Gaspard Bertoni

Saint catholique

Gaspard Bertoni
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Gaspard Bertoni
Saint
Naissance
Vérone
Décès   (à 76 ans)
Vérone
Nationalité Drapeau de la République de Venise République de Venise
Drapeau du Saint-Empire Province vénitienne
Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie
Drapeau du Royaume de Lombardie-Vénétie Royaume de Lombardie-Vénétie
Ordre religieux Congrégation des saints stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ (fondateur)
Béatification  Rome
par Paul VI
Canonisation  Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique
Fête 12 juin

Gaspard Bertoni (1777-1853) est un prêtre italien, fondateur de la Congrégation des saints stigmates de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le ministère paroissial, les écoles et l'éducation. Il est considéré comme le précurseur de l'Action catholique. Il a été canonisé par Jean-Paul II, le .

Châsse de Gaspard Bertoni

Jeunesse et vocationModifier

Gaspard Bertoni naquit le à Vérone, en Vénétie, au sein d'une famille aisée de notaires exerçant dans la République de Venise. Il avait une jeune sœur qui mourut précocement.

Il fit ses études chez les jésuites, et suivit les cours du séminaire à l'âge de 18 ans.

Pendant les troubles dus à l'invasion française, à partir du , il se donna entièrement aux soins des malades et des grands blessés, au sein d'une fraternité évangélique pour les hôpitaux.

SacerdoceModifier

Gaspard fut ordonné prêtre le et fonda immédiatement un oratoire destiné à la formation chrétienne des jeunes garçons, la « cohorte mariale » qui sera supprimée en 1807 par Napoléon. Ne pouvant agir comme il le souhaitait, il mit toute son énergie dans la direction spirituelle de la communauté fondée par sainte Madeleine de Canossa. Là, il rencontra Léopoldine Naudet, qu'il aida à fonder les Sœurs de la Sainte Famille, ainsi que Teodora Campostrini[1] pour sa fondation des Sœurs minimes de Notre-Dame-des-Douleurs.

Il recevait fréquemment des aspirants au sacerdoce auxquels il donnait une formation spirituelle solide. C'est ainsi que l'évêque lui confia la direction des séminaristes. Gaspard Bertoni y enseigna l'attachement profond et inconditionnel au pape (lequel était prisonnier de Napoléon à cette époque) première pierre de l'Église. Le séminaire, qui traversait une crise profonde, fut ainsi redressé, à la lumière de l'Évangile et des réformes de son directeur.

Fin de vieModifier

Atteint de la fièvre miliaire[2], il en reste malade pendant tout le restant de sa vie.

Toutefois, même du fond de son lit, il aidait tous les fondateurs d'œuvres charitables, comme le bienheureux Charles Steeb.

Au lendemain de l'abdication de Napoléon, en 1814, Gaspard, désireux de lancer des missions populaires, fonda à son tour une congrégation, le  : les stigmatins[3], destinée à promouvoir la dévotion à la Passion du Christ.

En décembre 1817, le pape Pie VII le nomma missionnaire apostolique, malgré l'opposition du gouvernement autrichien, ce qui ne l'empêcha pas de prêcher et d'assurer la catéchèse d'un nombre grandissant de fidèles.

Sa santé déclinait de jour en jour, il subit de très nombreuses interventions, et souffrit énormément en plein accord avec son engagement.

Le , il répondit à l'infirmier qui s'occupait de lui et lui demandait ce dont il avait besoin : « j'ai besoin de souffrir », avant de s'éteindre.

Béatification - canonisationModifier

SourcesModifier

  • Osservatore Romano : 1989 n.45
  • Documentation Catholique: 1976 p. 48 - 1990 p. 47

Notes et référencesModifier

  1. Religieuse, (1788-1866), fondatrice des Sœurs Minimes de la Charité de Notre-Dame-des-Douleurs
  2. La fièvre miliaire est ainsi nommée à cause des petites pustules ou vésicules qui s'élèvent principalement sur les parties supérieures du corps, ressemblant à des grains de millet
  3. Parce que la fondation eut lieu dans une église désaffectée dédiée autrefois aux stigmates du Christ