Le terme ghazi (ḡāzi, غازٍ, conquérant)[1] désigne les soldats participants à la ġazā, guerre sainte musulmane en turc[2].

On retrouve ce terme pour désigner des soldats et des souverains ottomans, notamment dans l'İskendernâme de Ahmedi. Cela a amené l'historien autrichien Paul Wittek à théoriser la guerre sainte comme caractéristique principale et fondatrice de l'Empire ottoman (voir: Théorie de Ghazi)[3].

La théorie de ghazi ayant été sérieusement revue, des débats existent aujourd'hui pour définir réellement le sens du mot ghazi tel que l'entendaient les turcs ottomans. Pour l'historien Heath W. Lowry, la ġazā était probablement une guerre de pillage, proche de la razzia arabe que les intellectuels et religieux ottomans tentent de faire correspondre au concept de guerre sainte[4].

Notes et référencesModifier

  1. ghazi en turc : gazi, de l'arabe : ḡāzi, غازٍ, conquérant
  2. Michel Balivet, États, sociétés et cultures du Monde musulman médiéval, Presses Universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », , « XIII - Les premiers Ottomans et les Turcomans », p. 371 à 395
  3. (en) Paul Wittek, The Rise of the Ottoman Empire. Studies in the History of Turkey, Thirteenth-Fifteenth Centuries., Londres, Routledge, , 194 p. (ISBN 978-0-7007-1500-8)
  4. (en) Heath W.Lowry, The Nature of the Early Ottoman State, New York, State University of New York Press, , 143 p. (ISBN 0-7914-5636-6)