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Gilbert Roth
Naissance 3 juin 1945
Paris
Décès 14 avril 2015
Limoges
Origine français
Type de militance activisme
bibliothécaire
conférencier
Cause défendue libertaire
anarcho-syndicalisme
antimilitarisme

Gilbert Roth, né le à Paris et mort le à Limoges, est un militant anarchiste français.

Il est notoirement connu pour avoir été l'un des principaux animateurs du Centre International de Recherches sur l'Anarchisme (Marseille) de 1998 à sa mort en 2015[1],[2],[3].

BiographieModifier

Son grand-père italien du côté maternel, Attilio Cini (1868-1926), est fiché comme « anarchiste » par la Sûreté générale en 1903[4],[5],[2].

Il découvre les idées libertaires avant Mai 1968, mais ne commence à militer qu'en 1969. Il a été membre de la Fédération anarchiste, de la Confédération nationale du travail et de l’Union pacifiste de France ainsi que du Mouvement Indépendant des Auberges de Jeunesse[1].

« Travailleur de la nuit »Modifier

Il est arrêté le 11 décembre 1972, sous l’inculpation d’avoir participé, la veille, au cambriolage d’une étude de notaire à Montmorency[6]. Le 4 juillet 1975, il est jugé devant le tribunal de Pontoise[7]. Plusieurs témoins de « moralité » dont May Picqueray et Léo Campion sont présents. La seule preuve apportée par l'accusation est la présence d’un pied de biche à son domicile. Léo Campion déclare : « Monsieur le président, j’ai, sur moi, tout ce qu’il faut pour commettre un viol, et pourtant je n’ai jamais commis de viol ! » Il est relaxé après quatre mois de prison préventive.

À partir de 1974, il participe aux activités de la librairie libertaire « Le Jargon libre » (1974-1984) à Paris[1].

La même année, après l'arrestation de plusieurs membres des Groupes d'action révolutionnaires internationalistes, il participe à plusieurs actions spectaculaires de solidarité dont l'enlèvement de la statue en cire du Musée Grévin du roi d'Espagne Juan Carlos et l'attentat contre la statue de Louis IX au Palais de Justice de Paris (15 janvier 1975)[8].

Il témoigne de cette époque dans le film Ni vieux, ni traîtres de Pierre Carles et Georges Minangoy (2006).

Centres de recherche sur l'anarchismeModifier

En 1998, à la demande de l'historien René Bianco, il s’investit dans les activités du Centre international de recherches sur l’anarchisme de Marseille dont il informatise les collections.

En 2008, il est l'un des fondateurs du Centre international de recherches sur l’anarchisme du Limousin[9].

Il a écrit de nombreux articles dans Le Réfractaire[10] et dans les publications du CIRA : Alexandre Jacob, Élisée Reclus, Han Ryner[11] ou la propagande par le fait.

Notices et sourcesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : Roth, Gilbert.
  2. a et b Fériel Alouti, « À Marseille, vous saurez tout sur les anars », Les Inrocks,‎ (lire en ligne).
  3. Rédaction, « Printemps tragique rue Consolat », CQFD, no 132,‎ (lire en ligne).
  4. L'Éphéméride anarchiste : Attilio Cini.
  5. Gilbert Roth, Mes souvenirs du grand-père italien, in Textes et témoignages recueillis par Isabelle Felici et Jean, Enfants d’Italiens, quelle(s) langue(s) parlez-vous ?, Éditions Géhess, Toulon, 2009, présentation en ligne, lire en ligne.
  6. La Lanterne Noire, « Inculpé », sur la-presse-anarchiste.net, n°3, juin/juillet 1975.
  7. Rédaction, « " Un chauffeur de taxi qui a le tort d'être anarchiste non violent " », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  8. Attentat au Palais de justice, Le Monde, 16 janvier 1975, lire en ligne.
  9. Jean-Louis Nicquevert, René Burget, « Décès de Gilbert Roth », sur ciralimousin.ficedl.info, .
  10. René Bianco, 100 ans de presse anarchiste : Gilbert Roth (1945-2015).
  11. Collectif, Actes du Colloque Han Ryner : Marseille, 28 et 29 septembre 2002, Marseille, Centre international de recherches sur l'anarchisme - Les Amis de Han Ryner, , 250 p. (ISBN 9782950978103, lire en ligne), p. 171.