Gamma Sextantis

étoile binaire de la constellation du Sextant
Gamma Sextantis
(γ Sextantis)
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 09h 52m 30,437s[1]
Déclinaison −08° 06′ 18,127″[1]
Constellation Sextant
Magnitude apparente 5,05[2] (5,6 + 6,0)[3]

Localisation dans la constellation : Sextant

(Voir situation dans la constellation : Sextant)
Sextans IAU.svg
Caractéristiques
Type spectral A0/1 V[4] (A1 V + A4 V)[5]
Indice U-B +0,06[2]
Indice B-V +0,04[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +12 km/s[6]
Mouvement propre μα = −57,28 mas/a[1]
μδ = −49,26 mas/a[1]
Parallaxe 11,75 ± 0,63 mas[1]
Distance 280±10 a.l. (∼85,8 pc)
Magnitude absolue +0,43[7]
Caractéristiques physiques
Masse 2,60 M[8]
Gravité de surface (log g) 4,18 ± 0,14[8]
Luminosité 57 L[9]
Température 9 825 ± 334 K[8]
Rotation 134,6 ± 1,4 km/s[10]
Âge 401 × 106 a[8]
Binaire
Compagnon γ Sex B[3]
Demi-grand axe (a) 0,383 "
Excentricité (e) 0,691
Période (P) 77,55 a
Inclinaison (i) 145,1°
Argument du périastre (ω) 141,5°
Longitude du nœud ascendant (Ω) 31,0°
Époque du périastre (τ) JJ

Autres désignations

γ Sex, 8 Sex (Flamsteed), HR 3909, HD 85558, HIP 48437, BD−07 290, SAO 137199[11]

Gamma Sextantis (γ Sextantis / γ Sex) est une étoile binaire[12] de la constellation équatoriale du Sextant, dont elle en est la deuxième la plus brillante. La magnitude apparente combinée du système est de 5,05[2] et il est donc visible à l’œil nu bien que peu brillant. Sa parallaxe annuelle, mesurée durant la mission Hipparcos, est de 11,75 mas[1], ce qui correspond approximativement à une distance de ∼280 a.l. (∼85,8 pc) de la Terre.

Les deux composantes de γ Sextantis orbitent l'une autour de l'autre selon une période de 77,55 ans et avec une excentricité élevée de 0,691[3]. Leur plan orbital est incliné de 145,1° par rapport notre ligne de visée[1]. La composante la plus brillante du système, désignée γ Sextantis A, et dont la magnitude apparente est de 5,6[5], est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A1 V[5]. Son compagnon, qui est désigné γ Sextantis B, est une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A4 V[5] et d'une magnitude apparente plus faible de 6,0[5]. Leur spectre combiné donne un type spectral A0/1 V[4].

Il existe également une composante désignée γ Sextantis C, qui est une étoile de magnitude 12,28[13] localisée à une distance angulaire de 36,9 secondes d'arc et à un angle de position de 333°, tels que mesurés en 2000. Cette séparation était de 30,0 secondes d'arc en 1834 et s'est donc accrue depuis. Le mouvement propre de cette étoile diffère de celui de la paire γ Sextantis AB, avec des composantes μα = −29 millisecondes d'arc par an et μδ = +5 millisecondes d'arc par an[14], ce qui suggère que leur proximité dans le ciel n'est que fortuite. Les mesures de la parallaxe de γ Sextantis C effectuées durant la mission Gaia indiquent que l'étoile est distante de 265,435 0 ± 4,657 1 pc (∼866 a.l.) du Soleil[15] et elle est donc bien plus loin de nous que ne l'est la paire AB.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f et g (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy and Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752)
  2. a b c et d (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, vol. 4, no 99,‎ (Bibcode 1966CoLPL...4...99J)
  3. a b et c (en) W. D. Heintz, « Orbits of 16 visual binaries », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 47,‎ , p. 569–573 (Bibcode 1982A&AS...47..569H)
  4. a et b (en) N. Houk et C. Swift, « Michigan catalogue of two-dimensional spectral types for the HD Stars », Michigan Spectral Survey, vol. 5,‎ (Bibcode 1999MSS...C05....0H)
  5. a b c d et e (en) T. W. Edwards, « MK classification for visual binary components », Astronomical Journal, vol. 81,‎ apvil 1976, p. 245–249 (DOI 10.1086/111879, Bibcode 1976AJ.....81..245E)
  6. (en) Ralph Elmer Wilson, General Catalogue of Stellar Radial Velocities, Washington, Carnegie Institution of Washington, (Bibcode 1953GCRV..C......0W)
  7. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971)
  8. a b c et d (en) Trevor J. David et Lynne A. Hillenbrand, « The Ages of Early-Type Stars: Strömgren Photometric Methods Calibrated, Validated, Tested, and Applied to Hosts and Prospective Hosts of Directly Imaged Exoplanets », The Astrophysical Journal, vol. 804, no 2,‎ , p. 146 (DOI 10.1088/0004-637X/804/2/146, Bibcode 2015ApJ...804..146D, arXiv 1501.03154)
  9. (en) I. McDonald, A. A. Zijlstra et M. L. Boyer, « Fundamental Parameters and Infrared Excesses of Hipparcos Stars », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 427, no 1,‎ , p. 343–57 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2012.21873.x, Bibcode 2012MNRAS.427..343M, arXiv 1208.2037)
  10. (en) C. G. Díaz et al., « Accurate stellar rotational velocities using the Fourier transform of the cross correlation maximum », Astronomy & Astrophysics, vol. 531,‎ , A143 (DOI 10.1051/0004-6361/201016386, Bibcode 2011A&A...531A.143D, arXiv 1012.4858)
  11. (en) * gam Sex -- High proper-motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  12. (en) P. P. Eggleton et A. A. Tokovinin, « A catalogue of multiplicity among bright stellar systems », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 389, no 2,‎ , p. 869–879 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2008.13596.x, Bibcode 2008MNRAS.389..869E, arXiv 0806.2878)
  13. (en) BD-07 2909C -- Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  14. (en) B. D. Mason et al., « The Washington Visual Double Star Catalog », Originellement publié dans : The Astronomical Journal, vol. 122, no 6,‎ , p. 3466-3471 (DOI 10.1086/323920, Bibcode 2001AJ....122.3466M)
  15. (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2: Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365)

Liens externesModifier