, Discours lors de l'assemblée générale annuelle de l'association Bernard-Gregory, le 29 mars 2007, [lire en ligne]
  19. « Présentation », sur le site du GIS-IBiSa (consulté le 26 février 2014).
  20. Fondation FondaMental, Communiqué de presse, 25 mai 2011, [lire en ligne].
  21. « Gilles Bloch est élu président de l’université Paris-Saclay | université Paris-Saclay », sur universite-paris-saclay.fr (consulté le 18 juin 2015).
  22. « Gilles Bloch, le nouveau patron de l’Inserm », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  23. Décret du 18 avril 2014 portant promotion et nomination
  24. Décret du 14 novembre 2006 portant promotion et nomination

Liens externesModifier

  • Ressource relative à la recherche  :