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Folie Titon
Foliet.jpg
Vue d'ensemble de la folie Titon.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
jardin public (bâtiments détruits)
Construction
Propriétaire initial
Localisation
Pays
Région
Commune
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La folie Titon est une ancienne folie devenu une manufacture de papiers peints tenue par Jean-Baptiste Réveillon, et située dans l’ancien faubourg Saint-Antoine, où décolla la première montgolfière, et où commencèrent les émeutes de Paris qui amenèrent à la Révolution française.

HistoriqueModifier

La folie Titon fut construite en 1673 par Maximilien Titon, directeur des manufactures royales d'armes, comme maison de campagne. La folie Titon formait, rue de Montreuil, une magnifique habitation, dont les plafonds avaient été peints par Charles de la Fosse.

Rachetée en 1765 par Jean-Baptiste Réveillon qui la convertit en fabrique de papiers peints, elle reçoit en 1784 le nom de « Manufacture royale de papiers peints ».

L'aéronaute Pilâtre de Rozier fit les premières expériences des ballons des frères Montgolfier dans les jardins de la folie Titon.

En 1789, face à la menace de réduction des salaires, les émeutiers mirent la maison au pillage. Tout fut brûlé, anéanti, et Réveillon, qui s'était réfugié à la Bastille, fut brûlé en effigie.

Premier vol habitéModifier

Le , ce bâtiment entre dans l'histoire lorsque le premier aéronef habité, un ballon aérostatique en vol captif, ensuite dénommé « montgolfière », y décolle avec à son bord le physicien Pilâtre de Rozier et Giroud de Villette. Ce ballon avait été construit dans la manufacture, par Joseph-Michel et Jacques-Étienne Montgolfier et Jean-Baptiste Réveillon.

Révolution françaiseModifier

En avril 1789, Réveillon emploie plus de 300 ouvriers lorsque survient l'« affaire Réveillon » ou « émeute Réveillon ». En pleine crise économique, marquée notamment par la cherté du pain, Réveillon propose la détaxation du pain aux portes de Paris, mesure permettant la relance de la consommation tout en permettant de diminuer les salaires en proportion ; seul ce dernier aspect retient l'attention des ouvriers des faubourgs, ce qui provoque une émeute de trois jours dans Paris. C'est l'un des prémices de la Révolution française : de nombreux ouvriers des manufactures et ateliers du faubourg Saint-Antoine, dont cette folie faisait partie, prennent la Bastille le .

La folie Titon est totalement démolie en 1880.

Dans la littératureModifier

En 1989, l'histoire de la folie Titon et le sac de la propriété servent de toile de fond au roman de Jean Diwo, Le Lit d'acajou, tome 2 de la trilogie Les Dames du Faubourg.

Éric Vuillard, dans 14 juillet[1], commence son récit par un chapitre racontant le saccage de la folie Titon le 28 avril 1789.

RéférencesModifier

  1. Éric Vuillard, 14 juillet, Actes Sud, Paris, 2016, 208 p. (ISBN 978-2330066512).

Voir aussiModifier

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Lien externeModifier