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La Gestalt-thérapie, parfois appelée Gestalt, est à la fois une approche thérapeutique, un corpus de concepts et un ensemble de pratiques visant un changement personnel, psychosocial et organisationnel.

  • Cette approche thérapeutique est centrée sur l’interaction constante de l’être humain avec son environnement. Elle s’intéresse à la manière dont cette interaction prend forme et tente de mettre du mouvement lorsque cette forme est figée et répétitive. En effet, le terme allemand « Gestalt » se traduit par « forme », au sens de « prendre forme », « s’organiser », « se construire ».
  • Le corpus de concepts s’organise autour de la notion de contact vue comme un processus. La personne en tant qu’organisme est en contact avec l’environnement et aucun organisme ne subsiste sans échange avec l’environnement. La théorie de la Gestalt-thérapie permet de modéliser ce processus en s’appuyant sur une philosophie phénoménologique et pragmatique.
  • Cette vision des interactions et l’intégration des concepts s’actualisent dans un ensemble de pratiques d’accompagnement des personnes, des groupes et des organisations. L’accent est mis sur l’expérience subjective et la prise en compte de ce qui se passe dans la situation présente.

Sommaire

HistoriqueModifier

La Gestalt-thérapie est élaborée par Fritz Perls, psychiatre et psychothérapeute, et son épouse Laura Perls, docteur en psychologie. Redoutant des persécutions antisémites, ils émigrent en 1933 depuis l’Allemagne vers les Pays-Bas, puis l’Afrique du Sud où ils écrivent en 1942 leur premier ouvrage Le moi, la faim, l’agressivité[1] dans lequel ils proposent une révision de la théorie Freudienne en soulignant la nécessité d'une saine agressivité. Psychanalyste réputé, Fritz entame en effet avec cet ouvrage une rupture avec le courant psychanalyste. La Gestalt-thérapie prend forme à l'arrivée du couple aux États-Unis, dans la rencontre avec l’écrivain Paul Goodman et un cercle de penseurs, dont Paul Weisz et Isadore From. Ils construisent ensemble une théorie et la méthode qui en découle[2]. L'ouvrage fondateur, intitulé Gestalt-thérapie, nouveauté, excitation et développement[3], paraît en 1951, coécrit par Perls, Hefferline et Goodman. Le premier institut de Gestalt-thérapie est fondé en 1952 à New York avec Laura Perls et Paul Goodman. De son côté, Fritz Perls gagne la Californie où il devient une célébrité médiatique[4]. Depuis, la Gestalt-thérapie s’est développée aux États-Unis au sein du courant de psychologie humaniste-existentielle. Elle arrive en Europe dans les années soixante-dix avec le mouvement du potentiel humain qui valorise les théories psycho-corporelles et émotionnelles.

SourcesModifier

La Gestalt-thérapie puise à différentes sources [5] :

  • La psychanalyse, que Fritz Perls a pratiquée avant de s'en éloigner. Elle s'inspire également de Sandor Ferenczi (1873-1933) par sa technique active, d'Otto Rank (1884-1939) centré sur le présent plutôt que sur le passé, de Wilhem Reich (1897-1957) valorisant le corps et l'influence de la société et de Karen Horney (1885-1952) sensible à la dimension culturelle.
  • La Gestalt-psychologie ou Psychologie de la forme, qui naît en Allemagne au début du 20e siècle et rassemble des chercheurs à la charnière entre la philosophie et la psychologie. Le philosophe Franz Brentano (1838-1917) en est le précurseur, ouvrant la voie à la phénoménologie de la perception. S’appuyant sur des expériences concrètes, son élève Christian Von Ehrenfels (1859-1932) énonce une loi fondatrice de sa théorie : « Le tout est supérieur à la somme des parties ». Ce principe est à l’origine de la démarche holistique de la Gestalt-thérapie. Dans le prolongement de ce courant, Kurt Lewin (1890-1947) émigré aux États-Unis, élargit ce principe à la dynamique de groupe et conceptualise la perspective de champ qui influence fortement la Gestalt-thérapie.
  • La psychologie humaniste[6], mouvement influent aux États-Unis à partir des années cinquante qui propose une troisième voie entre le béhaviorisme (comportementalisme) et la psychanalyse classique. Ce courant porté par Gordon Allport (1897-1957), Carl Rogers (1902-1987), Abraham Maslow (1908-1970), Jacob Moreno (1889-1974), etc., met au centre de son investigation les trois éléments suivants (Santarpia, 2016, p. 2) :
    • l’autoconscience dans son attitude naturelle à l’autorégulation et au développement ;
    • le ressenti émotionnel et la capacité créative de donner un sens aux expériences dans toute leur complexité, incluant les forces irrationnelles (le négatif) ;
    • la spiritualité et les expériences de conscience modifiée.
    • Nous pouvons ajouter à ces thématiques : les valeurs, la liberté, la responsabilité de l’humain, la narration de l’expérience sensorielle directe, la recherche du positif et de la beauté esthétique dans la vie et l’art.

La Gestalt-thérapie, dans son intérêt pour l'expérience subjective, s'inspire de grands courants philosophiques qui marquent le début du 20e siècle :

  • Le pragmatisme américain, philosophie qui se centre davantage sur les effets des phénomènes que sur leurs causes et s’intéresse à la dimension sociale et éducative. William James (1842-1910), Georges Mead (1863-1931) et John Dewey (1859-1952) sont les auteurs les plus souvent cités.
  • La phénoménologie, mouvement philosophique né dans l’Allemagne du 19e siècle à la suite d’Hegel considéré par certains comme le père fondateur. Cette vision du rapport de l’homme au monde invite à suspendre tout jugement pour accueillir ce qui apparaît (épochè). Les principaux auteurs articulent leur pensée autour de cette base et développent le concept de conscience (Brentano 1838-1917), d’intentionnalité (Husserl 1859-1938), de présence (Heidegger 1889-1976), de corporéité (Merleau-Ponty 1908-1961).
  • L’existentialisme, qui ouvre un questionnement sur le statut ontologique de l’homme et sur le sens de l’existence : face aux données incontournables telles la finitude, la solitude et l’incomplétude, quelle marge de responsabilité et de liberté revient à l'individu ? Les travaux des philosophes tels Sartre (1905-1980), Buber (1878-1965) nourrissent ces idées. Dans ce courant, le psychanalyste Binswanger (1881-1966) crée la Dasein-analyse traduite en français par Analyste existentielle[7].
  • Les sagesses orientales ont influencé Perls et ses collaborateurs. Ceux-ci ont emprunté au Zen et au Taoisme une posture de lâcher prise et de présence dans l’ici et maintenant.

Concepts fondamentauxModifier

Indissociabilité organisme-environnementModifier

« L’homme est inséparable de son environnement. Il appartient au monde qui l’inclut. Il influence autant qu’il est influencé. Organisme et environnement sont indissociables, tel est le message essentiel de la Gestalt-thérapie. »[6]

Contact et contacterModifier

Être en contact décrit une situation : tout organisme, du fait d’exister est en contact avec l’environnement « Quand nous parlons de "contact" ou de "prise de contact" avec les objets, nous évoquons à la fois la prise de contact sensorielle et le comportement moteur »[2].

Frontière-contactModifier

La frontière-contact, simultanément, relie et différencie : « L’étude du fonctionnement humain ne peut se faire qu’en tenant compte du milieu dont il fait partie. La psychologie consiste à observer ce qui se passe à la frontière-contact entre l’individu et l’environnement » [5].

Ajustement créateurModifier

« L’organisme survit grâce à l’assimilation de la nouveauté ». De cette hypothèse de base découle que « tout contact est créatif et dynamique. Il ne peut être routinier, stéréotypé ou simplement conservateur parce qu’il doit affronter la nouveauté, car elle seule est nourrissante {…}. Tout contact est ajustement créateur de l’organisme et de l’environnement »[6].

Le self gestaltisteModifier

Le self est l’artisan du contact ; il se mobilise dans et par le contact : « Appelons self le système de contacts à tous les instants. En tant que tel, le self varie avec souplesse : ses variations suivent les besoins organiques dominants et la pression des stimuli de l’environnement. »[7].

Le self gestaltiste s’actualise simultanément selon différentes aspects :

  • l’aspect processuel (pré-contact, mise en contact, plein contact, plein contact et post-contact)
  • l’aspect structurel (les modalités du self : ça , moi, moyen et personnalité)

Pour plus d'approfondissement sur les concepts, se référer à la page Concepts fondamentaux de la gestalt-thérapie.

Méthode & PosturesModifier

La Gestalt-thérapie propose une méthodologie qui met au centre de sa pratique l’expérience vécue dans le contact entre l’organisme et l’environnement, soit entre soi et le monde, entre soi et autrui. « Elle prend en compte l'expérience avec la prise de conscience des processus corporels, de même qu'elle s'occupe de la manière particulière de chacun de se représenter le monde et de lui donner sens. » (Sylvie Schoch de Neuforn, in Le Grand Livre de la Gestalt, 2012). Ainsi le Gestalt-thérapeute se centre sur le processus plus que sur le contenu, c’est-à-dire le “comment” plutôt que sur le “pourquoi”.

Le processusModifier

Le processus peut être vu comme une transformation continue d'un système d'éléments interdépendants.

Il résulte de la co-présence des multiples événements qui font que chaque instant est unique et que tout moment vécu bascule vers l'instant d'après, vers le moment suivant, en un flux continu.

La focalisation sur le processus plutôt que sur le contenu signifie que l'attention se porte à tout moment sur ce qui est en train d'avoir lieu et sur les changements éprouvés et observés. C'est ce que le philosophe William James nommait “le courant de conscience”.

Le processus expérientiel est la transformation du vécu instant après instant. il apparaît en séance comme le tissage entre deux registres : le registre cognitif, mental d’une part et d’autre part le registre de l’éprouvé, du ressenti, accessible par l’awareness :

  • Si on ne reste que sur le versant de la pensée, des croyances, des généralités, on ne parlera pas de processus expérientiel. On parlera juste de la façon dont on se représente la réalité, sans entrer dans de la nouveauté.
  • Si on reste sur le versant corporel, du registre des sensations et des émotions, on risque de s’enliser dans les sens sans pouvoir y mettre du sens.
  • Ainsi, le gestalt-thérapeute se centre sur le processus, plus que sur le contenu, c’est-à-dire le « comment » plutôt que le « pourquoi ». (Gonzague Masquelier, Masquelier G., (1999) : La Gestalt aujourd’hui. Choisir sa vie. Retz, Paris, 3e éd. 2008, 1999)

La posture de champModifier

Ce qui fonde la posture de champ est avant tout une certaine conception du monde, de l'espace et du temps : le sujet n'est plus regardé comme une entité différenciée de son environnement, assimilable à une structure principalement constituée d'expériences personnelles et passées, mais Il fait partie intrinsèquement et à tout moment de cet environnement, de son contexte et de tous les éléments qui peuvent l'influencer, ici et maintenant. Il se redéfinit continuellement, dans cet ensemble, instant après instant et modifie l’environnement autant qu’il est modifié. Ce changement de paradigme fait basculer la perspective intrapsychique vers une perspective « de champ »

L'expérience du monde, le sens et l'occasion de la transformation se trouvent dans la situation présente, dans la rencontre patient/thérapeute, unique, nouvelle et non reproductible. Le point de départ est donc cette situation de rencontre et le choix méthodologique consiste à regarder ce que l’interaction va permettre de créer. La focalisation n'est pas centrée sur la personne mais sur la manière dont l’expérience se déroule. L'accent est mis sur la nouveauté partagée et co-construite à partir du ça de la situation, entre le thérapeute et le patient, dans l'ici et maintenant de la séance”.

Le thérapeute n'est pas un expert qui délivre son savoir à son patient. Il invite celui-ci à « déplier », c'est à dire à regarder ce qui constitue le champ, ce qui est présent, là, dans les « plis ». Il s’agit d’ouvrir ces plis et c’est cette ouverture qui permet l’émergence de nouveaux éléments à la conscience.

Différentes orientations ou styles se distinguent chez les Gestalt thérapeutes. Ces styles ne s'excluent pas l'un l'autre et bien souvent se complètent et s'enrichissent dans la pratique.

L’expérimentation : Afin de favoriser des expériences nouvelles et permettre au patient d’utiliser son potentiel créateur, le Gestalt-thérapeute peut proposer des expérimentations (jeux, exercices, support d'expression, psychodrame, monodrame, chaise vide). Le cadre des groupes de thérapie est particulièrement propice à ces expérimentations. Dans une situation sécuritaire de haute intensité, l'assimilation de la nouvelle expérience est possible. Cette orientation qui se situe dans l'héritage de Fritz Perls est privilégiée en France dans la pratique d’Anne et Serge Ginger {La Gestalt, une thérapie du contact - Hommes et Groupes 9°édition- 2009}

L'expérience corporelle : Pour éveiller ou développer la conscience corporelle,  l’attention se porte sur les sensations et mouvements du corps qui émergent au cours de la rencontre thérapeutique. L'idée est d'observer, de souligner et éventuellement d'amplifier les sensations, les manifestations corporelles et leurs fluctuations pour les conscientiser (kinesthésie) et leur donner du sens. Cette mouvance, représentée, entre autres, par la Gestalt-thérapeute américaine Ruella Frank, s'intéresse aux mouvements interactifs liés à la coprésence du thérapeute et du patient {Le corps comme conscience - L’exprimerie, Bordeaux 2005}

La dimension existentielle : le Gestalt thérapeute accorde une importance particulière aux angoisses existentielles incontournables et inhérentes à la condition humaine, suscitées par la confrontation de l'homme à sa finitude, sa responsabilité, son incomplétude, sa solitude et le sens de son existence. Le cheminement thérapeutique ne vise pas à éviter l'angoisse mais à la traverser, le moment de crise étant considéré comme mobilisateur de changement. En Europe, cette orientation est portée par Noël Salathé {Psychothérapie Existentielle : perspective gestaltiste - Amers, Genève, 1995} et  trouve des affinités dans la pensée développée par le psychothérapeute existentiel américain Irvin Yalom.

La psychothérapie gestaltiste des relations d'objet (PGRO) : Le scénario « reproduction, reconnaissance, réparation » invite à envisager le déroulement de l’expérience présente comme essentiellement empreinte de ou des expériences passées ; ainsi, le patient est considéré comme venant projeter à la surface de la rencontre avec le thérapeute les résidus de ses expériences relationnelles encore en souffrance ou non résolues. A travers le « dialogue herméneutique », le Gestalt thérapeute et le patient vont explorer cette histoire, faisant des liens entre le passé et le présent, attentif à la reproduction des scénarios obsolètes dans l'actualité de la relation thérapeutique et de la vie ; ceci afin de dénouer ce qui est pathologique et le transformer.

Dans une démarche intégrative, cette perspective utilise différents apports psychanalytiques (enjeux développementaux, relations d'objet, théorie de l'attachement), et s'intéresse aux neurosciences. Elle est développée par Gilles Delisle au Québec, fondateur de la PGRO {La relation d'objet en Gestalt-thérapie - Ed du Reflet, Montréal 1998}

La posture Psynodique ou non-finaliste : Avoir une attitude Psynodique [Ce terme a été forgé en 2016 par Frédéric Brissaud à partir des racines grecques psychè –l’esprit ou l’âme–, syn –avec ou ensemble– et odos –le chemin– : qui chemine avec l’esprit.][Eclairer l'existence et cultiver la croissance Frédéric Brissaud 2016 la pensée vagabonde 186p], c'est, du point du vue du thérapeute :'est, du point du vue du thérapeute : "renoncer à fixer une finalité à l’accompagnement et mettre au centre de ses préoccupations le respect de la singularité de la personne et le respect de l’imprévisibilité de son avenir et de son développement." [Eclairer l'existence et cultiver la croissance Frédéric Brissaud 2016 la pensée vagabonde 186p, page 20].  Cette posture peut se retrouver en Gestalt-thérapie, et aussi dans d’autres approches comme l’approche centrée sur la personne, la méditation, la psychanalyse

En Gestalt-thérapie, cette posture s'incarne dans une pratique dans laquelle l'accompagnement de la transformation s'opère par la relation. C'est un cheminement “d'âme à âme” dont on ne connaît pas l'issue, on ne présume pas de la trajectoire. Le paradigme est que le processus de vie conduit à une transformation positive et que le levier de l'accompagnement est la relation. "Cette forme d’accompagnement, centrée sur la rencontre et la relation humaine, a de profonds effets de mutation psychique qui transforment la personne dans son rapport à elle-même, aux autres et au monde." [Eclairer l'existence et cultiver la croissance Frédéric Brissaud 2016 la pensée vagabonde, p. 20]

ApplicationsModifier

La gestalt-thérapie se décline selon différentes modalités. Dans la pratique clinique, elle s’exerce en thérapie individuelle (appelée aussi thérapie duelle), thérapie de couple, thérapie familiale et thérapie de groupe et concerne différents publics : enfants, adolescents, adultes. Elle répond à des problématiques très variées : troubles anxieux, dépression, trouble du comportement alimentaire, deuil, maladie, crise existentielle, estime de soi, burnout, difficultés familiales et de couple, etc.

Les groupes de thérapie sont classiquement proposés à une fréquence régulière, avec ou sans spécificité. Le développement personnel se pratique sous forme de stages ponctuels, avec ou sans thème. La Gestalt-thérapie peut s’associer à d’autres approches : clown, danse, arts plastiques, musique, théâtre, travail sur la voix, yoga, méditation, etc.

La Gestalt se développe également dans les organisations : coaching, conseil, régulation, analyse de la pratique , supervision d’équipe. La gestalt-thérapie s’applique dans les domaines de  la supervision et de la formation

Organisation de la professionModifier

Le cursus de formation dure au minimum 5 ans (autour de 1000 heures). Cette formation longue - hors psychothérapie personnelle d’un minimum de 3 ans exigée - permet l’intégration des fondements de la Gestalt-thérapie, autant sur un plan théorique qu’expérientiel et vise à articuler pratique clinique et théorie. Parallèlement, l’étudiant doit valider une formation en psychopathologie et s’engager à suivre une supervision permanente. Par ce long processus vécu en groupe, le Gestalt-thérapeute découvre, explore et assimile les modalités d’être en relation. Il acquiert un savoir, à la fois savoir-faire et savoir-être, compétence qu’il ne cesse de développer par une formation continue. Cette formation est donnée et validée par des Instituts de formation de Gestalt-thérapie.

Depuis le milieu des années 60, les professionnels conscients de la nécessité de structurer le champ de la psychothérapie et de pouvoir dialoguer avec les pouvoirs publics, ont créé des structures d’autoréglementation : des syndicats professionnels (PSY’G, SNPPsy, FF2P, AFFOP…) et des sociétés savantes (SFG et CEG-t pour la gestalt-thérapie). Ces structures s’accordent sur 5 critères de validation : thérapie personnelle, formation longue à une méthode spécifique, supervision continue, adhésion au code de déontologie, reconnaissance par les pairs.

La Gestalt-thérapie est pratiquée sur tous les continents. Dans certains pays elle est enseignée à l’Université. En Europe, l’Association Européenne de Gestalt-Thérapie[8] (EAGT) rassemble et crédite les gestalt-thérapeutes. En France deux associations, la Société Française de Gestalt[9] (SFG) et le Collège Européen de Gestalt-thérapie[10] (CEGt) contribuent à dynamiser cette approche et éditent deux revues professionnelles (citées ci-après).

BibliographieModifier

  • Ambrosi J. (1984) :  La Gestalt-thérapie revisitée, 2°éd. 1997, Privat, Toulouse, 170 p.
  • Caldera E., Vanoye F. (2014) : Gestalt-thérapie, une esthétique de l’existence, Armand Colin, Paris, 192 p.
  • Clouzard Catherine (2013): 50 exercices de Gestalt, Eyrolles, Paris, 114 p.
  • Collège Européen de Gestalt-therapie et Société Française de Gestalt (2009) Polyphonie, éd. de la Gestalt-thérapie, Paris, 414 p.
  • Collège Européen de Gestalt-therapie et Société Française de Gestalt (2009) : Au cœur des groupes, éd. de la Gestalt-thérapie, Paris, 335 p.
  • Brissaud F. (2010) : Pour un renouveau de la psychothérapie. Mutations, L’Harmattan, Paris, 188 p.
  • Brissaud F. (2012) : Pour Approches du métier de Gestalt-thérapeute, La pensée vagabonde, 150 p.
  • Delacroix J.-M. (2006) : La Troisième Histoire - Patient-psychothérapeute : fonds et formes du processus relationnel, St Jean de Braye, Dangles, 480 p.
  • Delisle G. (1998) La relation d’objet en Gestalt-thérapie. Éditions du Reflet, Montréal, 390 p.
  • Gellman C. & Higy-Lang c. (2007) : La Gestalt-thérapie expliquée à tous, Eyrolles pratique, Paris, 210 p.
  • Ginger S. et A. (1987) : La Gestalt, une thérapie du contact, Hommes et groupes, Paris, 9e éd., 2000, 550 p.
  • Ginger S. (1995) : La Gestalt, l’art du contact, Guide de poche Marabout, Bruxelles, 10e éd., Hachette, Paris, 2009, 290 p.
  • Masquelier C. et G. (Collectif de 15 auteurs animé par) (2012) : Le Grand Livre de la Gestalt, Eyrolles, Paris, 384 p.
  • Masquelier G., (1999) : La Gestalt aujourd’hui. Choisir sa vie. Retz, Paris, 3e éd. 2008, 144 p.
  • Masquelier-Savatier C. (2008) : Comprendre et pratiquer la Gestalt-thérapie. InterEditions-Dunod, Paris, 288 p.
  • Masquelier-Savatier C. (2015) : La Gestalt-thérapie, Que sais-je ? PUF, Paris, 2015, 126 p.
  • Périou M. (2008) : Découvrir la Gestalt-thérapie, InterEditions-Dunod, Paris, 170 p.
  • Perls F. (1942) : Le moi, la faim et l’agressivité. Tchou, Paris, 1978, 334 p.
  • Perls F. (1973) : Manuel de Gestalt-thérapie, ESF, Paris, 3e éd., 2010. 128p
  • Perls L. (1993) : Vivre à la frontière, L’Exprimerie, Bordeaux, 2001, 196 p.
  • Perls F., Hefferline R., Goodman P., (1951) : Gestalt-thérapie. Stanké, Montréal, 1979, 600 p., Nouvelle traduction, L’Exprimerie, Bordeaux, 2001, 352 p.
  • Petit M. (1980) : La Gestalt, thérapie de l’ici et maintenant, Retz, Paris, 184 p., 5e ed. ESF, Paris, 1996.
  • Robine J.-M. (1994) : La Gestalt-thérapie, Essentialis, Bernet-Danilo-Morisset, Paris, 62 p.
  • Robine J.-M. (1998) : Gestalt-thérapie, la construction du soi. L’Harmattan, Paris, 270 p.
  • Robine J.-M. (2004) : S’apparaître à l’occasion d’un autre, L’Exprimerie, Bordeaux, 254 p.
  • Salathé N. (1992) : Psychothérapie existentielle : une perspective gestaltiste, Amers, Genève, 2° édition 1995, 174 p.
  • Santarpia A. (2016) : Introduction aux psychothérapies humanistes, Dunod, Paris, 238 p.
  • Van Damme P. (1994) : Espace et groupes thérapeutiques d’enfants, Hommes et Perspectives, Epi, Paris, 228 p.
  • Vanoye F., Delory-Momberger C., La Gestalt, thérapie du mouvement. Vuibert, Paris, 2005, 250 p.
  • Vincent B. (2001) : Présent au monde : Paul Goodman, L’Exprimerie, Bordeaux, 2003, 472 p.
  • Zinker J. (1977) : La Gestalt-thérapie, un processus créatif, InterEditions, Paris, 2006, 320 p.

Revues professionnellesModifier

Cahiers de Gestalt-thérapie (Revue du Collège Européen de Gestalt-thérapie en langue française) édités par L’Exprimerie, 305, rue du chemin court 332400 – St. Romain-La-Virvée

Revue Gestalt (Revue de la Société Française de Gestalt) Secrétariat général : 123, rue Violette Leduc 26500 Bourg-les-Valence

N.B : Revues professionnelles françaises accessibles sur le site cairn

Notes et référencesModifier

  1. Frederick Salomon Perls, Le Moi, la faim et l'agressivité, Tchou, , 334 p. (ISBN 978-2710700937)
  2. Martin Shepard, Le père de la Gestalt Dans l'intimité de Fritz Perls, Stanké, (1re éd. 1975), 237 p., page 69
  3. Frederick S. Perls, Paul Goodman et Ralph Hefferline, Gestalt-thérapie, l'exprimerie, (1re éd. 1951), 352 p. (ISBN 2-913706-16-9, notice BnF no FRBNF37648350)
  4. Serge et Anne Ginger, La Gestalt, une thérapie du contact, Hommes et Groupes éditeurs, (1re éd. 1987), 554 p., page 101
  5. Chantal Masquelier-Savatier, La Gestalt-thérapie, Que sais-je - puf, (ISBN 978-2-13-063075-3), chapitre II "Une démarche integrative" page 23 et chapitre III "Fondements philosophiques" page 43
  6. Santarpia, Alfonso, (1973- ...)., Introduction aux psychothérapies humanistes, Dunod, dl 2016, cop. 2016 (ISBN 9782100742295, OCLC 958274180, lire en ligne)
  7. Ludwig BINSWANGER, Analyse existentielle et psychanalyse freudienne, Gallimard,
  8. (en) « European Association for Gestalt Therapy », sur www.eagt.org
  9. « Société Française de Gestalt », sur www.sfg-gestalt.com
  10. « Collège Européen de Gestalt-thérapie de langue française », sur www.cegt.org

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • Gestalt-therapie.org site co-créé par la Société Française de Gestalt et le Collège Européen de Gestalt-thérapie, les deux associations francophones représentatives des Gestalt-thérapeutes.
  • Agesud.com Association pour le développement de la Gestalt-thérapie dans le Sud de la France, un groupement de professionnels de la Gestalt-thérapie.