Francesco Barbieri (libertaire)

Francesco Barbieri
Image illustrative de l’article Francesco Barbieri (libertaire)

Naissance 14 décembre 1895
Briatico (Calabre)
Décès 6 mai 1937 Barcelone
Barcelone (Espagne)
Origine français
Type de militance activisme
Cause défendue libertaire
révolution sociale espagnole de 1936

Francesco Barbieri, né le à Briatico (Calabre) et mort en compagnie de Camillo Berneri dans la nuit du 5 au 6 mai 1937 à Barcelone en Espagne probablement assassiné par des staliniens du Parti socialiste unifié de Catalogne[1],[2], est un militant communiste libertaire italien.

BiographieModifier

Après l'arrivée au pouvoir du fascisme en Italie, il émigre en Argentine avant de rejoindre le Brésil[3].

Expulsé vers l'Italie pour y être jugé, il parvient à s'enfuir et gagner la France, d'où il est expulsé, comme il le sera également de Suisse, puis d'Espagne.

 
Le Groupe International de la Colonne Durruti à l’enterrement de Buenaventura Durruti à Barcelone, le .

Le 25 juillet 1936, il retourne en Espagne, à Barcelone, et rejoint le groupe « Malatesta » de la colonne Durruti en liaison avec les militants de la Confédération nationale du travail. Il prend part aux combats sur le front de Huesca[4].

Diego Abad de Santillán en parle en ces termes : « Dans leur grande majorité, les antifascistes italiens qui s’étaient rendus à Barcelone provenaient de tous les secteurs du mouvement anarchiste [...] Répartis dans différents hôtels de la ville, ils vivaient, émus, enivrés, la résurrection spirituelle d’un passage soudain de la vie d’exilés pourchassés à celle de nouveaux citoyens d’une capitale de la révolution, encore empreinte de l’atmosphère ardente des formidables combats de rue. [...] Les anarchistes non inscrits au « Groupe International » de la Colonne Durruti penchaient pour la constitution d’une colonne strictement anarchiste et désiraient partir immédiatement. L’impossibilité d’obtenir tout de suite des armes contrariait leur projet. Mais ils avaient déjà prévu de s’enrôler dans les milices confédérales »[5].

Le , se trouvant à Barcelone en raison d'une maladie, il est arrêté par la police aux ordres des communistes. On retrouve son corps criblé de balles le lendemain avec celui de Camillo Berneri[6],[7].

Sources et noticesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (it) Caleffi, Giovannina, A/Rivista Anarchica, n°296, février 2004, page 55.
  2. Maurizio Serra, Une génération perdue. Les poètes-guerriers dans l'Europe des années 1930, Le Seuil, 2015, page 133.
  3. GIEN, Aden : Paul Nizan et les années trente, Groupe interdisciplinaire d'études Nizaniennes, 2006, pp.402-403.
  4. Les Giménologues, « Les Italiens - Charla sur les volontaires internationaux », sur gimenologues.org, .
  5. Camillo Berneri, Epistolario inedito, volume 2, Pistoia, Archivio Familia Berneri, 1984.
  6. Édouard Waintrop, Abel Paz, un ado sur les barricades, Libération, , lire en ligne.
  7. Laurent Patry, Mimmo Pucciarelli, L'anarchisme en personnes, Atelier de création libertaire, 2006, page 165.