Forêts d'altitude du rift Albertin

Forêts d'altitude du rift Albertin
Écorégion terrestre - Code AT0101[1]
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Classification
Écozone : Afrotropique
Biome : Forêts décidues humides
tropicales et subtropicales
Géographie et climat
Superficie[2] :
103 900 km2
Oiseaux[3] :
732
Mammifères[3] :
228[4]
Conservation
Statut[3] :
Critique / En danger
Aires protégées[5] :
12,48[4] %
Ressources web :

Localisation

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L'écorégion des forêts d'altitude du rift Albertin appartient au biome des forêts décidues humides tropicales et subtropicales et se situe au cœur de l'afromontane tropicale du centre de l'Afrique.

GéographieModifier

La haute forêt d'afromontane couvre les zones ouest du Rwanda et du Burundi, la bordure est de la République démocratique du Congo et des parties de l'ouest de l'Ouganda et de la Tanzanie. Cette zone occupe le rift Albertin, branche occidentale de la vallée du Grand Rift. Elle comprend le plateau de Lendu en Ouganda (la forêt y a presque disparu), les montagnes des Virunga et la chaîne du Rwenzori qui s'étendent au Rwanda, en Ouganda et en République démocratique du Congo.

Vers les plus hauts sommets, qui se trouvent dans la chaîne du Rwenzori et des Virunga, à plus de 3 000 m, on trouve la zone de transition vers l'écorégion afroalpine des Landes d'altitude de Rwenzori-Virunga ; elle inclut les monts Stanley et Karisimbi. Le plus haut sommet du Burundi, le mont Heha, se trouve aussi dans cette écorégion.

Zones urbaines et peuplements humainsModifier

Les principales zones habitées sont les suivantes :

Flore et fauneModifier

Les forêts humides de l'écorégion ont un climat plus doux que celui de la forêt du bassin du Congo ou que celui des savanes d'Ouganda, du Rwanda et du Burundi ; elles abritent une grande variété de flore et de faune d'afromontane. Les forêts d'altitude du rift Albertin font partie de la liste dite « Global 200 » des 238 régions écologiques définies comme étant les plus représentatives des principaux types d'habitats terrestres, marins, et d'eau douce.

Le gorille des montagnes, en grand danger d'extinction, ne survit que dans cette écorégion, à l'instar du Cercopithèque de l'Hœst, du Cercopithèque de Hamlyn ainsi que de beaucoup d'espèces endémiques de papillons et d'oiseaux, tels que le Graueria vittata, le Muscicapa lendu et le Touraco du Rwenzori. L'amphibien Xenopus lenduensis est endémique du plateau Lendu.

PréservationModifier

Une grande partie de la forêt a été défrichée pour les besoins de l'agriculture et de l'exploitation forestière, particulièrement au Rwanda et au Burundi, zone de peuplement dense. De vastes étendues subsistent cependant aux plus hautes altitudes dans les montagnes des Virunga, le massif d'Itombwe et les monts Rwenzori. La déforestation en cours est la principale menace écologique de la région.

L'histoire politique violente de la région à l'époque contemporaine a aussi causé des dommages écologiques, par exemple en contribuant à l'élimination de la population des éléphants de savane du parc national des Virunga en République démocratique du Congo.

Tourisme et loisirsModifier

Les activités de tourisme et loisirs dans l'écorégion portent sur l'observation des gorilles de montagne dans la zone de conservation des Virunga (434 km2) qui comprend :

  • le parc national de la forêt impénétrable de Bwindi, en Ouganda ;
  • le parc national des Virunga en République démocratique du Congo ;
  • le parc national des volcans au Rwanda (l'ancienne zone d'observation de la zoologiste Dian Fossey).
  • le parc national de Kibale en Ouganda.

Il existe aussi des activités de trekking dans les montagnes du Rwenzori, notamment dans le parc national qui y est installé.

RéférencesModifier

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. a b et c (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a et b Atlas.
  5. (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.

BibliographieModifier

  • (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, , 234 p. (ISBN 978-0-520-26256-0, lire en ligne)

Liens externesModifier