Ouvrir le menu principal

Gerald James Whitrow

mathématicien britannique
Gerald James Whitrow
GJWhitrowSktch.jpg
G. J. Whitrow esquisse, par Patrick L. Gallegos
Fonction
Président de la British Society for the History of Science (d)
-
Alfred Rupert Hall (en)
W. P. D. Wightman (en)
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 87 ans)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Académie internationale d’histoire des sciences
British Society for the History of Science (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Gerald James Whitrow (né le , mort le ) est un mathématicien, astrophysicien et historien des sciences britannique.

BiographieModifier

Whitrow est né le à Kimmeridge dans le Dorset, il est le fils aîné de William et de Emily (née Watkins) Whitrow.

Après avoir terminé l'école au Christ's Hospital, il obtient une bourse d'études à Christ Church (Oxford) dans les années 1930. Il soutient avec succès sa thèse de doctorat en 1939. À Oxford , il travaille sur une alternative à la théorie de la relativité avec le Professeur Edward Arthur Milne. Pendant la seconde guerre mondiale il est responsable scientifique pour le Ministère de l'Approvisionnement. Il participe à la recherche pour la défense, notamment dans le domaine de la balistique, à Fort Halstead (près de Sevenoaks) et Cambridge[1]. Après la guerre, il enseigne à l'Imperial College, à Londres, d'abord comme chargé de cours, puis comme lecteur de mathématiques appliquées (1951), et enfin, à partir de 1972, en tant que professeur d'histoire des mathématiques . Lors de son départ à la retraite en 1979, il devient professeur émérite de cette institution.

En 1955 il étudie la possibilité de l'existence dimensions supplémentaires de l'espace dans Pourquoi la physique de l'espace à trois dimensions[2]. Il fait valoir que si l'espace a quatre dimensions et si les lois de la gravitation et de l'électromagnétisme demeurent inchangées, à l'inverse du carré de la loi se substituerait un inverse du cube, conduisant à l'instabilité des orbites planétaires et des structures atomiques. Ces instabilités croîtraient pour les dimensions plus grandes que quatre. Si les dimensions étaient réduites à deux, la propagation et la réflexion d'ondes seraient plus difficiles, rendant incohérent le comportement des systèmes complexes. Il en conclut que la vie ne serait pas possible dans des espaces de dimensions autres que trois[3]. Au début des années 1960, il est nommé président du comité de la bibliothèque de la Royal Astronomical Society, poste qu'il occupe jusqu'en 1975. Pendant cette période, il apporte sa contribution à la réorganisation de la bibliothèque et de ses archives. En 1971, il fait partie des fondateurs de la British Society for the History of Science (en). Membre de l'Athénée Club à partir de 1957, il sera également président du comité de la bibliothèque entre 1979 et 1981. Au début des années 1990, il fait partie de son Comité Exécutif[1].

Ses principales contributions touchent les domaines de la cosmologie et l'astrophysique, mais il s'intéresse également à l'histoire et à la philosophie des sciences, notamment à la notion de temps. La publication de La Philosophie Naturelle de Temps lui permet de devenir, en 1966, le premier président de la nouvelle « International Society for the Study of Time (en) »[1].

Il décède le 2 juin 2000[1].

BibliographieModifier

LivresModifier

ArticlesModifier

  • 1967, "Reflections on the Natural Philosophy of Time" Annals of the New York Academy of Sciences 138: 422-32.
  • 1979, "Mathematical Time and Its Role in the Development of the Scientific World-View" Greenway, Frank, ed., Le temps et les Sciences. Paris: UNESCO: 21 à 37.
  • 1973, "Time and Measurement," Dictionary of the History of Ideas[4]

RéférencesModifier


  1. a b c et d Frank A.J.L. James, « Gerald James Whitrow, 1912–2000 », Astronomy & Geophysics, vol. 42, no 2,‎ , p. 35
  2. Gerald Whitrow, "Why Physical Space Has Three Dimensions", British Journal for the Philosophy of Science, vol. 6, no. 21 (1955)
  3. Paul Davies, Cosmic Jackpot: Why Our Universe is Just Right for Life (2007)
  4. (en) « Dictionary of the History of Ideas :: :: University of Virginia Library », sur xtf.lib.virginia.edu (consulté le 20 janvier 2018)

Liens externesModifier